L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


Xavier Bertrand, promoteur des boissons « light »

Publié par Sylvie Simon sur 7 Septembre 2011, 10:34am

Catégories : #Santé- Thérapie- Dépistage- Pharmacopée

2612194-3685338Alors qu'en Europe on abandonne peu à peu l’aspartame, ce produit chimique présent dans les produits light, Xavier Bertrand, qui décidemment n’en rate pas une, a choisi de taxer les boissons « à sucre ajouté ». Voilà qui doit satisfaire pleinement les fabricants d’édulcorants, particulièrement l’aspartame, qui eux, ne sont pas touchés par cette loi, officiellement destinée à réduire, bien modestement,  le déficit de la Sécurité sociale. En effet, les sodas seraient « à la source de dépenses de santé importantes », car ils favoriseraient l'épidémie d'obésité.

Jusque là, nous ne pouvons qu’approuver, mais notre ministre a déclaré à la télévision qu'il s'était « battu pour qu'on puisse obtenir une différence entre les sodas qui sont particulièrement sucrés, et ceux qu'on appelle les sodas light ». Il aurait mieux fait de se battre pour que les consommateurs remplacent les boissons sucrées par de l'eau ! Aqua simplex devrait être la meilleure recommandation en la matière. D’ailleurs,  l'Association française des diététiciens nutritionnistes, qui ne voit pas pourquoi on créerait une « taxe soda » et pas une « taxe chips » ou une « taxe mayonnaise », suggère, avec plus de sagesse, de « réduire le prix des produits sains, les fruits, les légumes, le poisson, plutôt que de taxer les produits sucrés ».

                 2770664910_179451d95a.jpg En outre, mais Monsieur Bertrand doit l’ignorer, de très nombreuses études indépendantes prouvent que la consommation de produits light n'a jamais permis de faire baisser l'obésité. Et surtout, que ce produit est un véritable poison pour la santé. Un ministre de la santé devrait savoir que pratiquement toutes les études qui affirment l’innocuité de l’aspartame ont été financées par l’industrie, que pour les diabétiques, il peut être meurtrier, et qu’il existe des milliers de plaintes le concernant qui font état de multiples maladies dont des dépressions, désordres neuro-dégénératifs, troubles intestinaux graves, problèmes de vue, rhumatismes, sclérose en plaques, lupus, Alzheimer, coma, cancer, tumeurs, non seulement du cerveau mais aussi de l’utérus, du sein, des ovaires, des testicules, de la thyroïde et du pancréas. En 1978, le journal médical World News rapportait que le méthanol, contenu dans l’aspartame était 1 000 fois plus abondant que dans toute nourriture contrôlée par la FDA et qualifiait ce produit de « poison létal ». D’autant que lorsque la température de l'aspartame dépasse 30°C, l'alcool méthylique contenu dans l'aspartame se transforme en formaldéhyde puis en acide formique qui, à son tour, cause l'acidose métabolique. Or, l’été, période de grandes ventes des produits « light » la température en France dépasse souvent ces normes.
                  Enfin, selon les travaux publiés en décembre 2010 par le centre de recherche sur le cancer Ramazzini de Bologne, l’édulcorant serait responsable de tumeurs, même à des doses proches de la dose journalière admissible (40 mg/kg/j).

5468815902_f66930167b.jpgMais, surtout, notre ministre doit ignorer que l’approbation de ce poison est due à des procédés dignes de la maffia. En effet, d’après le Rapport de 1985 des laboratoires Searle, alors que toutes les demandes d'autorisation du produit pour les boisons gazeuses et les bases de sirops étaient rejetées car la commission réclamait de nouvelles études sur les tumeurs du cerveau avait voté à l’unanimité contre sa mise sur le marché, Donald Rumsfeld, qui venait d’être engagé par Searle, fabricant du produit, comprit que si la FDA avait dit « non » cela signifiait simplement qu’il devait utiliser la politique et non la science pour obtenir l’approbation de cette neurotoxine. Malgré les protestations de l’American Soft Drink Association, il profita de ses bons rapports avec le gouvernement Reagan pour faire agréer ce poison, mais n’oublions pas que Rumsfeld a encaissé un million et demi de dollars de bonus entre 1979 et 1984, grâce à ses manigances et son acharnement. De telles sommes expliquent certaines attitudes criminelles. C’est ainsi que l’aspartame fut approuvé sur ordre présidentiel. (The Congressional record, Senate, page S 5497, May 7, l985).

2707271298_95a4ccb32a.jpgC’est donc en se référant à des recherches truquées que la France a autorisé l’aspartame en 1988 et que Xavier Berttrand en fait la promotion aujourd’hui.

Heureusement, cette décision a été très critiquée. « Faire participer les industriels à la lutte contre les conséquences négatives de leurs produits, c'est sain. Mais si on s'arrête aux sodas, ça ne fait pas une vraie politique de santé publique. Aller dire que c'est mieux de consommer de l'aspartame que du sucre, ce n'est pas sûr du tout que ce soit une bonne idée », a déclaré l'eurodéputée Corinne Lepage, qui attend toujours que l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) lui prouve qu'elle fait bien d'autoriser comme DJA « dose journalière admissible »  d'aspartame l'équivalent de 30 canettes de Coca Light par personne et par jour. Et « admissible » ne veut pas dire « sans danger ».

De son coté, le Réseau Environnement Santé qui a demandé l'annulation de l'actuelle DJA, en raison de la non publication et de la qualité douteuse des études ayant servi à fixer cette DJA, a reçu le 6 juillet une réponse de la Commission Européenne (Direction générale de la santé et des consommateurs-DG SANCO) qui reconnaît l'urgence d'établir une nouvelle DJA en annonçant maintenant une réévaluation complète pour septembre 2011. Rappelons que cette évaluation n'était prévue initialement qu'en 2020 et avait été avancée à juillet 2012, grâce aux courriers du RES.

                  Quant au député socialiste Gérard Bapt, inquiet des risques de l'aspartame sur les femmes enceintes et des effets du bisphénol A qu'on retrouve dans les canettes, il a écrit le 25 août à notre ministre de la Santé pour lui signaler que si elle épargne les boissons adoucies par des édulcorants, cette décision peut conduire à l'augmentation de leur consommation. En effet, The American Journal of Clinical Nutrition de juin 2010 a publié une étude concernant 59 334 femmes et qui fait ressortir un lien entre la consommation de boissons à base d’édulcorants et le risque d’accouchement prématuré. Le risque serait de 38 % pour la consommation journalière d’un soda allégé et de 75 % pour quatre sodas allégés par jour.

120934322_6fbd408d5a.jpgXavier Bertrand a alors demandé à l'agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) une « réponse précise » sur les éventuelles « difficultés » que poserait l'aspartame : « Si c'est le cas il faudra que, au niveau européen, on prenne des mesures draconiennes, soit de meilleures informations ou de meilleures précautions ». Souhaitons que l’information soit bien indépendante, mais le dernier rapport du Corporate Europe Observatory (CEO) montre que 11 membres sur 20 sont en situation de conflits d’intérêt, dont le président et le rapporteur, qui tous avaient omis de déclarer leurs liens avec l'Organisme de lobbying de l'industrie agroalimentaire. Cela confirme que ces études n'ont jamais été publiées dans un journal scientifique et donc validées par le jugement des pairs selon les règles de déontologie scientifique habituelle.

Encore une fois, Xavier Bertrand a agi dans la hâte, en franc-tireur, comme il l’a déjà fait pour le vaccin Gardasil, attitude qui n’est pas compatible avec celle d’un ministre de la santé.

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