L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


Vigne transgénique légalisée en Alsace

Publié par Agra presse sur 5 Février 2011, 10:09am

Catégories : #OGM- Monsanto- Pesticides

5383517045_ff6434e2eb.jpgVigne transgénique en Alsace : légal, selon la cour administrative d'appel 14/01/2011 20:31OGM - Viticulture - recherche - Procès - Agronomie

NANCY, 14 jan 2011 (AFP) - La culture expérimentale de vignes OGM en Alsace, menée de 2005 jusqu'à leur destruction par des militants en 2009-2010,  était légale, selon un arrêt de la Cour administrative d'appel de Nancy qui a infirmé un jugement préalable, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. L'Institut national de recherche agronomique (INRA) avait planté en 2005, en plein air sur un terrain jouxtant son centre de recherche de Colmar, des porte-greffes de vigne génétiquement modifiés pour résister à la maladie du court-noué.

Des associations écologistes, France Nature Environnement et Alsace Nature, avaient saisi la justice pour faire interdire cette expérimentation. Le tribunal administratif de Strasbourg leur avait donné raison en septembre 2009 : il avait estimé que l'expérience méconnaissait les règles européennes, notamment en ce qu'elle ne prévoyait pas la transmission des résultats aux autorités compétentes. Mais la Cour d'appel de Nancy a intégralement rejeté cette analyse, considérant que l'INRA avait respecté l'ensemble des obligations nationales et européennes ainsi que le principe de précaution.

Lors de l'audience, le 29 novembre dernier, Jean Masson, le directeur de l'INRA de Colmar, avait précisé que ses recherches étaient menées "sans but commercial" et qu'elles étaient destinées à fournir des informations à la science.

Ces péripéties judiciaires surviennent alors que les plants de vignes controversés n'existent plus : ils ont été détruits, d'abord partiellement en septembre 2009 par un militant anti-OGM, Pierre Azelvandre, puis totalement en  août 2010 par 62 faucheurs volontaires.

La Cour d'appel de Colmar doit rendre lundi sa décision dans la première affaire d'arrachage : une peine de prison avec sursis a été requise contre M. Azelvandre, qui n'avait écopé que d'une simple amende de 2.000 euros en première instance.


Radioactivité des aliments : les Verts européens dénoncent le laxisme de Bruxelles

Le groupe des Verts du Parlement européen a voté contre la proposition de la Commission européenne, adoptée par la Commission de l¹industrie, recherche et énergie de l¹Assemblée, concernant la révision des niveaux maximaux admissibles de contamination radioactive pour les denrées alimentaires et les aliments pour le bétail après un accident nucléaire ou dans toute autre situation d¹urgence radiologique. « Les niveaux proposés par la Commission sont beaucoup trop importants. Consommer plus d¹un mois certains aliments entraineraient dans ces conditions le dépassement de la dose de 1 millisivert/an, qui est la valeur limite à partir de laquelle le nombre de cancer augmente de façon inacceptable », a expliqué la députée Michèle Rivasi, biologiste spécialiste de la radioprotection, à l¹origine en 1986 après l¹accident de Tchernobyl, de la création du premier laboratoire indépendant de mesure de la radioactivité en France (CRIIRAD). Selon elle, « le problème fondamental » est que la proposition de la Commission impose des niveaux applicables à l¹ensemble de l¹Europe. « On facilite la circulation et les échanges commerciaux d¹aliments radioactifs, au lieu de les bloquer aux frontières. Ce qui revient à disséminer et banaliser la contamination des aliments consommés par l¹ensemble des populations », s¹inquiète la parlementaire Verte.

 

Paru dans Agra presse du 24 janvier 2011

 

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