L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


Big Brother et Un médicament contre la délinquance ?

Publié par Sylvie Simon sur 5 Décembre 2012, 18:14pm

Catégories : #Société - Corruption - Dérives- Scandales Sanitaires

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Un médicament contre la délinquance ?

 

Sous la plume de Jon Ungoed-Thomas, le 11 novembre 2012, l’éditorial du Sunday Times nous prévenait qu’en Grande-Bretagne une base de données regroupait des informations personnelles de 8 millions d’écoliers anglais, telles que l’âge, le sexe, le niveau d’instruction, les mauvais comportements ou l’absentéisme scolaire. Ces informations, qui pourraient être communiquées à la police, au Service national de santé ou à d’autres différents organismes, ressemblent à s’y méprendre à la base de données de ContactPoint. Ce dernier projet avait été mis en place par le gouvernement travailliste précédent pour enregistrer les informations sur des millions d’enfants, de leur naissance à 18 ans, avant d’être annulée par le gouvernement de coalition des conservateurs et libéraux démocrates. Les critiques affirment que, pour l’essentiel, cette base appelée « One » est ContactPoint sous un autre nom et qu’un enregistrement numérique accompagnerait chaque personne du « berceau à la tombe ».

Cela n’est pas sans rappeler qu’en 1995, aux états-Unis, Donna Shalala, responsable du DHHS (Department of Health and Human Services) a suggéré de donner, sous forme de puce, un numéro de Sécurité sociale dès chaque naissance afin d’y inscrire l’état vaccinal de chacun. En 1996, le HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability) a émis le projet d’un numéro d’identification de soins de santé qui pourrait remplacer le numéro de Sécurité sociale et qui serait attribué dès la naissance à chaque citoyen, relié à un moniteur électronique qui enregistrerait au fur et à mesure les soins médicaux et les vaccinations. En 1998, le CDC a commencé à mettre en œuvre un registre d’État des vaccinations qui serait un premier pas vers le développement d’enregistrements électroniques sous le prétexte de suivre la santé des individus. Ces enregistrements comprendraient le nom, l’adresse, le numéro de téléphone, le numéro de Sécurité sociale, la date de naissance, le sexe, la race, la langue principale, le nom de la mère et son nom de jeune fille, le nom du père, et les numéros de Sécurité sociale des deux parents. Ce projet s’appelait déjà « from the womb to the tomb »  (de l’utérus à la tombe).

4465958653_e71684a025.jpgDécidemment « Big Brother » n’est pas réservé à un seul pays, tous les dirigeants en rêvent.

 

La nécessité de la réunion de certaines données individuelles n’est contestée par personne, et les organismes publics sont notoirement déficients en ce qui concerne les échanges d’informations, ce qui, dans certains cas, peut avoir des conséquences dramatiques. Mais le choix des informations enregistrées dans cette base de données semble illimité et il est évident que la plupart des parents ne sont pas informés de la quantité d’informations conservées sur leurs enfants.

Toutes ces tentatives trouvent leur source dans le diagnostic de « troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité » (TDAH), pathologie très à la mode actuellement chez les enfants. Cependant, certains y voient une « tentative de contrôle du comportement » des masses à l’aide de médicaments.

Quelle que soit sa nature, cette problématique intéresse toutefois les chercheurs, comme le montre une étude suédoise et britannique sur plus de
25 000 sujets de 15 ans à 40 ans, étiquetés « avec TDAH », qui prétend évaluer l’incidence de ces TDAH sur « le risque de criminalité », et celle de leur traitement sur la modulation de ce risque d’évolution vers la délinquance.

Fort heureusement, des inquiétudes se manifestent au Parlement devant l’intrusion inacceptable de ces projets. L’intention de Theresa May (ministre de l’intérieur du Royaume Uni) de permettre aux services de police et de sécurité de surveiller les e-mails, les appels sur téléphones mobiles et les accès à Internet de tous les citoyens britanniques, semble devoir être torpillée par une commission parlementaire. Ses propositions en vue de renforcer la sécurité nationale donneraient des pouvoirs inédits aux autorités, leur permettant d’accéder aux communications privées de tout le monde et seraient totalement intrusives. On ne peut que partager la conclusion de la commission : ces propositions ne respectent pas l’équilibre entre la préservation des libertés individuelles et la prévention du crime et la sécurité.

Cet équilibre est un défi. Big Brother a les moyens de contrôler chaque détail de notre vie à un point que George Orwell lui-même n’aurait pu imaginer. Nous devons être extrêmement vigilants sur ce que nous permettons.

2085701109_b6bcdf0fd2.jpgEn France, la même épée de Damoclès nous menace. Le 22 septembre 2005, l’Inserm publiait un rapport sur les troubles de conduite chez l’enfant et l’adolescent qui pourraient plus tard mener à la délinquance. Les experts recommandaient de dépister les troubles du comportement de manière systématique dès l’âge de 36 mois, et proposaient de former les enseignants afin d’augmenter l’efficacité de la procédure.

 

Cette expertise de plus de 400 pages avait été commandée par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs indépendants dans le dessein « d’améliorer le dépistage, la prévention et la prise en charge » des futurs délinquants, révoltés contre « les normes sociales ». Tributaire de la politique sécuritaire, elle se référait aux données de la littérature scientifique internationale et nous expliquait comment traiter ces troubles, trop souvent avec des médicaments. Le lobby pharmaceutique a déjà médicalisé presque toutes les périodes et les événements de la vie, il allait enfin pouvoir médicaliser la délinquance dans le cadre si cher à nos élus : la prévention.

L’étude préconisait « le repérage des perturbations du comportement dès la crèche et l’école maternelle ». Les pouvoirs publics nous donnaient trois ans de sursis pour cette mise en examen de la prime jeunesse. Pour les « experts », les colères et les actes de désobéissance dès les trois premières années de la vie sont pathologiques et « prédictifs » de la délinquance, tout autant que quelques traits de caractères, comme la froideur affective, le cynisme, l’agressivité, mais également l'indocilité, l’impulsivité, l’intolérance aux frustrations, et même la « non maîtrise de notre langue ».

Ainsi, cette « caution scientifique » aurait pu instrumentaliser des pratiques de soins relevant de la pédopsychiatrie sous prétexte de sécurité et d’ordre public. La détection systématique des enfants « agités » dans les crèches et les écoles maternelles risquait de transformer ces établissements à vocation d’accueil et d’éducation en gares de triage pour « futur délinquants ». Ces experts ignorent-ils que nombre de savants et d’illustres penseurs furent de mauvais élèves, désobéissants, révoltés, refusant d’entrer dans le moule que l’on voulait leur imposer. Einstein en fut un parfait exemple, mais il est loin d’être le seul.

Certes, de nombreux enfants peuvent ressentir une souffrance psychique à cause de l’instabilité familiale ou la précarité de leurs conditions de vie et devraient être aidés, mais les réponses aux problèmes de comportement se situent surtout dans le domaine éducatif, pédagogique ou social.

« Cette production de l'Inserm vient donner un vernis scientifique et médical à l'approche de la délinquance du gouvernement. C'est vraiment du pain béni pour Sarkozy ! » s’indignait alors Bruno Percebois, membre du Syndicat national des médecins de PMI (Protection maternelle et infantile). En effet, le 2 novembre 2005, à  la suite des révoltes de banlieues, Nicolas Sarkozy avait déclaré au journal Le Parisien : « Il faut détecter chez les plus jeunes les problèmes de violence. Dès la maternelle, il faut mettre des équipes pour prendre en charge ces problèmes ».

2775149790_f8bb26d817.jpgCe n'était pas notre ministre de l'Intérieur qui avait commandé l'expertise de l'Inserm, mais les approches des chercheurs et du ministre étaient dangereusement convergentes. Déjà, dans un rapport remis à Dominique de Villepin en 2004, Alain Bénisti, député UMP du Val-de-Marne et farouche partisan de la méthode prédictive, avait tracé la courbe du « parcours déviant » du jeune qui « s'écarte du droit chemin ». Et fin 2005, le syndicat des commissaires de police avait, lui aussi, suggéré d'identifier les comportements précurseurs de la délinquance « dès la crèche, la maternelle ou l'école primaire ». Jacques-Pierre Delion, chef de service de pédopsychiatrie au CHU de Lille avait alors affirmé : « Avec tout ça, il y a de quoi être inquiet. »

Le gouvernement français préparait à cette époque un plan de prévention de la délinquance qui prônait notamment une détection très précoce des « troubles comportementaux » chez l’enfant et notre ministre de l'Intérieur n'hésitait pas à citer les travaux de l'Inserm pour promouvoir ce qu'il nommait le « carnet de comportement ». « Big Brother » se profile déjà dans l’ombre depuis quelques années, mais se montre peu à peu au grand jour et risque d’aliéner toute liberté pour les générations futures.

 

 

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Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans 

 

Nombre de médecins, pédiatres, pédopsychiatres, neuropsychiatres, anthropologues et sociologues ont répondu à cette expertise par un appel : « Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans ».

Ils demandaient à bon escient : « L’application de ces recommandations n’engendrera-t-elle pas un formatage des comportements des enfants, n’induira-t-elle pas une forme de toxicomanie infantile, sans parler de l’encombrement des structures de soin chargées de traiter toutes les sociopathies ? » À leurs yeux, en médicalisant à l’extrême des phénomènes d’ordre éducatif, psychologique et social, en stigmatisant toute manifestation vive d’opposition inhérente au développement psychique de l’enfant, en isolant les symptômes de leur signification dans le parcours de chacun, l’expertise de l’Inserm entretenait la confusion entre malaise social et souffrance psychique, niant l’abord du développement singulier de l’être humain et « robotisant » la pensée.

L’appel s’adressait aux parents, aux professionnels de la santé, de l’enfance, de l’éducation, et à tout citoyen : « Nous nous élevons contre les risques de dérives des pratiques de soins, notamment psychiques, vers des fins normatives et de contrôle social. Nous refusons la médicalisation ou la psychiatrisation de toute manifestation de mal-être social. Nous nous engageons à préserver dans nos pratiques professionnelles et sociales la pluralité des approches dans les domaines médical, psychologique, social, éducatif vis-à-vis des difficultés des enfants en prenant en compte la singularité de chacun au sein de son environnement. Nous en appelons à un débat démocratique sur la prévention, la protection et les soins prodigués aux enfants, dans un esprit de clarté quant aux fonctions des divers acteurs du champ social (santé, éducation, justice) et quant aux interrelations entre ces acteurs. »

Le pédiatre Pierre Suesser s’insurgeait à son tour : « On sent les volontés d'instrumentaliser les soignants dans des démarches mécanistes qui visent à prévenir des comportements délinquants ». « Dépister le plus tôt possible la souffrance d'un enfant, tout le monde est pour ! Mais quand on regarde le contexte et qu'on lit le rapport Bénisti et les projets d'un certain Nicolas Sarkozy...». Quant au pédopsychiatre Marcel Rufo, il se révoltait à son tour contre cette expertise : « Soyons Astérix. Soyons les derniers résistants en France pour une médecine du sujet et non de l’organe, pour une médecine de la structure psychique et non du symptôme. »

D’après une expertise faite en 2003 par l’Inserm sans enquête épidémiologique, un enfant sur 8 souffrirait de trouble mental et 5,9 % des jeunes de 15 ans seraient atteints de « troubles de conduite ».

Le sociologue Laurent Mucchielli, directeur du centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales, déplorait lui aussi : « Il ne sert à rien de donner des moyens à des labos en pharmacie ou à la recherche sur les souris, alors qu’on a besoin de psys, d’aides-soignants, d’éducateurs, de tous ces gens qui travaillent autour de l’enfant. Ce rapport traduit donc surtout l’influence du lobby des biologistes, qui est très fort, au détriment des aspects sociaux. » Il commentait à son tour l’expertise de l’Inserm : « Si je mets en parallèle les enquêtes de délinquance auto révélée, c’est-à-dire des études où nous demandons à des jeunes de déclarer anonymement s’ils se sont par exemple déjà bagarrés, s’ils ont déjà volé, on constate le décalage : entre 15 et 20 % se sont déjà bagarrés, près de 75 % ont déjà fraudé dans les transports en commun, autour de 25 % ont déjà volé... Cette expertise ignore totalement tout ce qui concerne les facteurs sociaux, les facteurs de groupe. Et à côté des propositions de mieux former les professionnels, on découvre des demandes de financement pour des recherches pharmacologiques ! » Parmi ces jeunes « délinquants » bien peu sont devenus de « dangereux criminels »

 

La Ritaline® a des effets comparables à ceux de la cocaïne

Les pouvoirs publics et des instances de santé ont toujours eu envie de traiter tout problème par la chimie. Il semblerait que l’on veuille copier les États-Unis où 6 millions d’enfants sont traités par la Ritaline® qui est considérée comme un médicament incontournable. En France, dès 1997, les laboratoires Novartis en avaient vendu 28 127 boîtes. En 2004, les ventes s’étaient multipliées par six, Novartis en ayant vendu 182 109 boîtes en France. D’après leur estimation, chez nous, 7 000 enfants consomment ce poison afin d’améliorer leur concentration et leur docilité, et de calmer leur impulsivité. Ces chiffres n’ont certes pas diminué depuis lors.

Il faut savoir que la Ritaline® est une amphétamine dont les effets sont comparables à ceux de la cocaïne. Cette drogue sur ordonnance est tellement dangereuse que l’armée américaine refuse d’enrôler les jeunes qui ont été traités par ce médicament avant l’âge de douze ans. La société Novartis Pharma reconnaît que ses chercheurs sont incapables de prévoir à long terme les effets de ce poison, mais on a découvert qu’il provoque des tumeurs cancéreuses du foie chez les souris de laboratoire.


Ces résultats justifient des investigations plus poussées des effets possibles du méthylphenidate sur la santé des humains, spécialement sur l’élévation de la fréquence des aberrations chromosomiques et l’augmentation du risque de cancer[1].


En outre, personne ne peut démontrer que ce genre de produit améliore le rendement scolaire des enfants ainsi traités. Le seul effet « bénéfique » est de permettre une gestion à court terme de l’hyperactivité et de faciliter la vie des parents et des enseignants plutôt que celle des enfants qui risquent, un jour, de payer très cher l’inconscience de certaines familles et de leurs médecins.

Aux États-Unis, certains parents ont été condamnés pour non-assistance à personne en danger parce qu'ils n'avaient pas donné d'amphétamines à leurs enfants. La Drug Enforcement Administration a constaté que les ordonnances prescrivant des psychostimulants ont augmenté de 700 % au cours des dix dernières années.

« Nous donnons de la Ritaline® aux enfants en partie parce que nous ne pouvons tolérer qu’ils se situent en dessous de la moyenne ou qu’ils ne soient pas au-dessus de la moyenne », déclarent certains parents. Ce genre de propos explique, à lui seul, le comportement agressif de leurs rejetons.

De toute manière, le traitement chimique est une arme à double tranchant. Il peut, en effet, permettre à ces enfants hyperactifs de s’intégrer aux normes en cours et de rassurer ainsi les parents, et d’autre part, comme toutes les drogues de ce genre, il génère une certaine euphorie qui permet aux consommateurs d’oublier leur différence et leurs complexes par rapport aux autres. Cependant, en parallèle à ces avantages théoriques, il détruit la personnalité, l’intuition de ces enfants et, sans aucun doute, leur santé physique.

De surcroît, il crée une dépendance aux drogues. En 1994, 1 % des lycéens américains prenaient de la Ritaline® sans prescription médicale, en 1998, ce chiffre était passé à 3 %. En 1996, la Drug Enforcement Administration a constaté que 30 à 50 % des adolescents suivis par un médecin consommaient cette drogue sur ordonnance hors prescription. Elle sert aussi de dopage en période d’examen. En 1990, 271 hospitalisations d’urgence étaient dues à la Ritaline®, en 1998, ce chiffre était passé à 1 727.

Au Canada, malgré ces risques, près d’un million d’enfants sont également traités à la Ritaline®, ou avec d’autres drogues similaires, dans le but de contrôler leurs comportements.

En 1990, en Grande-Bretagne, trois mille enfants étaient soignés par ces toxiques. Aujourd’hui, ils sont trois cent quarante-cinq mille. Certains d’entre eux sont ainsi drogués en toute légalité dès l’âge de dix-huit mois.

Dans une interview accordée à Julie Lasterade pour le Quotidien du 28 février 2006, Bernard Golse, chef du service de pédopsychiatrie à l'hôpital Necker, explique que « donner des psychotropes longtemps à un enfant de moins de 4 ans, c'est vraiment jouer à l'apprenti sorcier, agir à l'aveuglette totale. Les antidépresseurs, anxiolytiques ou somnifères vont se fixer sur les cellules nerveuses. Or, avant 4 ans, la structure cérébrale de l'enfant n'est pas encore complètement mise en place. Aucune étude disponible chez l'humain ne nous permet d'affirmer qu'en troublant l'installation de l'appareil cérébral à cet âge-là, on ne risque pas d'induire des effets à long terme. »

Le Pr Golse craint que les laboratoires pharmaceutiques ne se servent du rapport de l'Inserm pour dire : « Vous voyez, il faut élargir notre zone de prescription jusqu'à 3 ans puisque, selon les experts, en réduisant les troubles des conduites à 3 ans, on aura moins de délinquants. »

Il est évident que tous les enfants de notre époque ne sont pas outre mesure agressifs ou nerveux, mais bon nombre d’entre eux présentent des comportements hors normes et ce pourcentage, sans cesse croissant depuis l’après-guerre, a fortement augmenté depuis la fin des années quatre-vingt.

Pour la plupart, ces enfants refusent l’autorité des parents ainsi que toute contrainte extérieure, mais ils acceptent d’en parler avec les adultes qui leur consacrent un peu de temps et, lorsqu’on leur reproche leur manque d’attention, ils répondent que ce sont leurs parents qui ne leur donnent pas l’attention qu’ils réclament.

En outre, se référant à des milliers d’études sur la question, Harris Coulter, éminent spécialiste américain de l’histoire des vaccinations, n’hésite pas à mettre en cause les vaccinations pour expliquer certains désordres psychiques ainsi que la violence et la criminalité dans la société américaine. Il estime que toute vaccination est susceptible de provoquer une encéphalite légère ou grave[2]. Ce phénomène s’accompagne d’une démyélinisation qui empêche un développement normal des gaines de myéline dans le cerveau. Ces modifications pathologiques conduisent à des handicaps divers et à des problèmes de comportement. On considère qu’aux états-Unis un enfant sur cinq a subi des atteintes cérébrales.

Aussi, au lieu de mettre ces enfants sous haute surveillance, il serait préférable que notre société se pose les bonnes questions : Les normes que nous leur imposons sont-elles compatibles avec la vie actuelle ? Sont-elles valables dans notre société qui va à vau-l’eau ? Notre civilisation moderne est-elle un bon exemple de bonheur sur notre planète bien malade ? Et l’avenir que nous leur préparons est-il un signe d’évolution de notre société et de notre conscience ou bien une preuve flagrante de notre déchéance ?

 



[1] Randa A. El-Zein a , Sherif Z. Abdel-Rahman b , Matthew J.Hay b , Mirtha S. Lopez a , Melissa L. Bondy a , Debra L. Morris b et Marvin S. Legator b a Departement of Epidemiology, Box 189, The University of Texas M.D. Anderson Cancer Center, Houston, TX 77030, USA Departement of Preventive Medicine and Community Health, The University of Texas Medical Branch, 2.102 Ewing Hall, Galveston,TX 77555-1110, USA

 

[2] cf. Vaccination, social violence and criminality

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