L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Trois défenseurs des animaux mis en examen

Publié par Le Parisien sur 8 Décembre 2012, 09:50am

Catégories : #Législation- Tribunaux-Codex alimentarius

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Trois défenseurs des animaux mis en examen

 

N.J. Publié le 29.10.2012, par Le Parisien

 

Un procureur, deux juges d’instruction et cinq ans d’attente : la plainte pour « voie de fait » et « entrave à la liberté d’association » déposée contre quatre militants anti-chasse à courre de l’association Droit des animaux n’avait pas vraiment prospéré jusqu’à aujourd’hui. C’était compter sans la diligence de la nouvelle juge du tribunal de Versailles (Yvelines) en charge du dossier, Delphine de Boishebert, qui a mis en examen trois membres de cette association il y a dix jours, assortissant sa décision d’un placement sous contrôle judiciaire et d’une interdiction d’aller en forêt.

L’affaire remonte au 20 octobre 2007. Avec d’autres associations, Droit des animaux perturbe une chasse à courre à Rambouillet. Des gendarmes à cheval sont présents. « Ils nous ont demandé de nous disperser, ce que nous avons fait, se souvient David Chauvet, l’un des mis en examen. Il n’y a même pas eu de contrôle d’identité. »

Une juge qui connaît bien le milieu de la chasse à courre

Dans la foulée, une plainte simple est déposée par l’Association des chasseurs de Rambouillet, rapidement classée sans suite. En juillet 2009, une nouvelle plainte, avec constitution de partie civile cette fois, est déposée. Deux juges d’instruction l’instruiront sans beaucoup d’entrain. « Depuis février 2010, aucun nouvel acte n’a été fait, note Me Pierre Lumbroso, avocat des mis en examen. Dans quelques semaines, le dossier allait être prescrit. » L’arrivée de Mme de Boishebert semble avoir changé la donne. « Lorsqu’elle m’a convoqué, elle m’a dit de lire un livre de Paul Vialar, La Grande Meute, raconte Sébastien, l’un des mis en examen. Elle a ajouté que tout bon citoyen devrait l’avoir lu. »

Renseignement pris, l’ouvrage est l’une des bibles de la chasse à courre. « Tout cela est étrange. Cette juge semble bien connaître ce milieu », lâche Me Lumbroso, qui a fait appel de la mise en examen de ses clients. Il déposera prochainement une demande de dessaisissement de la magistrate, qu’il estime être à la fois juge et partie. « Mes clients sont accusés d’avoir effrayé les chevaux, détaille l’avocat. Je suis moi-même cavalier, et l’on voit sur les photos que ça n’a pas été le cas. »

« Ces associations veulent mettre les animaux sur le même pied que les humains. Leur idéologie est dangereuse ! », dénonçait pour sa part un chasseur à courre assidu.

 

En ce sens, cet individu a raison, nous ne devrions pas mettre les animaux sur le même pied que les humains. Ils sont bien plus « humains » que certains de nos concitoyens qui se conduisent souvent comme des « bêtes féroces » sans aucune compassion pour les autres, particulièrement ceux qui ne leur ressemblent pas.

 

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