L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


Sylvie Simon : Nos politiciens ont-ils encore un peu de bon sens ?

Publié par Sylvie Simon sur 15 Novembre 2010, 16:41pm

Catégories : #Société - Corruption - Dérives- Scandales Sanitaires

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L'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé (Opeps) s’était réunie en 2006, afin que le Sénat puisse étudier la future politique vaccinale de la France. Le Rapport du sénateur Paul Blanc avait débuté la séance en évoquant les vaccins dont les « découvertes successives éradiquent, sur des continents entiers et en quelques décennies, les fléaux que constituaient la peste, le tétanos, la tuberculose ou la poliomyélite. » C’est ainsi qu’on apprenait que la peste a été éradiquée par un vaccin. Quant aux autres « fléaux », ils sont loin d’être éradiqués « sur des continents entiers et en quelques décennies » par des vaccins qui existent, certes, mais n’éradiquent pas grand-chose depuis de nombreuses décennies. Mais personne n’a réagi aux fausses assertions de ce médecin, qui a aussi qualifié le Gardasil® de « vaccin contre le cancer du col ».

Et occultant totalement ce qui s’est passé durant la campagne de vaccination massive contre l'hépatite B, nos sénateurs ont alors repris en chœur le credo du vaccin salvateur contre l’hépatite B « dont les effets secondaires n’existent nulle part ailleurs » et en sont venus à regretter que les médecins scolaires ne vaccinent plus à tour de bras. Oubliant tous les dérapages qui se sont produits à cette époque, Claudine Blum-Boisgard, Médecin-conseil national de la Canam (Caisse nationale de l'assurance-maladie des professions indépendantes) avait estimé que la « formation des médecins doit également leur apprendre à informer les familles en désamorçant les polémiques relatives à la vaccination, par exemple celle contre l'hépatite B ». Et elle recommandait une collaboration avec les industries concernées pour lancer des campagnes d'envergure grâce à leur participation financière afin de favoriser une pénétration rapide du vaccin.

 En somme, sous le prétexte d’idées innovantes, on voudrait rééditer ce que le Dr Claude Béraud, professeur honoraire à l'université de Bordeaux, qualifiait de modèle « qui sera pris plus tard, dans les écoles de santé publiques, comme l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire en matière de vaccination. » Et, ignorant les milliers de voix qui s’élèvent contre les nouveaux vaccins anti-papillomavirus, l'Office parlementaire a précisé que ces campagnes de communication communes pourront aussi concerner ces vaccins. Étant donné le prix de ces vaccins, ce n’est certes pas de cette manière que l’on bouchera le « trou de la Sécu » qui n’a jamais été aussi profond et se creuse pourtant régulièrement.

Quant aux « réticences croissantes du corps médical et du grand public à l'égard des vaccins », Claude Le Pen, professeur et directeur scientifique de CLP-Santé, membre du conseil de surveillance de la Caisse nationale d’assurance-maladie, a estimé que ce résultat est « plutôt le fait d'un lobby anti-vaccinal plus fort que dans les autres pays », opinion partagée par Alain Sabouraud, pharmacien responsable de Sanofi Pasteur, qui a déclaré : « Face au lobby anti-vaccinal, les laboratoires sont mal placés pour faire la promotion du vaccin. Ce rôle pourrait en revanche être confié au comité technique des vaccins ». Mme Isabelle Durand-Zaleski leur a emboîté le pas en soulignant la « capacité d'opposition, voire de nuisance, des lobbys anti-vaccins qui réfuteront vraisemblablement la légitimité des informations fournies en collaboration avec les industriels ».

On se demande quelle est la signification du mot « lobby » pour ces personnages. Sans doute pas la même que pour le reste de la population, car l’intérêt financier n’est jamais entré en compte dans les mises en garde de ceux qui sont conscients des dangers des vaccinations. Nous avons constaté combien les associations, considérées comme des lobbies par ces députés, ont du mal à se faire entendre et à faire indemniser leurs adhérents cloués sur des chaises roulantes. Le lobbysme est une activité très onéreuse que seules les grandes multinationales peuvent mettre en œuvre de manière systématique. Et les véritables lobbies ne sont certes pas de « dangereux anti-vaccinalistes », mais des associations de voyous, installés à Bruxelles ou au Pentagone, prêts à tout pour augmenter leur chiffre d’affaires.

Quant aux « laboratoires qui sont mal placés pour faire la promotion du vaccin face au lobby anti-vaccinal », on ne peut qu’en rire lorsqu’on sait quel a été le rôle essentiel des laboratoires au moment de l’intense vaccination contre l’hépatite B, et tout le monde a remarqué leur extraordinaire capacité de se transformer en voyageurs de commerce très convaincants, n’hésitant pas à manipuler sans vergogne chiffres et statistiques erronés. Il en est de même actuellement pour le Gardasil® dont la publicité encombre tous les medias, comme il en est de même chaque année à l’automne, où ces mêmes medias nous annoncent que « le vaccin nouveau contre la grippe est arrivé et qu’il risque de ne pas y en avoir pour tout le monde ».

À ce sujet, les membres de l’Opeps ont évoqué une rémunération forfaitaire pour les médecins traitants afin de les inciter à participer plus activement à la surveillance des maladies à prévention vaccinale. Ainsi, une prime sera offerte suivant le degré de persuasion de médecins dont la plupart ignorent ce que contiennent les vaccins. De même, ces plaisantins ont confirmé que l'obligation vaccinale doit également s'accompagner d'une application effective des sanctions prévues, comme la privation de certaines prestations sociales ou le refus d'inscription à la crèche ou à l'école et, au niveau pénal, une amende de 3 750 euros et de six mois d'emprisonnement. Heureusement, jusqu’à présent, aucun juge n’a condamné des parents d’enfants non vaccinés. D’autant que cette loi était encore applicable pour le BCG la veille du retrait de son obligation. Que se serait-il passé si un parent avait alors été condamné à une lourde peine de prison pour une exigence obsolète ?

« Il convient de rappeler, à cet égard, que les sanctions pénales applicables ont été harmonisées par la loi n° 2007-293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l'enfance. Cette disposition, prise à l'initiative de l'Assemblée nationale, constitue la traduction législative d'une proposition de la commission d'enquête sur les sectes, laquelle avait recensé environ soixante-dix mouvements déconseillant toute vaccination, au détriment de la santé de leurs membres. »

Et voilà que recommence l’éternel discours sur les sectes et la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), qui a déclaré : « Certains groupes sectaires refusent les soins préventifs que constituent les vaccinations », en faisant remarquer dans son rapport au Premier ministre pour l’année 2003 que l'Ordre des médecins constate une augmentation du nombre de certificats de contre-indication à tous les vaccins. De quoi se mêle-t-elle, alors que ses membres ignorent tout des vaccinations et de leurs risques biologiques ? À croire ses adeptes, si vous refusez une vaccination c’est que vous faites partie d’une secte. Que dire alors de tous les biologistes, virologistes et immunologistes — et ils sont légion — qui contestent le bien fondé de certains vaccins quand ce n’est pas de tous ? Seraient-ils tous membres d’une secte ?

Pierre Barrucand,
anthropologue, Maître de recherches honoraire au CNRS,
Médaillé de la résistance, s’insurge contre cette secte « antisecte » : « Un rapport de la Miviludes, abandonnant l’inepte concept de “manipulation mentale”, parle de possibilité de “bouleversement de la personnalité” entraînant l’“abandon des anciennes références morales”. […] Il est honteux qu’un document aussi fantaisiste a pu être édité par un organisme officiel, d’autant plus qu’il est de nature à susciter des inquiétudes injustifiées chez des personnes mal informées. »

Il est surprenant de voir qu’un groupement aussi réduit qu’incompétent a réussi à tromper la presse et même les pouvoirs publics qui se targuent de laïcité, au point d’être le pivot central d’une campagne de désinformation. Et cela est d’autant plus étonnant que leur action est en contradiction formelle avec la loi antiraciste en vigueur en France.

Il est certain que les sectes doivent être traitées comme tout citoyen si elles enfreignent les lois, mais la Miviludes est à l’origine de 900 procédures qui ont donné lieu à 8 actions en justice qui, pour finir, n’ont abouti qu’à une seule condamnation, une amende de 5 000 francs. On peut ainsi constater l’inanité de ses accusations, et surtout ce gâchis des deniers publics, si précieux pour l’État d’après ses dires. Nos amis européens ne se gênent pas pour dénoncer ces comportements, cautionnés et même rétribués par nos gouvernants, ce qui semble impensable dans un pays de liberté. Tout cela ne serait que risible si nos parlementaires cessaient de s’appuyer sur ces arguments pour discuter de notre santé. Et puisque l’un des critères de reconnaissance des sectes est la manipulation mentale, si nous voulions être cohérents, nous devrions nous poser quelques questions sur la manipulation mentale effectuée par certaines instances de santé.

Nos politiques souhaitent également que les médecins du travail jouent un rôle auprès d'individus qui, lorsqu'ils sont en bonne santé, ne rencontrent que rarement leur médecin traitant, alors que « c'est précisément pour ces personnes que les taux de vaccination ne sont pas satisfaisants ». Or, les gens en bonne santé, qui n’ont aucune raison de « consulter » et ne font pas de « tourisme médical », se soucient bien peu des vaccins et des « terribles maladies qu’ils peuvent éviter ».

Pour en revenir à la réunion de l’Opeps, ignorant comme ses confrères toutes les études prouvant que ce vaccin ne sert à rien, Bernard Debré est convenu de la nécessité de renforcer la vaccination anti-grippale, en particulier chez les personnes âgées et propose également de promouvoir le vaccin contre les papillomavirus qui « constitue une avancée, certes coûteuse, mais essentielle à l'amélioration de la santé publique », ignorant aussi les réactions de nombreux pays étrangers et les moratoires qu’ils ont demandé !

La seule déclaration importante et exacte de la réunion fut celle du président Jean-Michel Dubernard, chirurgien réputé et membre du collège de la Haute Autorité de Santé depuis 2008, qui a rappelé avec sagesse qu'il n'existe pas de preuve scientifique sur l'utilité des vaccins. Malgré sa personnalité, ses propos semblent n’avoir intéressé personne. Quelqu’un les a-t-il même entendus ?

 

Un an et demi après cet Office d’information parlementaire, le 4 mars 2009, son rapporteur Paul Blanc, sénateur des Pyrénées orientales, et Yves Bur, député du Bas-Rhin et rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ont réuni à la Maison de la Chimie l’ensemble de la filière vaccins en France, autorités de santé publique, personnels de santé, laboratoires pharmaceutiques et presse médicale autour du thème « Les vaccins : une excellence française à préserver ».
Sur 210 invités, on pouvait compter 61 représentants des laboratoires.

Il fallait dresser un bilan sur la mise en œuvre des mesures préconisées par ce rapport : renforcement de l’enseignement en vaccinologie, formation continue des médecins, obligation de vaccination des personnels soignants, création d’un portail Internet « vaccins » regroupant l’ensemble des informations validées par les autorités sanitaires, capacité d’innovation et de recherche des grands laboratoires pharmaceutiques présents sur le territoire national, et enfin financements publics suffisants et ciblés sur des projets prioritaires. 


Le niveau de cette réunion fut aussi pitoyable que le précédent et les inepties fleurirent de toutes parts.

Les intervenants ont bien souligné que c’est « la perception d’un danger imminent » qui peut vaincre les réticences à la vaccination. On comprend ainsi pourquoi l’industrie insiste tellement sur la gravité des maladies et les « épidémies qui nous menacent ».

En effet, tous les pouvoirs utilisent la peur pour mieux dominer, et ceux qui font profession de « savoir » pratiquent savamment cette stratégie parfaitement efficace qui permet d’obtenir la dépendance des citoyens. Cet instrument de manipulation, qui permet d’abolir tout sens critique et d’exploiter la crédulité des populations en les maintenant dans l’ignorance des faits essentiels de l’existence, a toujours été utilisé, mais à présent il opère sur une plus grande échelle grâce aux multiples moyens de diffusion.

Parmi les perles relevées au cours de la réunion de l’Opeps, il faut citer Mme Dominique Orliac, députée, qui a fait remarquer que jusqu'à la suppression du service national, les femmes étaient moins bien protégées sur le plan vaccinal que les hommes à qui l'on administrait plusieurs vaccins durant leur période militaire. Cette remarque concernait surtout le tétanos, dont les cas touchent deux fois plus les femmes que les hommes. Or, la véritable raison de cet écart est que le tétanos frappe surtout les gens âgés, la moyenne étant de 79 ans, et qu’à cet âge il y a deux fois plus de femmes que d’hommes en vie. Pour les autres maladies, il n’existe aucune différence de cas entre les sexes, ce qui invalide cette croyance en la protection conférée par les vaccinations chez les militaires. À quoi servent les études médicales si elles suppriment le bon sens ?

Autre preuve d'incompétence : Nicolas About, sénateur, vice-président, a fait valoir que les médecins devraient indiquer aux familles que les cas de sclérose en plaques ne sont pas plus nombreux en Allemagne où le taux de couverture contre l'hépatite B est plus élevé qu'en France. Il est exact que ce vaccin est plus pratiqué en Allemagne, mais notre sénateur ignore sans doute que, dans ce pays, le nombre de scléroses s’élève à 120 000 alors qu’en France il est d’environ 80 000 cas. Notre sénateur devrait aussi se demander pourquoi ce chiffre qui était de 25 000 cas avant la campagne de vaccination massive de 1994 a très largement triplé depuis.

En vérité, l'objectif de cette réunion d’information parlementaire était visiblement d'accroître la consommation intérieure en accélérant en particulier l'utilisation des nouveaux vaccins

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On peut s'interroger sur le véritable mobile : celui de la santé publique ou celui d'une logique économique conduisant à sacrifier la santé des Français pour soutenir un secteur en progression au sein d'une économie mondiale en récession ?

 

Mais nous pouvons constater que ce procédé n’est pas réservé à la France, il est répandu à travers le monde. Ainsi, il en est de même en Suisse, avec Claire-Anne Siegrist, qui détient la Chaire de vaccinologie à l’université de Genève — grâce au laboratoire Mérieux — et qui vient de rejoindre le comité qui conseille le gouvernement britannique en matière de vaccination.

Cette « meilleure spécialiste au monde des vaccins », d’après La Tribune de Genève des 20-21 décembre 2008 qui lui consacrait sa première page, a déclaré au journal : « Laissez faire la nature, c’est la sélection naturelle : l’espérance de vie à 35 ans et la moitié des enfants qui meurent avant 5 ans. » (sic).

Comment pourrait-elle expliquer que l’humanité a survécu et même proliféré, et qu’il ait existé nombre de vieillards très âgés alors qu’ils n’étaient pas vaccinés, comme la plupart des centenaires actuels qui sont nés bien avant l’ère de la folie vaccinale ? En outre, nous ignorions qu’avant la vaccination de masse, c’est-à-dire avant la seconde partie du XXe siècle, un enfant sur deux mourait avant l’âge de 5 ans.

Dans le même article, elle a aussi fait la promotion du vaccin contre le papillomavirus en prétendant, elle aussi mensongèrement, qu’il prévient « le cancer du col », ce qui est faux à diverses raisons, comme nous l’avons constaté dans un article précédent. Cela n’a rien de surprenant car elle est bien connue pour ses propos ineptes et entachés d’erreurs, mais « affirmés avec autorité ».

Dans les aberrations affirmées avec « autorité », nous pouvons aussi citer le Livre blanc du ministère de la Santé paru en avril 2008 qui affirme que les scléroses en plaques se situent « entre 63 608 et 84 623 ». Et ce sont ces « autorités » qui décident de notre santé !

Sylvie Simon

 « Il suffit en France d'affirmer une chose avec autorité pour être cru sur parole, particulièrement si la personne qui affirme est une autorité de référence ».

 

Pr Alexandre Minkowski 

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