L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


Sénateurs et Sectes

Publié par Sylvie Simon sur 29 Avril 2013, 11:52am

Catégories : #Société - Corruption - Dérives- Scandales Sanitaires

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SÉNATEURS ET SECTES

 

Actuellement, une commission parlementaire procède à une enquête sur la question « dérives sectaires et santé ». Cette audition — la quatrième en quelques mois — des protagonistes soupçonnés de « dérives » entretient la psychose répandue par la Miviludes et les associations antisectes. Elle est soutenue par le ministère de la santé et, cela va sans dire, le Conseil de l’ordre des médecins, inféodé à la Miviludes.

Pour l’instant, cette commission, composée de nombreux médecins ayant pour la plupart des intérêts dans le monde pharmaceutique, est occultée par les « grands » médias.

Vous pouvez lire sur le blog du journaliste Jean-Luc Martin-Lagardette Ouvertures, son opinion sur cette question que je partage entièrement ainsi que sa Lettre ouverte au président, aux vice-présidents et au rapporteur de la commission d´enquête « dérives sectaires et santé ».

Il démontre que la France, pays des Lumières et des droits de l’homme, est l’un des rares pays, dans le monde occidental, à dépenser des dizaines de millions d’euros pour stigmatiser et tourmenter, souvent avec l’aide des forces de police, des associations qualifiées par ses soins de « sectes », à dresser des listes noires, à discriminer nombre d’approches naturelles, qu’elles concernent l’agriculture ou la santé naturelle au nom du savoir « scientifique », et va jusqu’à inventer des dangers pour justifier sa répression. Les « grands médias » cautionnent aveuglément ces abus si bien que le public n’est jamais averti de ce qui se passe réellement dans les coulisses.

« Ils ont réussi à faire croire au grand public qu’il est terriblement menacé par toutes ces approches “différentes”. L’exemple le plus frappant se trouve dans le domaine médical. Il suffit d’un mail adressé à un conseil de l’ordre des médecins pour obtenir la radiation d’un médecin, si l’on prend soin dans ce courrier de dénoncer des pratiques “sectaires”, ou simplement “non éprouvées par la science”. »

 

La vérité sur ces pratiques est qu’elles menacent l’équilibre financier du lobby pharmaceutique qui voit ses recettes diminuer comme une peau de chagrin.

Pour pallier ce fâcheux délabrement, nos services de « santé » ont engendré une nouvelle peur collective : le « charlatanisme » qui rassemble en vrac tout ce qui ne concerne  pas « la médecine basée sur les preuves ». La seule médecine ayant fait ses preuves est donc la médecine allopathique, c’est-à-dire la médecine chimique qui est la négation de l'art médical non plus au service du patient mais d'un système marchand, et la déshumanisation grandissante des praticiens de santé, ce que le Dr Nicole Delépine, pédiatre oncologue à l’hôpitalRaymond Poincaré de Garches, condamne vivement et appelle la « Soviétisation de la médecine » via les normes imposées.

Mais ce fameux « charlatanisme » si fréquemment dénoncé bien qu’il soit extrêmement rare, ne peut être comparé avec les victimes du système officiel, maladies nosocomiales ou iatrogènes, effets pervers de médicaments non retirés à temps, erreurs médicales qui se comptent par dizaines de milliers.

 

Parmi nos sénateurs, selon un rapport rendu public le 10 avril 2013, quelques parlementaires ont proposé de mettre en place des groupes de détection des patients susceptibles d'être victimes de dérives sectaires ou d'abandonner leurs soins. Ce rapport a été élaboré par la commission d'enquête sur l'influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé qui a commencé ses auditions le 24 octobre 2012.

Son rapporteur était le sénateur radical de gauche du Cantal Jacques Mézard, et son président, Alain Milon, sénateur  UMP du Vaucluse qui, 
parmi les propositions qu’ils ont formulées, en ont élaboré 11 qui visent à mieux renforcer l'accompagnement des patients et à rendre plus rigoureuse l'évaluation des pratiques conventionnelles.



8103309343_2d8ae4d1ee.jpgNos sénateurs, qui s’étripent sur les plateaux de télévision et se coupent la parole aussi bien au Sénat que dans les médias sans aucun respect pour l’autre, s’entendent fort bien dès qu’il s’agit de supprimer des libertés fondamentales ou de refuser de faire des économies à leurs dépens. À l’unisson, ils préconisent de mettre en place une accréditation par la Haute autorité de santé (HAS) des praticiens exerçant des thérapies non conventionnelles à l'hôpital et de rendre obligatoire la déclaration de ces pratiques à l'agence régionale de santé (ARS), ce qui permettrait à l’agence de suspendre immédiatement leur droit d'exercice dans un souci d'ordre public (cette possibilité n'existe actuellement qu'à l'égard des professions médicales : médecins, dentistes, sages-femmes) et de procéder au retrait de leur titre.

Ils estiment qu'il faut subordonner l'introduction de pratiques non conventionnelles à l'hôpital à un avis favorable de la commission médicale d'établissement (CME) et soumettre cet avis à une majorité renforcée.

Quinze autres propositions visent à renforcer la vigilance sectaire et à améliorer le traitement judiciaire de ces dérives. Les sénateurs suggèrent notamment d'interdire de faire état d'un titre de docteur aux médecins, dentistes et pharmaciens radiés par leur Ordre et de renforcer la coordination internationale, et en premier lieu européenne.

En somme, ils veulent faire disparaître, du jour au lendemain, un diplôme chèrement acquis après de longues études, alors que tout autre diplôme reste acquis, même si l’on commet un crime.

Ils recommandent également de renforcer le statut de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) « qui reposerait sur un fondement législatif accordant une immunité encadrée à son président, dans le cadre du rapport qu'il remet chaque année à son Premier ministre ».

Lors de leur audition en octobre 2012, les responsables de la Miviludes avaient formulé cette demande, expliquant que les membres de la mission étaient souvent attaqués et que cela pouvait entraîner un phénomène d'autocensure. Personne n’a pu réellement le constater. 

Les parlementaires recommandent aussi de garantir que toute recherche sur internet ayant un lien avec les pratiques thérapeutiques non conventionnelles débouche en premier lieu sur des messages officiels provenant d'autorités comme le ministère de la santé, la HAS ou la Miviludes et préconisent de lancer une campagne d'information relative aux dérives thérapeutiques et sectaires, en lien avec l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Enfin, les sénateurs proposent de rendre obligatoire un contrôle médical annuel par un médecin assermenté pour les enfants de plus de 6 ans scolarisés à domicile ou dans des établissements hors contrat. Ils suggèrent d'inciter les équipes de la protection maternelle et infantile (PMI) à détecter les enfants dont les familles seraient susceptibles d'être impliquées dans des dérives sectaires et à veiller au suivi médical de ces enfants.

 

La grande majorité de ces directives émanent du Dr Alain Milon qui a pris progressivement les leviers de tout ce qui touche au domaine de la santé au Sénat. Non seulement il préside de nombreuses commissions concernant la santé, l’accès aux vaccins ou le remboursement des médicaments, mais il est aussi membre de l’Office Parlementaire d’Évaluation des politiques de santé, vice-Président de la Commission des affaires sociales, membre du Haut Conseil du financement de la protection sociale,
vice-président de la Mission d’Évaluation et de Contrôle de la Sécurité Sociale (MECSS).

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Toutes ces fonctions peuvent impressionner quelques gogos, mais : « Étrangement et conjointement, nous le trouvons aussi intimement lié aux acteurs de l’industrie pharmaceutique ». Le journaliste Patrick Mathieu énumérait ainsi les actions du sénateur Milon : Dès le 24 octobre 2005, il présidait les « Premières Rencontres Sociales du Sénat – consacrées à la santé ». À la table ronde qu’il animait alors, nous trouvions Véronique France-Tarif, la lobbyiste de Pfizer. Le 13 septembre 2007, Alain Milon et Jean-Marie Le Guen organisaient et présidaient les Deuxièmes Rencontres Parlementaires sur la Santé mentale, financées par le cartel pharmaceutique Janssen-cilg, Pfizer etSanofi-Aventis.

Le 14 septembre 2009, les médecins de l’industrie pharmaceutiques (réunis aux sein de l’association AMIPS) invitaient plusieurs personnalités à un colloque afin de s’assurer de ne pas être oubliés dans le projet de loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires). Alain Milon animait à nouveau une table ronde en présence de Véronique France-Tarif, la lobbyiste de Pfizer. Ce colloque était organisé, au sein même du Palais du Luxembourg, par le cabinet AEC Partners présidé par François Sarkozy.


Le 16 octobre 2012, nous retrouvions Alain Milon invité à une réunion sur « La médecine personnalisée » organisée par Pfizer et coordonnée par le cabinet de lobbying « Euro Politic ». Par ailleurs, Alain Milon est membre du conseil d’administration de la « Fondation Fondamental » (tournée vers la recherche scientifique des maladies mentales) présidée par David de Rothschild et financée par le GroupeDassault et les laboratoires pharmaceutiques Astra-Zeneca, Bristol-Myers-Squibb, Janssen-Cilag, Lilly, Lundbeck et Servier.

S’il ne s’agit pas de « conflits d’intérêts », de quoi s’agit-il ?

Enfin, comme le signale encore Patrick Mathieu : « En mars 2010, après le scandale de la gestion de la grippe H1N1 par le gouvernement UMP de l’époque, le sénateur communiste François Autain obtenait la création d’une commission d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans cette affaire. A-t-on jamais entendu parler de sanctions contre ces laboratoires ? Évidemment pas et c’est normal, puisque le Dr Milon avait été nommé Rapporteur de cette commission pour la vider de tout risque. »

Et voici que depuis novembre 2012, Milon se retrouve président d’une commission d’enquête sénatoriale contre le danger des sectes dans le domaine de la santé et surtout des médecines dites douces qui représentent un danger pour l’industrie pharmaceutique ! Et Patrick Mathieu de conclure : « Comme les questions posées par Mr Milon sont entièrement à charge contre les thérapies naturelles et les mouvements anti-vaccins, il n’est pas difficile de deviner que les mesures qui seront proposées par cette commission seront celles du complexe pharmaco-industriel. »

 

 

http://www.senat.fr/ordre-du-jour/ordre-du-jour.html#mardi_23_avril_2013

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