L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


Poliomyélite : Voilà comment on a éradiqué la polio

Publié par Sylvie Simon sur 3 Septembre 2012, 09:36am

Catégories : #Cancer- Hépatite- Polio- Tuberculose

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Poliomyélite

Voilà comment on a éradiqué la polio

En 1988, l’Assemblée mondiale de la Santé (WHA) a défini l'éradication de la poliomyélite comme « l’interruption de la transmission du poliovirus sauvage à l’échelle internationale ». Toutefois, les plus récentes données scientifiques démontrent que l’éradication de la poliomyélite nécessite également l’arrêt de l’utilisation systématique du vaccin, sinon la réintroduction continue des poliovirus, même atténués par la vaccination, aboutira à des épidémies de poliomyélite générées par l’existence de poliovirus circulants dérivés d'une souche vaccinale.

  Après l'éradication du virus sauvage, le virus vaccinal pourrait emprunter les mêmes routes par le biais des eaux usées, et les épidémies persisteront.

  Une enquête, réalisée par l’OMS et concernant huit pays entre les années 1970 et 1974, révélait déjà que sur 360 cas de poliomyélite à forme paralytique, 205 étaient indubitablement associés à la vaccination. Or, on sait que l’OMS aurait tendance à minimiser ce genre d’affaire plutôt qu’à l’amplifier. Toutefois, les nombreuses publicités pour les vaccinations ne font évidemment jamais état de ces « bavures médicales ». D’autant qu’elles se produisent dans des pays éloignés, considérés comme sous-développés, et que personne n’a jusqu’à présent porté plainte, à part quelques villageois qui se révoltent localement, et dont nous n’entendons jamais parlé dans nos contrées.

  Ailleurs, seuls les virus vaccinaux sont à l’origine de la maladie. Une dépêche de l’AFP du 1er février 1997 signalait que « la quasi-totalité des cas de poliomyélites recensés aux États-Unis de 1980 à 1994 ont été causés par l’administration du vaccin oral atténué ».

7190955228_373264980c.jpgEn 1979, on a abandonné la vaccination antivariolique car ses effets secondaires étaient plus graves et plus nombreux que la maladie elle-même, il est permis de se demander pourquoi on n’applique pas ce principe de précaution pour la polio.

  Panorama du Médecin (n° 4165-1995) demandait si, en l’an 2000, les médecins accepteraient toujours de vacciner contre la poliomyélite au prix de « quelques paralysies iatrogènes ». Ils l’acceptent toujours ! Peut-être parce qu’ils ne connaissent pas, et de loin, toutes les parutions sur le sujet et aussi parce que les paralysies post vaccinales, dites « à forme poliomyélitique » ne sont pas déclarées comme de véritables poliomyélites. En effet, depuis la « disparition de la poliomyélite, les méningites virales ont explosé. Dans un rapport californien sur les maladies contagieuses, on peut lire le chiffre zéro à côté de la polio, mais un astérisque indique : « Ces cas sont à présent classés sous la rubrique des méningites ». Voilà comment on «  éradique » certaines maladies et l’on fausse totalement l’information, grâce à l’industrie du médicament.

    Cette information qui concerne l’infection de deux cents sujets et plusieurs morts par un vaccin aurait dû faire réagir les responsables et ouvrir les yeux du public mais elle a été peu divulguée, le congrès de Niamey est oublié depuis longtemps et les nombreuses publicités pour les vaccinations ne feront évidemment jamais état de ces « bavures médicales ». D’autant qu’elles se sont produites dans des pays lointains, considérés comme sous-développés, et que personne ne portera plainte, ce qui arrange bien des gens qui profitent de ces campagnes vaccinatoires.

4181939362_e293b5e602.jpgOfficiellement, la guerre pour éliminer la polio a été gagnée à plus de 99 pour cent depuis une décennie, mais elle a perdu quelques batailles comme les nombreux cas (300) qui se sont produits au Tadjikistan, République dominicaine, Haiti, Nigeria, Congo, Somalie et Ethiopie et quelques flambées de maladie au Nigéria et en Inde.

  Ces cas ont amené le Premier ministre britannique David Cameron a programmer une vaste campagne de vaccination mondiale, la Gavi, Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination, présentée lors d'une conférence à Londres avec le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates. (cf. France-soir 13 juin 2011).

6846813742_658c8d2fb4.jpg« La Grande-Bretagne va jouer son rôle à plein. En plus de notre soutien actuel à GAVI, nous allons contribuer à hauteur de 814 millions de livres de nouveaux financements d'ici à 2015. Cela permettra de venir en aide à plus de 80 millions d'enfants et de sauver 1,4 million de vies », a déclaré Cameron, qui s’est affiché comme le porte-parole de la Gavi, qui réunit des partenaires publics et privés, l’Unicef, l’OMS, la Banque mondiale, la fondation Bill et Melinda Gates, des gouvernements de pays en développement, des ONG (organisations non gouvernementales) et, bien évidemment, des fabricants de vaccins, afin de collecter des fonds en vue de vacciner plus largement les enfants des pays pauvres. « Cela permettra de vacciner un enfant toutes les deux secondes pendant cinq ans. C'est-à-dire sauver la vie d'un enfant toutes les deux minutes », a ajouté le Premier ministre qui espère récolter 3,7 milliards de dollars dans le but de vacciner 243 millions d'enfants supplémentaires dans 72 pays, évitant ainsi 4 millions de décès d'ici 2015.

  Et il a conclu « GAVI est tout simplement formidable. Elle délivre des résultats tangibles... En une décennie, elle a aidé à empêcher 5,4 millions de décès ».

Comment peut-on sérieusement affirmer  que des vaccins ont « évité des millions de morts », puisqu’on ne saura jamais si ceux qui résistent aux maladies seraient morts sans ces vaccins ? Sans compter que 37 % des décès des enfants surviennent à la naissance ou la semaine suivante. Il faut être bien naïf pour croire qu’on pourrait les sauver en les vaccinant à ce moment-là. De toute manière, il était autrefois de règle de ne jamais vacciner des enfants malades ou déficients, mais cette précaution n’est plus jamais appliquée à présent, bien au contraire.

188956745_b20a68eda9.jpgEn vérité, les vaccinations massives dans le tiers-monde n’ont pas réduit la mortalité infantile, mais elles ont privé ces pays d’une aide qui aurait été beaucoup plus précieuse, une aide alimentaire de base, l’hygiène des mères, et un réseau de distribution d’eau propre qui permet en outre la réhydratation lors des diarrhées.

  Mais ce genre d’aide ne rapporte pas d’argent aux grandes entreprises pharmaceutiques et n’intéresse personne, ni Donald Cameron, ni Bill Gates, ni bien d’autres. Quant à l’OMS, elle a montré ses liens avec l’industrie et ses capacités de cacher la vérité en toute impunité au cours de la désastreuse campagne contre le virus H1N1. Comment peut-on encore lui faire confiance et accorder le moindre crédit aux fabricants de vaccins qui se sont garantis de l’impunité en cas d’accidents ?

  Jusqu’au 26 mars 2012, les ministères de la santé, les agences onusiennes et les communautés locales se sont unis pour mener une campagne de vaccination contre la polio dans 20 pays africains. Pour réussir cette opération de très grande envergure, 400 000 vaccinateurs bénévoles sont allés de porte-à-porte et de case en case, afin de vacciner plus de 85 millions d'enfants âgés de moins de cinq ans, quel que soit leur statut antérieur de vaccination. Une deuxième prise de vaccin est prévue dans les mêmes pays le 24 avril prochain. Dans l'intervalle, six pays africains où des cas ont été signalés devraient recevoir des doses supplémentaires.

  Le Directeur Régional de l'OMS pour l'Afrique, le Dr Luis Sambo, a expliqué que : « la prochaine campagne en Afrique de l'Ouest et du Centre aura pour objectif de couvrir tous les enfants, vaccinés ou non, afin de stimuler leurs niveaux de protection et de priver le virus du terreau fertile dont il dépend pour sa survie », objectif qui consiste à interrompre la transmission du polio virus sauvage dans ces régions en 2012. « Soit nous réussissons à éradiquer la polio aujourd'hui, soit cette initiative va fléchir demain et la polio va exploser. Nous verrons alors à nouveau des millions d'enfants paralysés par cette maladie », a déclaré David Gressly, Directeur régional de l'Unicef pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

  Ambroise Tshimbalanga Kasongo, Président du Comité africain PolioPlus du Rotary International, a appelé les autres donateurs à maintenir le cap en comblant les 405 millions de dollars américains de déficit de financement actuel pour 2012.

  « Cette année, les progrès en Inde ont démontré ce qui est possible lorsque nous nous concentrons sur la tâche à accomplir. […] En Afrique, la fin de la polio est en vue, mais nous avons encore du pain sur la planche. » C’est le leitmotiv que nous entendons depuis des lustres. Chaque année, on nous promet l’éradication de la maladie pour l’année suivante. Depuis 2006, la RDC (République Démocratique du Congo) rapporte chaque année de nouveaux cas de poliomyélite. En 2010, le poliovirus sauvage était signalé dans la ville de Kalemie sur un cas isolé, chez un enfant souffrant d’une paralysie flasque aiguë. Des cas d’enfants paralysés auraient également été recensés à la frontière avec l'Angola.

 5730033496_369ba12f2f.jpgD’après les pouvoirs publics, pour réduire les risques et les conséquences de l'importation du poliovirus la couverture de vaccination par voie orale doit être maintenue à plus de 90 % pendant un certain nombre d'années. Toutefois, une évaluation réalisée par l'OMS en février 2012 montre les lacunes des vaccinations de routine dans la plupart des pays Ouest africains, dont cinq seulement ont atteint ou maintenu plus de 90 % de couverture depuis 2008. C'est pourquoi, selon l’OMS, ces campagnes de vaccination à venir sont si importantes pour renforcer les niveaux d'immunité de la population. Le GPEI (Initiative Globale d'Éradication de la Polio) est menée par les gouvernements nationaux, l'OMS, le Rotary International, les CDC (Centres américains pour le contrôle des maladies) et l'Unicef, avec le soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates.

  La poliomyélite touche principalement les enfants de moins de cinq ans et une infection sur 200 entraîne une paralysie, généralement des jambes. Parmi les enfants paralysés, 5 à 10 % meurent par suite de la paralysie de leurs muscles respiratoires. Or, selon le mathématicien Bernard Guennebaud, pour éradiquer la maladie il faudrait arrêter toute circulation de poliovirus même non paralytiques car ils pourraient le devenir plus tard en se recombinant avec d’autres entérovirus pour redevenir virulents et, sans un niveau d’assainissement suffisant, ce sera sans doute impossible. L’absence de polio paralytique ne pourra jamais permettre d’affirmer que la polio a été éradiquée. « Le poliovirus d’origine vaccinale de type 2 circule toujours et provoque des paralysies alors que le type 2 sauvage n’a pas été observé depuis octobre 1999. Plus on introduira de virus polio vaccinaux dans les intestins des enfants, plus il y aura de chances que certains puissent se maintenir en trouvant des opportunités pour  circuler. Pour “priver le virus du terreau fertile” il faudra l’assainissement, très probablement. »

  Confirmant ces propos, dans son ouvrage Phobie des microbes et manie vaccinale, le Dr Yves Couzigou fait remarquer que « les vaccinés, loin de constituer un barrage protecteur vis-à-vis des non vaccines, sont au contraire dangereux et peuvent contaminer le reste de la population, puisqu’il est prouvé qu’ils peuvent être porteurs et transmetteurs de virus poliomyélitiques par voie intestinale et peut-être par d’autres voies. »  

4702652327_4a4cd18f06.jpgDepuis plus de vingt ans, les pays « développés » envoient des vaccins dans les pays pauvres, où les enfants meurent de faim et de manque d’hygiène, au lieu de les aider à avoir des adductions d’eau propre ou de la nourriture. Les campagnes de vaccination servent trop souvent à des fins politiques, économiques ou militaires, et trop souvent aussi les populations sont considérées comme des cobayes. Déjà, le 20 janvier 1996, le journal Le Point signalait qu’en Inde 80 millions d’enfants avaient été vaccinés contre la polio en deux jours par le vaccin oral. Cette campagne massive qui a nécessité 500 000 postes de vaccination, 2 millions d’agents et 10 millions de volontaires a été menée comme une opération militaire contre de dangereux terroristes, toujours pour le bien des populations.  

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Un point majeur jamais évoqué par les grands médias

 

L’Inde, prise en exemple pour promouvoir la vaccination en Afrique, vient de rapporter en 2012 son premier cas de VDPV (vaccine derived polio virus). Bien que cette découverte ne remette pas en question son statut de pays exempt de polio car seules les infections causées par la souche du virus sauvage P1 ou P3 sont comptabilisées, d’après les experts, le virus vaccinal peut muter vers une forme paralytique et concerne, chaque année, 100 à 180 enfants indiens. Ainsi, après avoir été excrété par les enfants vaccinés, le virus du vaccin oral a regagné sa neurovirulence et circule dans l’environnement avec la capacité de répandre la maladie. Et ce constat est d’autant plus inquiétant que le VDPV est 3 ou 4 fois plus fréquent que le virus sauvage. étant donné que la polio se propage par la voie fécale dans des pays pauvres et privés d’hygiène, se concentrer sur le système sanitaire et la nutrition serait bien plus sage que fournir des vaccins à des gens qui n’ont pas de quoi se nourrir convenablement, mènent une vie précaire dans un contexte sociopolitique incertain, et cette nouvelle épidémie de VDPV démontre magistralement que le remède est pire que le mal. Cette maladie est cliniquement indifférenciable de la polio paralysante mais deux fois plus mortelle. Comme le signale justement One Click : « Les enfants sont paralysés par le vaccin qui est censé les protéger en Inde et partout ailleurs. C’est l’un des plus grands scandales de ces dix dernières années et il s’étend sans cesse. »

  Les experts chargés du contrôle de la polio sont très inquiets car il y a eu dans divers pays, entre juillet 2009 et mars 2011, 430 cas de VDPV et aussi longtemps qu’on persistera à répandre le virus sauvage atténué mais vivant, les enfants fragiles seront des sujets à risques, comme l’expliquent deux experts des CDC : Stephen Cochi and Robert Linkins dans le Journal of Infectious Diseases. On persiste à utiliser le vaccin oral à virus vivant sous le prétexte que le vaccin inactivé est beaucoup plus cher, 3 dollars la dose, et plus difficile à administrer que le vaccin oral qui ne coûte que 0,15 dollar la dose.  

  Il y a des années que les états-Unis ont renoncé à administrer ce vaccin au profit du vaccin inactivé, alors que le vaccin oral atténué est le seul utilisé à travers la planète pour les vaccinations de masse.

4415955719_94c774e80d.jpgLe journal médical américain Jama, a expliqué qu’entre les année 1988 et 1993, il n’existait pas de rapport proportionnel entre la couverture vaccinale et le nombre de cas déclarés de poliomyélites, constat basé sur les chiffres fournis par l’OMS pendant ce laps de temps. à cette époque, dans les pays de Méditerranée orientale, foyer endémique de cette maladie, la couverture vaccinale était passée de 69 à 75 %, ce qui n’a pas empêché la maladie de passer de 2 332 cas à 2 451 cas. Panorama du Médecin (n° 4165-1995) demandait déjà si, en l’an 2000, les médecins accepteraient toujours de vacciner contre la poliomyélite au prix de « quelques paralysies iatrogènes ». Il est important de savoir que les paralysies post-vaccinales, dites « à forme poliomyélitique » ne sont pas déclarées comme de véritables poliomyélites.

  En effet, dès la « disparition » officielle de la poliomyélite, les méningites virales ont explosé. Dans un rapport californien sur les maladies contagieuses, on peut lire le chiffre zéro à côté de la polio, mais un astérisque indique : « Ces cas sont à présent classés sous la rubrique des méningites ». Voilà comment on « éradique » certaines maladies grâce à l’industrie du médicament. L’incidence des méningites est montée en flèche alors que les cas de polio diminuaient spectaculairement, portés au crédit de la vaccination.

  En 1958, lorsqu’on procéda à des analyses sur les patients victimes d’une épidémie de polio à Détroit, on s’aperçut que 49 % d’entre eux n’étaient pas porteur du poliovirus. Ils furent donc reclassifiés comme ayant une NPAFP (non-poliomyelitis acute flaccid paralysis, en français : paralysie flasque aiguë non poliomyélitique), alors que leurs symptômes étaient les mêmes que ceux de la polio, avec la même paralysie et les mêmes douleurs. Entre 1996 et 2009, 608 832 cas d’AFP (paralysie flasque aiguë) ont été enregistrés à travers le monde et, pendant la même période, il y a eu 39 131 cas de polio identifiés.

En Inde, les cas de polio sont passés de 24 257 en 1988 à 4 793 cas en 1994 bien avant le programme d’éradication et tous les cas de AFP furent diagnostiqués comme polio au-delà de 60 jours. En 2005, il y a eu 10 055 d’AFP « non polio » dans l’état de l’Uttar Pradesh, et le PRoH (Public Report on Health) qui étudia soigneusement le problème s’aperçut que la plupart des cas n’avaient pas été suivis. Sur les 10 264 cas, 209 étaient des cas de polio ou compatibles avec la polio et sur les cas restants, seulement 2 553 furent suivis. Parmi eux, 898 auraient été qualifiés de polio selon l’ancienne définition, et 217 en décédèrent. Si l’on extrapole ces cas à ceux qui n’ont pas été suivis, on constate qu’environ 4 800 cas aurait souffert de paralysie ou seraient morts de l’AFP non polio cette année-là. Et si l’on compare ces cas aux 4 793 cas de polio en Inde en 1994, on comprend que l’Institut de surveillance de la polio en Inde n’ait pas eu intérêt à suivre ces cas. Chaque année, les cas de paralysie flasque aiguë augmentent en Inde, et d’après l’OMS, il y aurait eu, en 2009, un total de 50 416 cas dont 752 seulement étaient dus à la polio.

4700464217_5e8a7c05d8.jpgÀ présent, les docteurs Neetu Vashisht et Jacob Puliyel, du service de Pédiatrie à l’hôpital St Stephens de Delhi, confirment ces constats ignorés du grand public et déclarent à leur tour dans le Indian Journal of Medical Ethics du mois d’avril 2012 que le « bénéfice financier promis depuis longtemps au pays en éradiquant le poliovirus n’arrivera jamais. », car ces médecins savent bien que cette éradication est impossible.

  L’OMS affirme que 5 millions d’enfants ont été épargnés de la paralysie et il est instructif d’apprendre d’où ils tirent de tels chiffres. Selon le Dr Jacob Puliyel, en 1988, il y a eu 32 419 cas de poliomyélites paralytiques. De façon arbitraire, l’OMS a augmenté dix fois ce chiffre sous le prétexte de sous déclaration, annonçant ainsi 350 000 cas. En 2004, avec le changement de définition, seules les cultures de paralysies positives au virus furent considérées comme des polios et il en resta donc 2 000. Si l’on enlève ces 2 000 cas des 350 000 déclarés, il reste donc 348 000 enfants sauvés de la paralysie cette année-là. Voilà comment on manipule les statistiques.

Un autre fait fondamental dans l’histoire de la vaccination antipoliomyélitique est celui qui résulte d’une étude réalisée en Allemagne de l’Ouest en 1962, révélée par un article du Concours médical du 20 septembre 1969, mais toujours d’actualité. Les chercheurs ont constaté une modification très significative des populations d’entérovirus, hôtes habituels de l’intestin après cette vaccination. La quantité de poliovirus diminuait de 78 % alors que les virus Echo et Coxsachie augmentaient de 455 %. On constate donc qu’une vaccination peut déclencher un énorme accroissement de virus normalement saprophytes qui détrônent ainsi d’autres types viraux. Ce déséquilibre écologique se traduit en outre par une modification dans le comportement des virus inoffensifs qui peuvent devenir pathogènes. Pourquoi alors perturber la symbiose qui s’est établie entre l’hôte et le virus ? D’autant que 95 % des gens sont naturellement immunisés contre la polio en dehors de toute vaccination, comme l’affirme le Dr Morton Klein de Philadelphie.

            « Notre guerre à la polio n’est pas terminée » a déclaré T. Jacob John, directeur honoraire du département de la virologie au Christian Medical College de Vellore. « Même si l’Inde reste libre de la polio en 2012 et 2013, il faudra tracer  une stratégie pour éradiquer toutes les polios, y compris les infections VDPV ».

Ce qui fait que l’incidence de la maladie NPAFP est actuellement 12 fois plus forte que ce qu’ils craignaient et que dans les districts de l’Uttar Pradesh et de Bihar, vaccinés chaque mois ou presque, l’incidence de la NPAFP est 25 and 35 fois supérieure aux normes internationales.   

  Il est difficile de s’y retrouver parmi ces diverses appellations, VDPV, NPAFP, AFP polios ou non polios, avec ou sans paralysie, mais la seule chose à retenir est que nous avons échangé une maladie naturelle contre plusieurs maladies iatrogènes. Aussi, alors que la campagne antipolio en Inde a commencé avec une donation de deux millions de dollars venant des pays riches, selon les docteurs Neetu Vashisht et Jacob Puliyel, « le gouvernement indien a dû financer une campagne très onéreuse, qui a coûté au pays 100 fois plus cher que la valeur de la subvention initiale. […] Pour le pays, cette action a été extrêmement couteuse, à la fois en terme de souffrance humaine que monétaire. Il serait intéressant de calculer ce qu’on aurait pu faire si ces 2 milliards et demi de dollars destinés à essayer d’éradiquer la polio avaient été consacrés à purifier l’eau, à améliorer les conditions sanitaires et à l’immunisation de routine. »

1125271566_6b198b8648.jpgLes auteurs ont noté qu’en 2011, tandis que l’OMS clamait l’éradication de la polio en Inde, il existait dans ce pays 47 500 cas de NPAFP et que leur nombre augmentait en proportion des doses de vaccin antipolio reçues. De la même manière, les cas de VAPP (vaccine-associated polio paralysis), état dans lequel les symptômes paralytiques sont identiques à ceux causés par le virus sauvage de la polio, augmentent après l’administration du vaccin antipolio. Non seulement les symptômes de paralysie associés aux NPAFP et aux VAPP sont pires que ceux générés par le virus sauvage, mais ils peuvent également accompagner d’autres effets négatifs comprenant des dommages neurologiques.

  Ils ont conclu que ces vaccinations répétées chaque mois doivent cesser. « Nous ferions mieux de dépenser notre argent en contrôlant la poliomyélite en dessous d’un niveau acceptable plutôt que d’essayer d’éradiquer la maladie. »

Ils ont aussi fortement critiqué l’OMS et Bill Gates qui doivent bien savoir que ce projet est irréalisable. « Inciter les pays pauvres à dépenser leurs maigres ressources pour un rêve irréalisable depuis plus de dix ans est contraire à l’éthique ».

Nous ne pouvons qu’approuver fortement ces propos, mais pourvoir ces pays d’hygiène et d’eau potable ne rapporte pas d’argent aux grandes entreprises pharmaceutiques et n’intéresse ni Bill Gates, ni l’Unicef, ni l’OMS, qui a montré ses liens avec l’industrie et ses capacités de cacher la vérité en toute impunité au cours de la désastreuse campagne contre le virus H1N1. Comment peut-on encore lui faire confiance et accorder le moindre crédit aux fabricants de vaccins qui se sont garantis de l’impunité en cas d’accidents ?

Et lorsque nous aurons plus ou moins remplacé la polio par des maladies iatrogènes aussi graves, plus mortelles, et plus fréquentes, que feront l’OMS, Bill Gates & Co et les laboratoires ? Car il n’y aura pas évidemment de vaccins contre ces maladies.  Les connaissant, il est possible qu’ils aient un nouveau vaccin sous le coude, étant donnée leur frénésie à en créer sans cesse contre des maladies qui n’existent même pas encore.

 

Sources :

http://web.archive.org/web/20070101050531   

http://www.vaclib.org/basic/polio/polio1.pdf

http ://www.vaclib.org/basic/polio/polio2.pdf

Dr Jacob Puliyel – 09868035091 - puliyel@gmail.com

Indian Journal of Medical Ethics Vol IX no 2 April - June 2012

 

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