L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Personne ne veut d'un procès pénal de l'amiante

Publié par Le Point.fr sur 23 Janvier 2013, 12:32pm

Catégories : #Société - Corruption - Dérives- Scandales Sanitaires

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Les victimes de l'usine de Condé-sur-Noireau (Calvados) constituent le dossier phare de l'affaire de l'amiante. © AFP PHOTO / CHARLY TRIBALLEAU
 
Personne ne veut d'un procès pénal de l'amiante
 

Le Point.fr - Publié le 19/01/2013 à 18:57 - Modifié le 20/01/2013 à 09:24

L'Association nationale des victimes de l'amiante (Andeva) a demandé le dessaisissement de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.

En demandant le dessaisissement pour "suspicion légitime" de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, l'Association nationale des victimes de l'amiante (Andeva) a rapidement réagi à sa décision de suspendre l'instruction de la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy dans l'un des dossiers phares de l'affaire de l'amiante, celui de l'usine de Condé-sur-Noireau, dans le Calvados. 

"Cela commence à faire beaucoup", explique François Desriaux, de l'Andeva. "L'an dernier, la chambre avait déjà dessaisi la juge de l'affaire Éternit et annulé les mises en examen de façon arbitraire. Une décision qui avait d'ailleurs été cassée par la Cour de cassation. La réalité, c'est que personne ne veut d'un procès pénal de l'amiante.""Suspendre ainsi l'instruction d'un juge, c'est une décision rare, voire exceptionnelle, ajoute e Jean-Paul Teissonnière, l'un des avocats des victimes. C'est clairement une entreprise de démolition du dossier pénal de l'affaire. Un véritable rouleau compresseur, je n'ai jamais vu cela", ajoute-t-il. Une décision, sans appel possible de la part des parties civiles, prise en raison des innombrables recours en nullité déposés devant la chambre de l'instruction par les personnes mises en examen par la juge et qui doivent être examinés le 28 février.

Un dossier qui met le feu à la chancellerie 

Il faut rappeler que l'enchaînement des éventuelles responsabilités dans ce dossier difficile est remonté, au rythme des mises en examen des directeurs d'usines, puis de leurs médecins du travail en passant par les membres du Comité permanent amiante (CPA) - le lobby de l'industrie utilisant cette fibre cancérogène -, jusqu'aux principaux responsables d'administration centrales de l'époque, dont Martine Aubry. En novembre, l'ancienne secrétaire générale du parti socialiste avait vivement dénoncé sa mise en examen pour "homicides involontaires", appuyée en cela, de façon étonnante, par le parquet général qui lui aussi est favorable à leur annulation.

En réalité, depuis plusieurs années, le dossier amiante a mis le feu à la chancellerie. "Évidemment, toutes ces embuches dressées pour freiner la progression de l'instruction font penser à une poursuite du complot", estime Me Ledoux, lui aussi avocat de l'Andeva. Car la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy bataille également depuis de longs mois contre sa mutation programmée prévue pour la fin du mois de mars. "Ce n'est pas acceptable. Non seulement nous demandons qu'elle reste à son poste, mais nous voulons également qu'elle obtienne des renforts, ajoute François Desriaux. Sans cette obstruction permanente, les principaux dossiers pourraient être bouclés en 2013 et le procès se tenir en 2014." 

Retrouvez notre dossier sur le scandale de l'amiante.

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