L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


Ne confions pas notre destin à la science

Publié par Sylvie Simon sur 16 Juin 2011, 12:48pm

Catégories : #Dérives Science- Laboratoires

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« Il faut prévenir les hommes qu’ils sont en danger de mort... la science devient criminelle ». Albert Einstein 

Dans son Carnet d’un biologiste, Jean Rostand constatait : « Je croyais qu’un savant était un homme qui cherche la vérité, alors que c’est souvent un homme qui vise une place ». Aussi, pouvons-nous continuer à laisser faire n’importe quoi au nom d’une science qui a perdu toute conscience car notre époque est celle de la compétition et de la surconsommation dans laquelle le profit règne à tous les niveaux ?

En outre, nombre de scientifiques se targuent d’un « savoir », qu’ils sont loin de posséder. D’ailleurs, ne confondons pas « savoir » et « connaissance ». Les grandes écoles et les Académies nous enseignent le savoir, mais pas le simple bon sens et encore moins la connaissance qui est un don rare et inné.

Dans l’actuel dirigisme économique, il est évident que les intérêts des citoyens sont souvent opposés aux intérêts des lobbies. Mais à présent, notre survie et celle de la Terre dépendent essentiellement de l’action et de la réflexion individuelles. Chacun d’entre nous doit faire son choix. Ou bien nous persistons à polluer les hommes et la planète pour le seul profit d’une toute petite minorité de gens qui détiennent la plus grande partie de la richesse mondiale ou bien nous admettons nos erreurs et réagissons rapidement. Ce changement dépend de chacun d’entre nous et de notre attitude face aux pouvoirs en place.

2491861005_4a6c60fdaf.jpgLes Français ont la mémoire courte et il est bon de rappeler à ceux qui l’auraient oublié que certains responsables de « bévues » qui ont coûté des vies humaines sont toujours en place. Quant à ceux qui sont, pour l’instant, écartés du pouvoir par les jeux électoraux, ils n’ont qu’un désir : retrouver un jour ce pouvoir dont le goût semble exquis. Comme le disait Napoléon : « J’ai goûté du commandement et je ne saurais y renoncer ». Tant pis pour ceux qui en feront les frais, quelques morts ou accidents de temps en temps sont négligeables par rapport à la bonne marche de la politique et de l’économie. Toutefois, il est salutaire de dénoncer sans relâche ces pratiques honteuses.

Il est grand temps de crier haut et fort notre détermination et de cesser de confier aux « experts », conseillers de nos hommes politiques, les problèmes qui nous concernent alors que nous connaissons à présent leur fréquente incompétence et le terrible usage qu’ils peuvent faire des droits que nous leur avons concédés avec légèreté.

La résistance à l'oppression des gouvernants qui ignoreraient nos droits est inscrite dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, et son Préambule signale que « L’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption de nos gouvernements ». Nombreux sont ceux qui semblent l’avoir oublié.

Nous réclamons évidemment la liberté, mais, comme le disait si bien George Bernard Shaw : « La liberté signifie la responsabilité ». C’est pour cette raison que la plupart des gens la craignent ». Aussi, prenons notre destin en main, refusons de céder à la crainte du jugement des autres, à la peur habilement distillée par des pouvoirs qui affirment « savoir », alors qu’ils savent très peu.

Affirmons clairement nos opinions et assumons nos responsabilités, ne comptons pas sur la plupart de nos élus pour le faire à notre place. Ils ont prouvé depuis des lustres qu’ils en étaient incapables. Nous sommes dans notre droit, pourquoi y renoncer ?

Si nous persistons dans notre aveuglement et notre participation au génocide de la Terre, la prophétie d’un Indien Cree risque de se réaliser : « Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas » !

Nos élus devraient afficher cet avertissement dans leurs cabinets et y penser lorsqu’ils votent dans l’hémicycle des lois irresponsables.

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