L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon (1927/2013)

Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


Les grands risques d’un voyage en Égypte...

Publié par Sylvie Simon sur 19 Juin 2011, 09:51am

Catégories : #Info - Désinfo - Alerte Danger

3910848982_775d40f2df.jpgLe 6 juin 2006, Le Concours médical publiait un article d'un médecin du groupe hospitalier La Pitié-Salpêtrière, à Paris, qui prodiguait ses bons conseils dans ce journal afin d’éviter le pire au Français moyen en bonne santé qui désirait faire un séjour touristique en Egypte. Je tairai son nom par respect pour ses confrères. L’article n’est pas récent, mais il démontre bien à quel point notre vie est menacée dès que nous quittons notre cocon et combien notre médecine veille attentivement sur les citoyens.

 Il préconisait tout d’abord un bilan de santé, ce qui aurait pu sembler inquiétant, mais il signalait tout de même qu’une « éventuelle chimio-prophylaxie contre le paludisme n’était pas nécessaire », pas plus que le vaccin contre la fièvre jaune. Ouf ! Nous étions rassurés.

Cependant, le cauchemar s’installait dès la suite de notre lecture. Tout d’abord, une mise à jour des vaccins courants, diphtérie, tétanos, poliomyélite et grippe lui paraissait nécessaire. Ainsi, nous apprenions, non sans crainte, que les touristes peuvent attraper la diphtérie et la polio — sans doute en buvant l’eau du Nil, ce qui ne viendrait à l’idée de personne — et que le tétanos les guette, sans doute à cause des excréments des chameaux. Quant à la grippe, les épidémies risquent sans doute de survenir à la tombée de la nuit, lorsque la fraîcheur s’installe et les virus aussi. Il préconisait d’autres vaccinations, particulièrement celles contre l’hépatite A, l’hépatite B, la typhoïde et les infections à méningocoque. La vaccination antirabique ne lui paraissait pas indispensable, mais les voyageurs « devront être informés des risques de rage en cas de morsure animale ». Il est vrai que des chiens enragés peuvent se rencontrer sur le Nil, mais c’est plutôt rare.

366933794_b0d28c5509.jpgIl recommandait également de prévoir deux types de médicaments : « ceux en cours pour une maladie donnée », ce qui laisse supposer que la plupart des voyageurs sont malades, et les médicaments destinés au traitement des affections classiques en voyage. Il fallait donc emporter des « anti-diarrhéiques, des antibiotiques pour les traitements des infections ORL, broncho-pulmonaires, intestinales et cutanées, des antalgiques, des antipyrétiques et des anti-inflammatoires ».

Notre éminent médecin conseillait d’ajouter à cette liste « les médicaments destinés à couvrir la survenue de maladies propres à chacun en fonction de ses prédispositions », qui n’ont aucun rapport avec la maladie donnée de chaque voyageur. On pouvait ainsi constater à quel point l’Égypte est un pays dangereux où la maladie nous guette à chaque détour du chemin.

Cet article parfaitement ridicule a pourtant été pondu par un médecin diplômé et publié par un journal réputé « sérieux ». Et l’on ose citer des « charlatans » non diplômés dans la plupart des émissions dites « médicales » !

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents