L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Les effets nocifs du vaccin anti-coquelucheux

Publié par Sylvie Simon sur 31 Décembre 2010, 10:26am

Catégories : #Spécial Mère-Enfant : Vaccins- Maladies-Troubles

12078312La coqueluche, une maladie infantile encore bénigne, mais pour combien de temps ?

Le 18 décembre 2010, nous apprenions que la Californie doit faire face à une épidémie de coqueluche comme elle n’en a pas connu depuis plus de 60 ans. Le nombre de cas dans la région de San Diego s’élevait à 1 046 à la mi-décembre, et les autorités craignent que ce chiffre ne triple avant la fin de l’année.

Parmi les plus grands spécialistes mondiaux de la coqueluche, le Dr James Cherry, de UCLA, pense qu’il s’agit uniquement d’une augmentation des déclarations due à une meilleure information, mais le Dr Fritz Mooi, chercheur allemand qui étudie les mutations de la bactérie depuis plus de 15 ans, considère que ces épidémies sont causées par une souche plus virulente de la bactérie.

Les chercheurs du CDC, le ministère de la Santé de la Californie et deux experts de l’université de Los Angeles, se sont réunis en octobre pour discuter de cette souche plus virulente qui serait responsable de la mort d’un nouveau-né de San Diego, dixième victime en Californie. 

Le Dr Jeff Miller, qui est impliqué dans cette étude, estime que la possibilité d’une mutation de la bactérie est une « hypothèse importante à considérer ». Il est certain que ces considérations risquent d’inciter les compagnies pharmaceutiques à créer un nouveau vaccin. En effet, les officiels spécialistes du vaccin contre la coqueluche sont divisés en deux groupes dont la plupart des membres reçoivent des fonds des deux plus grands fabricants du vaccin. Comment pourrait-on croire à leur objectivité ?

Au cours de leur investigation sur l’épidémie de coqueluche, la chaîne de télévision KPBS, les chercheurs du CDC et le ministère de la Santé de Californie ont découvert que plus des deux tiers des victimes de la coqueluche de San Diego avaient été correctement vaccinées, que dans l’Ohio et le Texas, deux districts atteints par les épidémies, 75 et 67,5 % des cas avaient reçu le vaccin, et qu’actuellement, le pourcentage de coqueluche en Californie atteignait 139 cas sur 100 000 personnes, dépassant le nombre de cas qui sévissaient avant le développement du vaccin.

pe0067580Pour les adultes, la coqueluche ne présente pas de véritables dangers, mais pour les nouveau-nés elle est plus grave, car ils ne peuvent expectorer ce que contiennent leurs poumons et l’infection risque alors de se répandre. Tout en persistant à répéter que la vaccination est la meilleure prévention de la maladie, les officiers de santé se posent des questions sur son efficacité à long terme et la virulence de la bactérie qui semble accroître sa résistance. Ceux qui pensaient qu’ils l’avaient éradiquée s’aperçoivent qu’elle revient plus agressive que jamais en Californie et dans d’autres comtés des États-Unis.

Mais, malgré la surprise manifestée par les instances de santé américaines,  cette « découverte » n’est pas récente. Il y a plus de trente ans, le Dr Gordon Stewart, chef du département de médecine sociale à l’Université de Glasgow en Écosse, déclarait dans la revue Médecine et hygiène du 21 février 1979 : « Maintenant, à Glasgow, 30 % des cas de coqueluche se produisent chez des sujets vaccinés ». Dix ans plus tard, des épidémies se sont déclarées dans des populations à couverture vaccinale très élevée (entre 81 % et 91 %) comme ce fut le cas en Afrique du Sud en 1988-89 (cf. J. Trop. Pediatr. vol 37 - 1991). Le journal précise en outre qu’entre 1992 et 1993 le nombre de cas de coqueluche a doublé aux États-Unis, ce qui a amené les autorités à s'interroger sur l’utilité de ce vaccin. Ainsi, en 1993, dans le Massachusetts, 218 étudiants furent atteints par la coqueluche, alors que 96 % d’entre eux étaient vaccinés.

178À son tour, en 1994, le New England Journal of Medicine (vol 331- p.16) reconnaissait que « L’efficacité du vaccin ne peut être considérée comme acquise », et l’année suivante, le British Medical Journal of Medicine (n° 19 - 1995) mentionnait des flambées épidémiques dans les pays où s'est généralisée la vaccination, entraînant l'apparition de formes atypiques auxquelles on donne le nom de toux coqueluchoïde ou bronchite asthmatiforme. Et en 1998, le même journal signalait des épidémies de coqueluche en Hollande, Norvège et Danemark, malgré une couverture vaccinale de 96 %.

Le vaccin anti-coquelucheux a fait disparaître les symptômes de la maladie qui, aujourd’hui, n’existe presque plus sous sa forme habituelle, mais il a fait apparaître des formes différentes de la maladie qui atteignent à présent les adultes et les adolescents avec plus de gravité la plupart du temps. La coqueluche est devenue une maladie de l'adulte.

Nombre de publications, la plupart en anglais, ont évoqué les effets nocifs du vaccin anti-coquelucheux et elles sont suffisamment nombreuses pour que le consommateur s’interroge sérieusement sur la validité d'une telle vaccination face à une maladie infantile bénigne.

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