L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


La Science et le Paranormal : « Réalité de l’invisible »

Publié par Sylvie Simon sur 13 Juin 2011, 13:39pm

Catégories : #Esotérisme- Métaphysique-Spiritualité

152419670_8b83a438bb.jpgArticle paru dans le journal Spirale d’automne 2010 (n° 61) sous le titre « Réalité de l’invisible »

Depuis des lustres, nous sommes confrontés aux déclarations de « scientifiques » qui dédaignent le paranormal car la « science » ne peut l’expliquer. C’est logique puisque la « connaissance scientifique » est devenue la référence incontournable, ce qui implique que tout ce qu’elle ne connaît pas ne doit pas exister.

Pourtant, le mathématicien René Thom, titulaire de la médaille Fields (équivalent du prix Nobel pour les mathématiques) pense que la connaissance et la science ne sont pas synonymes : « Il y a la connaissance scientifique et la connaissance non scientifique, et je pense que la connaissance non scientifique, du point de vue de l’individu, peut avoir une valeur supérieure à la connaissance scientifique. »

Mais notre science, toujours aussi sûre d'elle, persiste à dédaigner tout ce qui la dépasse, tout ce qu'elle ne peut expliquer matériellement, alors que le dualisme corps et esprit introduit par Descartes nous a conduits à une impasse. Il est donc grand temps de changer cette façon de penser, mais l'homme est le produit de son milieu, de l'éducation qu'il a reçue, des habitudes et des pensées de la société dont il fait partie et, à l’exception de quelques rares individus dotés d'une forte personnalité, il se borne à n’être qu’un perroquet dressé par notre « médiocratie », comme la décrivait si bien Arthur Koestler.

La physique mécaniste nous a confortés dans la pensée que l'homme est maître de l'univers qui n'a été créé que par une succession de « hasards », mais nous savons à présent que nous ne sommes qu'un maillon dans l'évolution du cosmos et, sans doute, n'en sommes-nous qu'au début de l'évolution de l'homme dans l'univers.

Pour Stephen Hawkings, successeur de Newton, mondialement connu pour ses contributions dans les domaines de la cosmologie   et la gravité quantique   : « L'évolution de notre univers n'est certainement pas le fruit du hasard. Il existait infiniment peu de chances pour que se développe la structure cosmologique telle que nous la connaissons. Elle doit donc répondre à un but dont notre existence même fait partie. »

Autrefois, confronté à des faits singuliers et inexplicables, l'homme les imputait à l'intervention des forces naturelles et à l'action des dieux et des démons tout-puissants, mais grâce aux progrès de la science, le passage d'une comète, une éclipse ou une aurore boréale sont à présent considérés comme des manifestations naturelles, aisément démontrables. Cependant, de nombreux faits restent encore inexplicables.

Néanmoins, explicables ou non, ils sont, et nul ne peut les nier. Il est inadmissible que sous prétexte qu'ils n'entrent pas dans le cadre des notions connues et enseignées, on préfère tout simplement les ignorer ou à les qualifier de surnaturels car s'ils existent dans la nature, c'est qu'ils sont naturels.

Les rationalistes ne croient que ce qu'ils voient ou touchent et montrent la plupart du temps une intolérance bornée, car ils se sont enfermés dans un système jalonné d'interdits dont ils ne tiennent pas à se dégager. Pourtant, un véritable rationaliste, celui qui se réclame de la Raison, devrait s'incliner devant un fait lorsqu'il est prouvé, alors que l’Union rationaliste nous rappelle la vieille Inquisition qui stigmatisait tout ce qu'elle était incapable de contrôler et affirmait ce qu'elle ignorait, imposant silence aux chercheurs. On ne brûle plus les penseurs indépendants, mais on bloque leurs crédits et leurs publications, ou bien on jette le discrédit sur leurs travaux sous les raisons les plus fallacieuses.

Il y a à peine un siècle, la science était un domaine d'expérience réservé aux seuls savants. À présent, l'homme de la rue demande aux scientifiques qui, souvent, ne connaissent rien d'autre que leur domaine de recherche, de définir le bien et le mal, la vie et la mort.

5107283537_0ca3f851f5.jpgLa science du XIX siècle a remplacé le concept du divin.

Il est primordial d'intégrer dans notre vision du monde, comme dans notre vie quotidienne, les concepts de la science contemporaine et de redéfinir ce que l'on nomme l'évidence scientifique.

Dans le domaine atomique, le vide n'est pas vide, il est empli de vibrations. Potentiellement, il contient toute la réalité.

Au niveau subatomique, une particule qui n'est pas observée existe sous forme d'onde, mais lorsqu'on l'observe au cours d'une expérience, elle se manifeste sous forme de corpuscule. La conscience paraît donc être un lien essentiel entre le monde quantique et le monde de la réalité quotidienne et la notion classique d'objectivité scientifique n'est ainsi plus recevable puisque la conscience du physicien affecte la réalité d'une particule subatomique, ôtant de la sorte toute objectivité réelle à l'expérience.

À son tour, le théorème de Bell démontre que la vision cartésienne de la réalité formée de parties séparées est incompatible avec la théorie quantique. En 1982, l'expérience du physicien Alain Aspect, Professeur à l'Institut des Sciences optiques de l'Université d'Orsay, a prouvé que deux photons, qui avaient été unis puis séparés par une distance de quinze mètres, continuaient à rester en communication l'un avec l'autre en dehors de tout procédé physique connu. Or, dans le mysticisme oriental, comme dans la physique quantique, l'universalité des interconnexions dans la nature englobe toujours l'observateur humain et sa conscience.

Cette vue philosophique du monde ressemble à s'y méprendre à la description des champs quantiques que nous donnent les physiciens modernes. Il y a identité de point de vue entre le physicien qui exprime la non-séparabilité quantique, les Veda qui nous répètent que la séparabilité est une illusion, et certains philosophes occidentaux qui affirment que l'homme aurait une vue plus profonde sur l'évolution créatrice s'il ne faisait pas de coupure par sa pensée pragmatique.

Dans certains cas, l'homme peut franchir aussi bien les frontières du temps que celles de l'espace et ses limites ne s'arrêtent pas à ce que nous voyons sur le plan physique.

Qu'on le veuille ou non, la physique moderne et la parapsychologie ont certains points communs. Toutes deux sont iconoclastes, défient la logique et la raison, et remettent en question les idées reçues.  

2214563763_208ed44fb1.jpgQu'est-ce qui est « rationnel » et qu'est-ce qui ne l'est pas ?

Où se situe exactement la frontière entre ces deux conventions ? Depuis bien longtemps, la science nous explique que certaines choses existent et d'autres pas. Or, ces choses, connues pour ne pas exister, se manifestent pourtant d'une façon si évidente que nul ne peut les nier.

Ainsi, la proportion de gens qui déclarent avoir vécu une ou plusieurs expériences inexplicables par notre raison « raisonnante » est considérable, quels que soient la nationalité, le sexe, l'âge ou la culture de ceux qui en témoignent et, contrairement à ce que certains prétendent et essaient de nous faire croire, le nombre de ces témoins n'est pas inversement proportionnel à leur niveau culturel ou intellectuel. Combien de « savants » avouent sans trop de gêne avoir vécu de surprenantes aventures paranormales ! Il est donc grand temps de dénoncer et de renverser le mythe d'une parapsychologie réservée aux imbéciles et aux simples d'esprit.

Est-ce que ceux qui voient l'avenir, ceux qui guérissent sans traitement médical classique, ceux qui déplacent les objets, ceux qui communiquent par la seule pensée ont une tare par rapport à la normalité de l'homme ? Ou bien est-ce les gens dits normaux qui ont un manque par rapport aux premiers ?

Qui n’a jamais fait un rêve prémonitoire ? Qui n’a jamais été confronté à un fait inexplicable ? Nombre de gens attribuent ces faits à des « hasards », mais s’ils prêtaient plus d’attention à ce qui se passe autour d’eux, ils s’apercevraient souvent que ces « hasards » possèdent une signification et peuvent être considérés comme des signes. La logique cartésienne dont se réclament les « esprits forts » et qui les pousse à considérer certains événements comme un effet du hasard devrait les obliger à exclure cette possibilité lorsque plusieurs voyances sont avérées, ou qu’un sujet télépathe, testé par des scientifiques, obtient des résultats bien supérieurs à ceux que laisse supposer le calcul des probabilités.  

200px-Jung_1910-crop.jpgLa synchronicité

Dans, Ma Vie, Jung raconte de nombreux cas de coïncidences surprenantes qui lui firent penser à un parallélisme acausal, donc atemporel. « Carl Gustav Jung avait déduit de ses travaux qu'un processus distinct mais complémentaire de la causalité existait, et que sa manifestation semblait réunir la psyché de l'homme et le monde extérieur. D'après lui, dans l'esprit de l'homme, à la limite du conscient, se trouve une région qu'il appelle « inconscient personnel » et qui contient des réminiscences personnelles, des éléments jadis conscients tombés dans l'oubli ou refoulés par le sujet. Plus profondément enfoui sous cette couche superficielle, on trouve l'« inconscient collectif » qui n'a aucune localisation spatiale ou temporelle mais qui est étendu sur l'ensemble de l'espace et du temps. Pour Jung, cet ensemble est un continuum omniprésent, une présence universelle sans dimension et sans limites. Il ne nous révèle plus d'images personnelles mais seulement des images communes à tous les hommes, les archétypes.

Ces archétypes, images du passé mais aussi de l'éternité, sont universels et illustrent toutes les « structures du comportement » dans toutes les situations qui en sont issues. Ces images primordiales, cette mémoire universelle, indépendante du temps physique, facilitent le voyage de la pensée humaine dans l'espace-temps. Par les allusions imagées qu'il nous offre, l'inconscient parvient à nous communiquer ce qu'en toute logique matérialiste nous ne pouvons savoir.

Tout au long de son œuvre, Carl Gustav Jung rapporte des exemples tirés de sa vie personnelle qui prouvent que la psyché fonctionne également par la loi causale spatio-temporelle et déplore, lui aussi, que les rationalistes persistent à penser que les expériences parapsychologiques n'existent pas car elles seraient fatales à leur conception de l'univers. « Si de tels phénomènes peuvent se produire, l'image rationaliste de l'univers perd toute valeur parce qu'elle est incomplète. Alors, la possibilité d'une réalité autre, existant derrière les apparences, avec d'autres références, devient un problème inéluctable et nous sommes contraints d'ouvrir les yeux sur ce fait que notre monde d'espace, de temps et de causalité est en rapport avec un autre ordre des choses, derrière ou au-dessous du premier, un ordre dans lequel “ici et là” ou “avant ou après” ne sont pas essentiels. »

C’est, en grande partie, grâce à ses expériences personnelles que Jung élabora la théorie de la synchronicité (qui s’écartait avec beaucoup d’audace des conceptions mécanistes de l’Univers) avec le physicien Wolfgang Pauli, prix Nobel de physique en 1945 et père du « principe d’exclusion », l’un des concepts-clés de la physique moderne.

Pourquoi mépriserait-on le concept de synchronicité de Jung et Pauli, entendu comme « principe de relation acausale », alors que le principe d'exclusion de Pauli, tout aussi acausal, constitue l'une des bases de la science moderne ?

F. David Peat, médecin de la Queen's University du Canada, explique les synchronicités grâce au modèle holographique. Pour lui, elles confirment la théorie de l'ordre impliqué du physicien David Bohm et prouvent l'unité sous-jacente entre le monde physique et le monde mental. Pour Peat, les synchronicités seraient des déchirures dans le tissu de la réalité, qui nous permettent d'avoir, à de brefs instants, un aperçu du principe absolu de la matière. La rareté relative de ces expériences montre non seulement combien nous nous sommes coupés du champ de conscience général, mais aussi combien nous nous sommes exclus de l'infini potentiel des ordres plus profonds de l'esprit et de la réalité.

Il est bien dommage que Jung n'ait pas connu les dernières théories de physiciens contemporains qui l'auraient certainement aidé dans son étude des synchronicités.

Pour nous résumer, la prise de conscience des scientifiques ne serait pas aussi urgente s'il n'existait pas un si grand nombre de moyens de détruire notre planète, dont certains sont aux mains de technologues inconscients.

Selon le professeur Michel Bounias, Biochimiste et biophysicien, ancien Directeur de Recherche à l’Inra, professeur de biomathématiques et de toxicologie à l’université d’Avignon, auteur de plus de 300 publications internationales et qui fut l'un des chefs de file des scientifiques qui cherchent la vérité et non leur vérité : « Si l'univers existe, il a nécessairement été créé. Le rôle de l'homme est bel et bien de retransformer la matière en esprit afin de permettre à Dieu de réintégrer, ensuite, son état originel omnipotent : celui où le néant du créé rejoint l'infini du possible. Au fond, si le xxi siècle doit être “celui de la Spiritualité ou ne pas être”, c'est parce qu'il marquera la défaite ou la victoire de toutes les formes de domination et d'exploitation par l'homme du reste de l'univers, comme de ses semblables. »

C’est en cela que la prise de conscience des scientifiques est devenue urgente car il existe à présent un grand nombre de moyens de détruire notre planète, et que seule l’élévation de la conscience de ces technologues inconscients et de leurs admirateurs peut la sauver in extremis.

Sylvie Simon

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