L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon (1927/2013)

Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


La nouvelle dictature médico-scientifique'

Publié par Sylvie Simon sur 11 Novembre 2010, 18:12pm

Catégories : #Dérives Science- Laboratoires

AAZ« Le monde scientifique auquel j’appartiens est largement aussi corrompu que le monde politique.»
Haroun TAZIEFF

9 décembre 1994 sur France-Culture.

 

Je n’ai pas l’intension d’établir ici l’historique du sida comme je l’ai fait dans un précédent ouvrage, mais il est bon de rappeler certains faits, toujours occultés par ceux qui ont la parole, et de résumer la situation actuelle face à une maladie qui terrifie bien des citoyens.

Le terme sida signifie Syndrome d’immuno-déficience acquise. Les publications médicales abondent en références des causes des immuno-déficiences acquises. On peut ainsi citer les drogues, les stupéfiants de toutes natures, les sédatifs, les tranquillisants, l’alcool, les médicaments immunodépresseurs, les antiviraux, les antibiotiques, la chimiothérapie. Il est certain que de nombreux médicaments contribuent à l’effondrement immunitaire, et particulièrement le nitrite d’amyle utilisé pour les maladies du cœur, mais aussi comme drogue aphrodisiaque par certains homosexuels. En outre, plusieurs universités américaines étudient les incidences de la peur sur le système immunitaire des séropositifs.

Le sida regroupe un grand nombre de maladies différentes (29 d’après le CDC) : Sarcome de Kaposi, hépatite B, toxoplasmose, bronchite, pneumonie, herpès génital, tuberculose, leucémie, encéphalite, diarrhées, et autres maladies et infections. Mais il ne faut jamais perdre de vue que de très nombreux individus positifs au test VIH ne sont pas malades.

Certains scientifiques, et non des moindres, ont rejeté la théorie de l’hypothèse VIH-sida. Parmi ceux-ci on peut citer le Dr Peter H. Duesberg, professeur de biologie moléculaire à l’université de Berkeley, membre élu de la prestigieuse Académie nationale des sciences et autorité internationale en matière de rétrovirus, dont il a été le premier à dresser le plan de la structure génétique.

Dans son rapport de février 1989 à l’Académie nationale des sciences, le Dr Peter Duesberg avançait que les transfusions sanguines répétées, la consommation de drogues, et de nombreuses affections parasitaires aiguës associées à la malnutrition chronique sur une durée moyenne de huit ans étaient des facteurs plus plausibles pour le sida qu’un rétrovirus inactif. En 1994, ces propos lui ont coûté sa subvention annuelle de trois cent cinquante mille dollars, et le prix Nobel pour lequel il avait été recommandé. Ainsi que nous l’avons déjà constaté, l’Inquisition est toujours de rigueur pour ceux qui osent penser autrement.

«Pour moi, le fait que des scientifiques se taisent face à un tel doute équivaut à de la négligence criminelle» a affirmé le Dr Charles A. Thomas, biologiste à Harvard et fondateur du Groupe pour une réévaluation scientifique de l’hypothèse VIH-sida, qui comprend plus d’une centaine de chercheurs de haut niveau, regroupés derrière la théorie de Duesberg .

Parmi eux, le Dr Kary Mullis, biochimiste et prix Nobel en 1993, inventeur de la réaction en chaîne polymérase, a dénoncé : «Les scientifiques ne sont pas là pour croire mais pour avoir des preuves. [...] Je ne parviens pas à trouver un seul virologue pouvant me fournir des références démontrant que le VIH est la cause probable du sida.»

Le Dr Gordon Steward, professeur émérite de Santé publique à l’université de Glasgow et consultant auprès de l’OMS pour les maladies transmissibles, a parfaitement adhéré à cette théorie, ainsi que le Dr Joseph Sonnabend, épidémiologiste des maladies infectieuses, ancien consultant pour l’OMS et créateur de la Fondation médicale pour le sida.

Quant au Dr Root-Berstein, Professeur de physiologie de l’Université du Michigan, biochimiste et immunologiste qui fait autorité en matière de sida, et auteur de Rethinking AIDS, il a déclaré en 1992 :

«Malgré les dix années de la recherche la plus intense et la plus coûteuse qui ait jamais été faite sur une même maladie, nous ne faisons que commencer à réaliser combien peu nous savons sur le sida. L’aspect le plus inquiétant de cette constatation est la possibilité que notre ignorance résulte en grande partie de la foi trop grande que nous avons accordée à la théorie du VIH, et de l’attention insuffisante que nous avons prêtée à sa critique. De plus, chaque année voit se renforcer le nombre de ceux qui proclament que le VIH seul ne peut causer le sida et que, par conséquent, le contrôle du sida doit porter sur autre chose que les vaccins, les médicaments et les politiques publiques visant le VIH.»

Bien d’autres chercheurs dont la réputation a dépassé les frontières de leurs pays partagent ces opinions et les prestigieux savants qui ont adhéré au Groupe pour la réévaluation scientifique de l’hypothèse VIH-sida estiment que si leurs critiques sont avérées «le lien VIH-sida sera considéré comme la plus grande bévue médicale de ce siècle».

Dans son ouvrage L’Escroquerie du sida, le Dr Robert E. Willner ne mâchait pas ses mots : «[…] on a fait du VIH le bouc émissaire de l’incompétence, et il est devenu la porte menant à la richesse, à la gloire et au pouvoir. La guerre éclair de désinformation a fait oublier l’importance des plus élémentaires connaissances dans le domaine de la recherche, de la maladie et de la simple logique.»

Mais, depuis qu’en 1984 le NIH (National Institute of Health) aux États-Unis a reconnu cette hypothèse comme la théorie officielle, tous les fonds, soit plus de quatre milliards de dollars par an, sont exclusivement affectés aux recherches basées sur cette théorie.

Le 26 avril 1992, le Sunday Times publiait un article de Neville Hodgkinson, journaliste médical, qui faisait la synthèse des opinions de ces chercheurs. Il révélait que, contrairement au dogme réitéré selon lequel le VIH était une bombe à retardement qui exploserait tôt ou tard en détruisant tous les lymphocytes-T du corps, pour ces savants, ce virus n’était pas nouveau et isolé, était presque certainement inoffensif et ne présentait aucune différence avec de nombreux autres virus appartenant à la même catégorie. Ces virus existaient sans doute depuis des siècles et n’avaient été révélés que récemment, grâce aux techniques modernes d’analyse. Certes, le VIH était présent chez ceux qui présentaient de graves déficiences immunitaires, mais cela était dû au fait que ces sujets avaient été mis en contact avec de nombreux agents infectieux, principalement à cause d’un comportement dit à risques comme l’usage de drogues, aussi bien inhalées qu’injectées.

Dès 1986, le Pr. Luc Montagnier avançait la même hypothèse selon laquelle le virus aurait existé depuis longtemps sans provoquer de maladie chez certaines peuplades africaines. En 1992, au fameux Symposium d’Amsterdam, il soulignait que le VIH pouvait n’être qu’un « virus bénin et pacifique », qui ne devient dangereux qu’en présence d’autres facteurs. «Nous étions naïfs, déclara-t-il à cette époque. Nous pensions que ce seul virus était responsable de toute cette destruction. Maintenant, il nous faut comprendre les autres facteurs impliqués.» Et dans Le Quotidien du médecin , il confirmait : «On admet maintenant que le sida ne peut s’expliquer uniquement en termes de virologie, qu’il s’agit autant d’une maladie immunitaire que d’une maladie virale. Dans le sida, il y a une activité immunitaire qui est anormale, tantôt par excès, tantôt par défaut, en quantité mais aussi en qualité.»

Ces propos rejoignent ceux du Dr Nathalie Szapiro qui, dans Panorama du Médecin du 4 novembre 1993, citait une vingtaine de cas recensés dans le monde sans VIH, avec presque chaque fois la présence d’une bactérie retrouvée post-mortem. On retrouve ici la théorie du polymorphisme de Béchamp qui aurait bouleversé notre façon d’envisager la santé et la maladie si elle avait été reconnue. Pour ce grand savant, quand un déséquilibre perturbe le fonctionnement normal des microzymas, minuscules corpuscules qui sont les véritables éléments responsables de la vie, le microzyma se transforme en germe pathogène, et la maladie survient. Dans cette optique, il suffit de renforcer la santé de la personne pour que les germes pathogènes internes retrouvent leur forme originelle et leur fonction protectrice.

Au cours d’un entretien accordé à Olivier Clerc, le Pr. Peter Duesberg affirmait :

«Être séropositif, c’est comme avoir des anticorps contre la polio, la grippe, la petite vérole, la rougeole [...] On connaît maintenant de nombreux cas de personnes qui étaient séropositives puis qui ont cessé de l’être : il faudrait entreprendre des études systématiques pour savoir à quoi est dû ce changement, mais cela n’est pas fait.».

Le 20 juillet 1992 Neewsweek (daté du 27 juillet) lançait une bombe : onze patients appartenant à des groupes à risques et présentant le tableau clinique du sida étaient séronégatifs pour les VIH 1 et 2. Aucun cas de la transmission de la maladie par ces sujets n’a été observé. D’autres patients présentant les mêmes particularités ont été signalés par la suite.

Derrière la maladie du sida se cache un scandale difficilement imaginable, plus important encore que celui du sang contaminé. Aidés par certains chercheurs pas toujours scrupuleux, des industriels et des politiciens se sont réunis pour imposer un dogme et sont parvenus à ordonner la répression de tous les scientifiques qui essaient de démontrer pourquoi ils n’adhèrent pas à ce dogme.

Le Dr Robert E. Willner, déjà cité, a dénoncé les scientifiques malhonnêtes et cupides qui mettent en danger la réputation de la médecine américaine et qui «exercent un pouvoir surprenant parce qu’ils ont impliqué dans leur supercherie des agences gouvernementales très influentes». Il déplore la montée d’une bureaucratie et d’un contrôle étouffant qui mènent à la perte de la liberté de pensée et d’expression.

«Une parodie de la science et de la médecine s’est mise en place ces dernières années, d’une telle dimension et tellement incroyable, que votre première impulsion sera d’écarter toute critique. Ceci était bien sûr la conviction de ses auteurs et jusqu’ici ils ont réussi. À cause de la confiance inhérente que nous avons en nos collègues scientifiques, on nous a aisément entraînés sur une voie trompeuse enjolivée par le mystérieux jargon scientifique avec lequel beaucoup d’entre nous n’étaient pas forcément familiers. Tel est le cas avec le sida [...]. Cette conspiration de l’arrogance, de l’ignorance et de la cupidité coûte chaque année des centaines de milliers de vies et 200 milliards de dollars.» .

Pour lui, le seul moyen de gagner la guerre contre le sida est de comprendre que la cause de cette maladie est une déficience du système immunitaire.

«Nous “n’attrapons” aucune maladie, nous succombons simplement à notre inadaptation à notre environnement. Si tel n’était pas le cas, la première épidémie sur terre aurait été la dernière. Les épidémies et les fléaux de l’histoire ont tué des millions de gens, mais il y a eu plus de survivants que de morts. Pourquoi ? Les survivants ont toujours été ceux dont le système immunitaire était intact.»

Willner signale, lui aussi, qu’il n’existe pas le moindre ouvrage de référence prouvant que le VIH soit la cause du sida depuis la découverte de la maladie, ou plus exactement, des maladies très anciennes qu’on a regroupées sous ce nom, mais qui possèdent un seul dénominateur commun : l’effondrement des mécanismes immunitaires chez les malades.

Pour le Dr Jean Elmiger, médecin homéopathe suisse :

«Puisque la déficience immunitaire est progressive, c’est donc qu’elle ne résulte point d’un événement unique, survenu à un moment déterminé, limité dans le temps. À chaque palier de péjoration morbide correspond nécessairement une circonstance aggravante nouvelle, qui ajoute à la précédente le poids de sa malignité propre.»

En résumé, il estime que le sida n’est qu’une très évidente et monstrueuse «pathogénie séquentielle» et les médecins qui suivent les patients du sida l’attestent également depuis les premières années de suivi de la pathogenèse de la maladie.

Le Dr Claudia Rainville, du Québec, estime que

«si l’on faisait passer des tests de dépistage du VIH dans une population saine non soupçonnée d’être séropositive, on retrouverait une quantité surprenante de personnes séropositives. Séropositif ne veut rien dire de plus qu’avoir été en contact avec le rétrovirus VIH. Et si ce contact, contrairement à ce qu’on a voulu nous laisser croire, n’était qu’un vestige d’une vaccination reçue ? Quel soulagement pour la personne qui ne vit plus depuis qu’on lui a annoncé qu’elle était séropositive ! Et pourtant, c’est la conclusion à laquelle en arrivent d’éminents professeurs, chercheurs et médecins que l’on veut faire taire ».

Le Dr Elmiger ne peut qu’approuver cette hypothèse puisque, pour lui, la survaccination «qui sera un jour considérée comme l’un des errements les plus grotesques de l’histoire de la médecine» est le facteur principal de la déstabilisation énergétique, cause première de toutes les maladies.

Au mois de mars 1996, Arte diffusa l’émission «Sida : les doutes», qui accorda la parole aux «dissidents» comme le Pr. Duesberg. Le 14 mars 1996, sous la plume d’Isabelle Célérier, Le Quotidien du médecin faisait part d’une triple crainte qui, selon «un clinicien» très anonyme, émergeait face à une telle diffusion :

«Celle d’une baisse réelle de l’impact de la prévention si les gens se mettent à imaginer que le VIH n’est pas responsable du sida ; celle de voir les patients propulsés vers les charlatans et les médecines parallèles, car si le VIH n’est pas la cause, il faut en trouver d’autres et donc d’autres traitements ; et enfin celle d’assister à un désinvestissement des dons privés dans la recherche contre le sida.»

Cette crainte de voir les malades «propulsés vers les charlatans et les médecines parallèles» semble ridicule étant donné l’échec des soins officiels contre le sida. De plus, «le clinicien» cité par ce journal assimile les «charlatans» aux médecines parallèles ; au moins est-il parfaitement clair sur ce sujet. Hors la médecine officielle, point de salut ! Ceux qui n’adhèrent pas aux dogmes médicaux établis sont des charlatans, y compris les médecins qui soignent autrement, mais qui ont fait de classiques études de médecine, on ne le répètera jamais assez. Quant à la troisième crainte de ce praticien anonyme, le mot de la fin est enfin lâché : l’argent des dons risque de ne plus arriver ! Nous voilà de retour vers le fric et le cortège de mensonges et de fausses informations qu’il génère.

Dans Le Journal des psychologues, un article écrit par Henri-Claude Saint-Fleur concluait à ce sujet :

«La vraie épidémie réside dans l’étonnante facilité avec laquelle des idées absurdes ont pu cheminer à travers le monde et contaminer des esprits, parfois très brillants.» .

Un article paru dans Le Quotidien du médecin du 22 septembre 1993 citait le constat du Pr. Jacques Leibowitch, du service d’immunologie de l’hôpital Raymond Poincaré à Garches, qui affirmait, en août 1993, que les scientifiques ont une totale méconnaissance des mécanismes immunitaires : «Notre niveau de connaissance se situe à peu près là où en étaient nos pères en 1942, en matière d’hématopoïèse.»

L’association «Partage-Tanzanie», fondée en 1989 par Evelyne et Philippe Krynen, se consacre à sauver des enfants orphelins en Tanzanie, région particulièrement touchée et considérée il y a 15 ans comme l’épicentre du sida en Afrique. Alors qu’ils étaient partis pour aider un pays ravagé par la maladie et dont les experts prédisaient la décimation prochaine par ce nouveau virus, dès leur arrivée sur le terrain, ils se sont aperçus que les prévisions de l’OMS étaient erronées. Alors qu’on annonçait 40 à 50 % de cas à travers le pays, ils ne trouvèrent que 5,4 % de tests positifs.

Les critères de diagnostic du sida en Afrique restent encore, pour de nombreux médecins, la fièvre, une toux persistante, des diarrhées, une perte de poids de plus de 10 %. Or ces manifestations sont celles de la malaria, de la tuberculose, des infections parasitaires et de la malnutrition.

Cependant, le pays était véritablement sinistré, manquait de tout et surtout d’eau potable ; la population, très pauvre et mal nourrie, souffrait de paludisme, de pathologies communes et d’immunodéficience endémique. De plus, la drogue circulait chez les jeunes ainsi que l’alcool artisanal qui est un véritable poison car il contient du méthanol. Il était facile de constater que cette immunodéficience n’était pas due au VIH, mais à la tragique situation de la région. L’urgence n’était donc pas d’éradiquer un virus mais une trop grande pauvreté.

Après 15 ans d’action sur le terrain, le bilan de «Partage-Tanzanie» couvrant la population de 15 villages dans le district rural de Bukoba, soit environ 30 000 habitants, prouve que la catastrophe démographique prévue n’a pas eu lieu.

Au cours du colloque sur le sida en Afrique qui a eu lieu au Parlement européen le 8 décembre 2003, le Dr Marc Deru, membre du «Group for the scientific reappraisal of Aids» (Groupe pour une re-évaluation scientifique du sida) et qui a une grande expérience sur le terrain dans le Tiers-Monde, démontrait l’amélioration spectaculaire de la situation en Tanzanie bien qu’aucune mesure sanitaire extraordinaire n’ait été prise pour empêcher la dépopulation annoncée :

«En dehors de Bukoba, dans les zones rurales de la Kagera, il n'y a eu pratiquement aucune action sanitaire préventive ou curative antivirale. Seules l'amélioration progressive de la situation économique et l'aide au développement peuvent expliquer que la population a repris pied après le désastre des années 80.»

Le Dr Deru évoqua l’extraordinaire travail effectué par Partage-Tanzanie qu’il a pu constater lui-même sur le terrain. Cette ONG occupe actuellement quelque 300 salariés et comporte des centres de jour pour orphelins, des dispensaires s’occupant de nutrition et de soins de santé, des jardins d'enfants. Elle assure la réhabilitation de l’habitat et des cultures, l'aménagement de points d'eau potable, et des formations ménagères professionnelles.

Pendant les premières années, les tests VIH permirent de constater que les enfants malades guérissaient indistinctement, qu'ils soient séropositifs ou séronégatifs, à partir du moment où ils étaient correctement nourris et soignés. Peu à peu, les tests furent abandonnés, de même que la notion de la maladie épidémique, puisqu’ils ne présentaient aucun intérêt pratique. Actuellement, dans les cas d'immunodéficience sérieuse, on traite les maladies opportunistes et les diverses infections, et l’on restaure l'immunité par une alimentation équilibrée et des compléments vitaminiques. Les résultats sont spectaculaires : parmi les 4 000 orphelins de Partage-Tanzanie, la mortalité est d’environ le tiers de la mortalité infantile nationale, et le quart de la mortalité infantile régionale.

Au cours de son séjour en Tanzanie, le Dr Marc Deru a constaté que la population rurale avait une alimentation très carencée ce qui explique pourquoi l'immunité est précaire chez les jeunes enfants et chez les adolescents, et pourquoi les femmes sont si souvent épuisées après plusieurs grossesses et allaitements. La malaria est également un problème majeur, responsable d'un tiers de la mortalité générale et de plus de deux tiers de la mortalité parmi les enfants de moins de 5 ans.

«Donc depuis plus de 15 ans, les médias, tant scientifiques et médicaux que grand public, n'ont cessé de présenter l'Afrique comme le continent victime d'une nouvelle épidémie et promise au plus sombre avenir ; et pendant cette même période la population qui était dans l’œil du cyclone a continué de s'accroître comme avant.»

Le Dr Deru a signalé la divergence entre la communauté internationale alertée et mobilisée en vue d’une nouvelle épidémie virale gravissime, et la réalité constatée sur le terrain où l’on observe seulement une population très pauvre, mal nourrie et souffrant de pathologies communes dans ces pays. Il a expliqué la discordance entre le discours scientifique et ce que l’on constate sur place par le fait que

«les experts internationaux n'observent pas la même chose que les acteurs de terrain : les uns (les experts) s'intéressent aux résultats de tests “VIH”, c'est-à-dire l'épidémiologie sérologique, tandis que les autres sont concernés par les malades et les maladies, c’est-à-dire par l'épidémiologie clinique. Ce n'est pas du tout la même chose. L’épidémie dont parlent nos journaux est le produit des estimations de l’OMS et repose sur les résultats de tests sérologiques antigènes-anticorps (AG-AC), ce que l’on appelle les tests “VIH”. Or, que signifie en Afrique un tel test AG-AC positif ?»

Le Dr Deru a alors expliqué à quel point ces tests sont inutiles et même nuisibles, car ils donnent l’illusion d’un diagnostic précis, provoquent panique et désespoir, et détournent l'attention des sources réelles des déficiences immunitaires.

«Pour celui qui travaille sur le terrain, il n'y a pas d'épidémie “VIH/sida”, il y a seulement une endémie d'immunodéficience qui a toujours existé en Afrique, avec des hauts et des bas dépendant des conditions de vie et de nutrition, il y a seulement des malades immunodéprimés souffrant d’affections bien connues depuis longtemps et curables par des soins appropriés.»

Pour ce médecin belge, la seule attitude raisonnable est de diagnostiquer et traiter les maladies cliniquement visibles. «Si notre souci est la santé des populations africaines, alors il est urgent de changer de discours. Le simple bon sens autant que la raison scientifique le commandent impérieusement».

Ainsi, le seul mal à éradiquer est l’origine de l’immunodéficience de ces enfants, c’est-à-dire, encore et toujours, la misère, le manque de nourriture et d’eau potable, les mauvaises conditions d’hygiène, mais aussi le déficit affectif. Mais leurs remèdes ne sont pas commercialisés par les laboratoires, donc il n’est pas question d’en faire l’apologie.

Aussi, il va de soi que dès que furent connus les premiers résultats très encourageants obtenus sans aucun traitement médical particulier, «Partage-Tanzanie» n’eut plus accès aux médias, et son action humanitaire resta dans l’ombre, alors que sa réussite aurait dû être annoncée partout dans le monde comme un gage d’espoir et aurait dû réjouir tout être humain normal. Si ces résultats avaient pu être attribués aux médicaments, tous les médias en auraient parlé et en parleraient encore. Heureusement, cela n’a pas arrêté les Krynen dans leur œuvre humanitaire, et ils obtiennent de spectaculaires résultats avec une nourriture saine, de l’eau potable et de l’affection. On ne peut évidemment limiter la situation de l’Afrique à la seule Tanzanie, mais cet exemple, si restreint soit-il, est tout de même significatif.

D’autres chercheurs sont d’accord pour privilégier l’amélioration de la physiologie des patients, mais pour eux, cela ne veut pas dire qu’ils soient indemnes du virus ou d’éventuels autres facteurs pathogènes. J’ai rencontré des biologistes qui poursuivent une étude avec un antioxydant qui permet d’augmenter la viabilité cellulaire dans le sang des patients séropositifs à un niveau supérieur à la viabilité des cellules d’individus sains. Pour eux cela ne prouve pas que les facteurs pathogènes sont éliminés, mais l’amélioration de l’état des malades est évidente. Ces chercheurs développent également dans leur Fondation une politique d’amélioration nutritionnelle qui leur semble essentielle.

En 1993, Neville Hodgkinson s’était rendu en Afrique pour effectuer un reportage sur la « terrible épidémie » qui menaçait le peuple africain, décimant les villages. Grande avait été sa surprise de ne pas voir de villages dévastés par la maladie, ou des orphelins fuyant devant les drames et la mort. En octobre 1993, il avait publié dans le Sunday Times le compte-rendu de son voyage en Tanzanie, où il venait de rencontrer Philippe Krynen et son équipe. Son article a déclenché un véritable scandale au Royaume-Uni, aussi bien dans le monde médical que journalistique, chacun étant alors complètement subjugué par les images d’enfants décharnés, gisant au bord des routes ou dans des lits de fortune, mourant de la «terrible maladie». Comment osait-il ne pas abonder dans ce sens, en faisant pleurer les lecteurs sensibles — ce qui engendre les plus gros tirages ? Comment osait-il prétendre que les enfants ne mourraient pas le long des routes, tués par le «terrible virus» ?

Au cours du Colloque de décembre 2003, évoqué plus haut, Hodgkinson, qui assistait aux débats, raconta qu’après la parution de son article, la Task Force européenne a envoyé un représentant en Tanzanie pour demander que Philippe Krynen soit expulsé du pays. «Fort heureusement, le président est intervenu et a empêché cette expulsion. Mais la Task Force a mis fin à toute contribution au groupe caritatif qui travaillait en Tanzanie» . Cette attitude confirme la véracité des accusations des «dissidents du sida».

Christina Maggiore découvrit en 1992 qu’elle était séropositive et son médecin lui expliqua alors qu'elle devait se préparer à mourir. Lorsqu’elle apprit que les traitements pourraient la rendre malade, elle refusa de les suivre et leur préféra des thérapies naturelles qui se sont avérées très efficaces car, quelques mois plus tard, elle était en pleine forme. Elle découvrit alors, à travers la littérature médicale, que les tests VIH ne sont pas fiables et que l'hypothèse du VIH comporte d'énormes failles. Convaincue que c'était le genre de chose que les gens devaient savoir, elle fonda l'association «Alive and Well Aids Alternatives» qui diffuse des informations pour les personnes qui, comme elle, veulent prendre les décisions concernant leur santé en toute connaissance de cause .

Les deux enfants de Christina Maggiore, âgés de 2 et 6 ans, n'ont jamais subi aucun test ni aucun traitement tout en se portant très bien, à l’instar des milliers de séropositifs en bonne santé qui ne prennent pas de médicaments, mais qui fortifient leur système immunitaire par des thérapies naturelles. Malheureusement, au moment de terminer cet ouvrage, j’ai appris par le journaliste Liam Scheff, déjà longuement cité, que la fille de Christina Maggiore a eu une infection de l’oreille au printemps 2005. Comme cette infection résistait aux traitements naturels dispensés par un naturopathe, sa mère l’a alors emmenée à l’hôpital et s’est laissé convaincre de la soigner avec des antibiotiques.

Or sa fille décéda 24 heures plus tard d’une crise cardiaque inexplicable. Christina Maggiore est détestée par le lobby du sida pour lequel elle représente un réel danger, et ses amis ne se gênent pas pour dire à haute voix que cette mort est suspecte car l’enfant n’avait jamais été malade auparavant. Certains pensent qu’elle a été empoisonnée pour faire taire sa mère qui a un autre enfant et peut tout craindre pour lui.

Si l’on en croie John Le Carré, cité plus haut, les intérêts de «Big Pharma» passent en priorité avant la vie humaine. On peut donc se poser des questions.

Signalons qu’un médicament à base de plantes contre le VIH vient d’être mis au point par des scientifiques thaïlandais et chinois. Un test clinique a été conduit auprès de 120 patients séropositifs thaïlandais et, d’après Gan Fanyuan, de l'Institut de botanique de Kunming dans la province du Yunnan en Chine, l'efficacité du médicament a été constatée dans 89 % des cas.

À l’issue des recherches menées par la Thaïlande et l'Institut de botanique de Kunming, le ministre thaïlandais de la Santé publique a approuvé l'importation de ce médicament à base de plantes, connu sous le nom de SH. Les deux parties négocient actuellement la manière dont les ingrédients pourront être importés de Chine pour être fabriqué en série en Thaïlande. «La production de ce remède constitue une percée majeure dans la coopération bilatérale en matière de médecine traditionnelle chinoise», a confié Gan Fanyuan au journal The Nation Newspaper. «Ce médicament jouera un rôle important dans la lutte internationale contre le sida et rendra populaire la médecine chinoise à base de plantes dans le monde entier». La Chine a conclu des accords avec les États-Unis et le Nigeria pour l'exportation de la formule de ce nouveau remède. Il est évident que certains grands laboratoires vont se mettre sur les rangs.

L’AZT est l’une des causes établies d’immunodéficience

Dès sa découverte, ce médicament a déclenché de vives polémiques, étant considéré comme un médicament-miracle par certains et un poison mortel par d’autres. De toute manière, on est en droit de se demander pourquoi la FDA a donné avec une hâte tout à fait inhabituelle l’autorisation de mise sur le marché de l’AZT (azidothymidine), produit par le groupe britannique Wellcome et qui revenait dès sa sortie à dix mille dollars par an pour chaque malade. Mais lorsque certaines publications mirent en cause l’efficacité du produit et signalèrent ses effets secondaires, les actions de Wellcome chutèrent à la Bourse de Londres. C’est alors qu’intervint le secrétaire d’Etat à la Santé britannique, le Dr Sullivan. Il déclara que l’AZT était bon, non seulement pour les sidéens déclarés, mais aussi pour les séropositifs. Cette déclaration provoqua une remontée spectaculaire (+ 300 % !) des actions de Wellcome. Ceci explique donc cela.

L’Express du 25 avril 1991 signalait que les praticiens qui préconisaient l’AZT reconnaissaient que les améliorations constatées s’estompaient après six mois de traitement. Cela n’a pas empêché la Wellcome, qui possède le monopole de la fabrication de ce médicament, de proclamer sa grande efficacité dans Le Quotidien du médecin du 24 mars 1992, mais il est notoire que ce journal n’est qu’un panneau publicitaire pour les spécialités pharmaceutiques. D’après L’Express du 25 avril 1991, on pouvait craindre que les déclarations de ce laboratoire ne soient liées aux bénéfices considérables que lui rapporte l’exclusivité mondiale de la vente de l’AZT. Ce médicament, le plus cher du marché, a engendré des sommes fabuleuses, et la Wellcome a augmenté son capital de dix milliards de dollars dès son introduction sur les marchés mondiaux.

Pour le Pr. Duesberg, ce n’est pas le virus qui tue, mais la drogue qu’il y a au bout de la seringue. Il n’a pas hésité à affirmer qu’il faudrait interdire l’AZT qui constitue une source majeure du sida.

«Je dis même que l’AZT, c’est le sida sur ordonnance ! Cette substance, la zidovudine, empêche le processus de copie de l’ADN dans les cellules, bloquant ainsi la multiplication du virus VIH, mais détruisant par la même occasion toutes les cellules en cours de reproduction, et principalement les cellules du système immunitaire ! L’AZT est non seulement inutile, mais fatal : il ne provoque qu’un bref renforcement du système immunitaire en début de traitement, par “réaction”, puis il provoque la déficience immunitaire qu’il est censé combattre.»

Il ajoutait dans son constat que les personnes séropositives qui ont une espérance de vie de dix ans ne tiendront pas plus d’un an en prenant de l’AZT.

 

«L’AZT tue aussi bien les cellules contaminées que les cellules saines, il ne peut pas faire la différence. Il tue les cellules T, les cellules B, les cellules rouges (qui transportent l’oxygène), il tue toutes les cellules. L’AZT est un exterminateur à la chaîne de l’adénosynthèse de toutes les cellules.»

 

Le journal médical Jama du 17 mai 1994 remettait aussi en question l’intérêt et l’efficacité de l’AZT dans le traitement du sida. Les résultats préliminaires d’une étude multicentrique, randomisée, n’ont pas démontré que le traitement précoce par l’AZT apportait un bénéfice significatif en termes de survie ou de vitesse de progression de la maladie par rapport à un traitement tardif. Pour Jama, l’épuisement de l’efficacité de ce traitement dans le temps pourrait être lié à l’apparition d’une résistance du virus, parallèle à la détérioration du «statut immunitaire» du patient.

De nombreuses publications médicales ont dénoncé les dégâts causés par l’AZT, dont The medical letter qui signalait :

«Parmi ses 56 effets secondaires, il faut citer la dépression médullaire, la granulocytopénie et la piastrinopénie, c’est-à-dire des altérations hématiques mortelles. Le patient ne meurt plus du sida, mais des effets dus au médicament. L’AZT empêche la copie de l’ADN dans les cellules. Il détruit toutes les cellules du système immunitaire et toutes les cellules en cours de reproduction.»

À son tour, Panorama du médecin du 16 février 1996 soulignait l’arrêt d’un traitement expérimental par l’AZT chez des enfants atteints du sida aux États-Unis, à cause de son efficacité trop faible et surtout de ses effets hématologiques indésirables.

Cela n’a pas empêché le laboratoire d’imposer cette lourde chimiothérapie à titre préventif chez des sujets en parfaite santé, avec la complicité des pouvoirs publics.

Partout dans le monde, des malades ont réagi et porté plainte. Les laboratoires ont fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires et ont été accusés de crimes d’empoisonnement, particulièrement aux États-Unis et en Grande-Bretagne. En France, appuyé par de nombreux malades, séropositifs, associations et professionnels de la santé qui espéraient que cette action permettrait de faire la lumière sur l’extrême toxicité de l’AZT, un séropositif, Marc Crouzier, avait intenté au laboratoire Glaxo-Wellcome un procès pour empoisonnement.

«Pourquoi, demandait-il, une AMM a-t-elle été délivrée pour un médicament dont toutes les expérimentations ont été réalisées à l’étranger et financées par son promoteur ? Pourquoi les résultats des essais sont-ils toujours restés illisibles sauf peut-être pour leurs commentateurs, du fait des manipulations statistiques qui les avaient désinformés ? Pourquoi dans tous les commentaires et surtout dans les médias, la toxicité n’est-elle jamais franchement prise en compte ? L’AZT, ce médicament “miracle” du sida n’a jamais permis à quiconque de guérir, n’a jamais empêché la progression fatale vers les stades terminaux de la maladie. Bien au contraire, il induit des effets secondaires qui sont les mêmes que les symptômes du sida. Alors, pourquoi mentir en oubliant de dire que, vraisemblablement, des gens sont morts d’avoir pris de l’AZT avant de mourir du sida ?»

Marc Crouzier est mort peu après, tué comme il le disait non par la maladie mais par l’AZT, et le procès est donc tombé à l’eau.

Près de cent mille articles scientifiques ont déjà été publiés sur le VIH, on a investi des milliards dans cette recherche, des dizaines de milliers de personnes sont soignées à l’AZT et l’on peut affirmer que ces immenses moyens n’ont pas réussi à sauver de nombreuses vies comme on le prétend. Il n’est pas le seul, mais c’est l’un des plus grands constats d’échec dans l’histoire de la médecine. Selon le New York Times et Time magazine, en 1996, 450 000 Américains prenaient quotidiennement de l’AZT. Or 94 % des décès se sont produits depuis que les patients ont commencé à consommer cette drogue en 1987.

Actuellement, les trithérapies connaissent le même engouement que celui dont jouissait l’AZT il y a quelques années. À ce sujet, le Pr. Montagnier insiste : «La trithérapie ne débarrasse pas la personne du virus». Il en est de même pour les tri ou quadrithérapies, le virus n’est qu’endormi. En effet, la trithérapie permet de faire chuter la charge virale à moins de 200 copies en quelques semaines, mais les résistances aux anti-protéases se développent rapidement. Les plus récentes publications suggèrent que 20 à 30 % des malades infectés par le VIH le sont par des virus résistants aux inhibiteurs des protéases. Et à l’arrêt de la trithérapie, la charge virale s’élève rapidement avec la reprise d’une multiplication intense du virus VIH.

Science et avenir d’avril 1999 citait Thierry Bignand, auteur de Réflexion sur l’infection à virus VIH :

«J’ingurgite une quarantaine de comprimés par jour. Malade depuis 1983, je suis passé par la mono, la bi, la tri puis la quadrithérapie. Tout le monde n’a pas la volonté de prendre un traitement difficile à supporter qui présente plein d’effets secondaires et est prescrit à vie.»

L’article paru dans Le Monde du 26 janvier 1997 confirmait l’inquiétude des spécialistes en signalant que «certaines souches de VIH résistent aux nouveaux traitements». Ces craintes sont aggravées par le problème du suivi thérapeutique. Aussitôt que le protocole lourd du traitement est relâché, le plus souvent en raison d’effets secondaires graves, le patient court le danger de voir émerger des virus mutants et résistants.

Le 18 septembre 1997, le même journal s’inquiétait une nouvelle fois de la progression des résistances aux trithérapies en titrant à son tour : « Huit mille personnes risquent de se retrouver en situation d’échec thérapeutique. » Et le 29 septembre de la même année, La Revue du praticien-Médecine générale titrait : «Sida, alerte aux résistances». Dans cet article, le journaliste Franck Nouchi annonçait :

«Les huit principales associations d’aide aux patients atteints du sida réunies au sein du groupe TRT-5 ont lancé un véritable cri d’alarme à propos de l’émergence de phénomènes de résistances médicamenteuses chez les personnes traitées par anti-protéases».

Le Kaletra®, fabriqué par la compagnie Abbott, est indiqué pour le traitement des adultes et des enfants de plus de deux ans. Il a été approuvé hâtivement alors qu’il est encore à l’étude et l’on ignore la plupart de ses effets secondaires. Cependant, les fabricants eux-mêmes signalent dans la notice que l’un de ses ingrédients, le ritonavir, donne le cancer aux animaux et que les essais sur les humains sont encore en cours.

Le Vidal précise qu’il « ne guérit pas l’infection par le VIH ni le sida. Il ne réduit pas le risque de transmission du virus VIH par contacts sexuels ou par contamination sanguine ». On se demande alors à quoi il sert et s’il est normal de faire courir de grands risques aux utilisateurs pour si peu de résultats, à part le chiffre d’affaires qu’il génère. En effet, depuis son approbation par le CDC il y a quatre ans, il est un médicament-vedette d’Abbott et devait rapporter en 2004 plus de 800 millions de dollars pour ses ventes dans le monde.

D’après l’agence Reuter, la FDA a publié une lettre enjoignant le laboratoire de cesser d’exagérer les bienfaits de ce produit et de cacher les informations concernant « ses risques mortels ». Déjà, en juin 2004, la FDA lui avait donné l’ordre de cesser d’affirmer que le Norvir®, frère jumeau du Kaletra®, était le moins cher des anti-rétroviraux, de prétendre qu’il supprime le VIH et qu’il évite la transmission du virus, et aussi de cacher des risques encore ignorés. En outre, Abbott a omis de signaler les médicaments qui ne peuvent, en aucun cas, être pris en même temps que le Norvir®. Bref, la FDA ne cesse d’accuser Abbott de mensonges au sujet de ces produits mais, grâce à ces mensonges, le laboratoire continue de les vendre impunément.

On pourrait cyniquement résumer l’état des lieux concernant le sida par des affichettes imprimées par l’association Sidaction qui annonçaient, il y a quelques années : «Aujourd’hui, le seul chiffre rassurant concernant le sida est celui que vous inscrirez en haut d’un chèque». Considérant tous les chèques qui ont déjà été donnés, il est difficile d’être rassuré. Donner, c’est la seule chose qu’on demande aux citoyens. Donnez toujours, nous gérerons le reste !

Le vaccin dont on parle tant

En Thaïlande, on a recruté 16 000 volontaires pour la deuxième expérience à grande échelle d’un vaccin, expérience qui devrait coûter 119 millions de dollars, alors que de nombreux spécialistes du sida affirment qu’il ne «marchera» jamais. Ils critiquent violemment ce vaccin expérimental et le gâchis de bonnes volontés et d’argent dépensés en vain. Les premiers essais ont définitivement prouvé que l’un des deux vaccins expérimentés, l’Aidsvax, n’a aucun effet protecteur et aucune étude ne suggère que l’autre vaccin, l’Alvac, sera plus efficace.

À des milliers de kilomètres de là, en janvier 2004, 22 chercheurs internationaux ont envoyé au journal Science une lettre dans laquelle ils demandent si, après l’échec de l’Aidsvax en Thaïlande et aux États-Unis, il est sage de poursuivre des essais qui à leur avis «ont peu de chance de générer une protection efficace contre cette maladie». Le coût de l’opération étant très élevé, «un nouvel échec risquerait de saper la confiance du public et des politiciens en notre capacité de développer un vaccin actif. Sans doute vaut-il mieux éviter un autre scénario prévisible.»

Cette lettre a causé un raz-de-marée, mais les essais sont déjà très engagés, financés par les fonds de l’Institut National de la santé des États-Unis et menés par des chercheurs du ministère de la Défense ainsi que par l’armée thaïlandaise. Les essais de l’Aidsvax-Alvac, déjà injecté à 8 000 personnes en Thaïlande, ont, pour l’instant, les mêmes piteux résultats que ceux qui ont été obtenus par le vaccin d’Andrew McMichael, professeur à Oxford, en collaboration avec l’université de Nairobi. Ces essais, patronnés par l’IAVI (International Aids Vaccine Initiative) ont été abandonnés à cause de l’indigence de la réponse immunitaire.

Ceux qui s’intéressent à ces tests du vaccin en Thaïlande se divisent en deux groupes. L’un, le Treatment Action Group de New York déplore leur poursuite, et Richard Jefferys pense que c’est un cas de «politique opposé à la science», une simple affaire de relations entre le gouvernement thaïlandais et celui des États-Unis. Mais Warren Mitchell, directeur de Aids Vaccine Advocacy, prétend que si l’on arrêtait à présent les essais le résultat serait pire qu’un échec après l’expérience. Ses arguments sont peu convaincants : «Nous ne savons pas vraiment si ces essais avec les deux vaccins vont marcher. Nombreux sont ceux qui ne le pensent pas, mais ils peuvent modifier la progression de la maladie». Comment ?

Après 80 essais menés avec 30 vaccins différents, certains scientifiques pensent qu’il ne sera jamais possible d’en trouver un seul efficace à cause de la nature du virus qui mute sans cesse et très rapidement, échappant ainsi aux tentatives de le bloquer ou le détruire. Ce constat semble d’une logique implacable.

Cela n’a pas empêché le Pr. Kazatchkine, directeur de l’Agence nationale de recherche sur le sida, de lancer en 2004 un appel à des volontaires — il lui en fallait 132 — afin d’expérimenter son «candidat vaccin». Sans doute pensait-il que celui-ci serait plus efficace que les autres puisqu’il est français et que nous restons les meilleurs.

Toutefois, on pouvait sentir chez lui un sentiment d’envie envers les États-Unis qui dépensent plus que la France en la matière. «Quand la France consacre 130 millions de dollars à la recherche sur le sida, et 10 % de ce budget au vaccin, les États-Unis dépensent 3,2 milliards de dollars dont 760 millions au vaccin». Le Pr. Kazatchkine espérait sans doute que son appel délierait le porte-monnaie des Français auxquels la Recherche demande toujours plus d’argent pour continuer à chercher sans trouver.

Cependant, Le Figaro du 3 février 2005 nous apprenait que l’Affsaps avait suspendu ce premier essai européen de phase 2 pour le candidat vaccin préventif contre le sida «après qu’outre-Atlantique, un patient volontaire pour le même genre de test eut développé une myélite inexpliquée». Cependant, Michel Kazatchkine estime que sa «stratégie n’est pas remise en question», bien qu’il s’inquiète de la «situation psychologiquement difficile» où se trouvent les volontaires. On peut les comprendre. Les réunions d'experts se multiplient afin de savoir s’il faut reprendre les essais.

Le Dr David Rasnick, physiologiste, biologiste moléculaire et biochimiste de l’Université de Berkeley, résumait parfaitement la situation il y a quelques années :

«Depuis 20 ans, le sida a coûté 118 milliards de dollars. Nous n’avons aucun médicament, aucun vaccin, aucun progrès en vue. À la place, nous avons des milliers de gens rendus malades et même tués par des drogues toxiques. L’industrie du sida représente des milliards de dollars et emploie 100 000 personnes.»

On peut ainsi parodier ce que l’on a toujours dit du cancer et des milliards que cette industrie rapporte : «Le sida fait vivre beaucoup plus de gens qu’il n’en tue».

Cependant, un point reste primordial. Comme l’explique le Dr Rasnick, les spécialistes du sida partent toujours du principe que leurs patients n'ont aucune chance de guérir et sont condamnés. Aussi, personne ne se demande si un sidéen n’est pas malade à cause de la toxicité des médicaments et s’il n’est pas tué par les drogues qu’on lui fait absorber plutôt que par le virus.

Ces essais de vaccins sur des populations non-informées, mais néanmoins consentantes, coûtent des fortunes et mettent même des vies en danger, mais rien n’égale en horreur ce qui se passe actuellement aux États-Unis sous le prétexte de tester des remèdes contre le sida.

 

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