Mercredi 4 juillet 2012 3 04 /07 /Juil /2012 10:24

6153561895_bef2990a45.jpgChaque jour à Sotchi, la pittoresque station balnéaire russe de la mer Noire, un dauphin mort blanchit sur la plage. Au début de la saison touristique, ces décès mystérieux n'ont pas encore trouvé d’explication, mais ces carcasses de dauphins sont devenus de vrais trouble-fête pour les vacanciers, amateurs de plages pittoresques et des panoramas vierges.

La semaine dernière plusieurs petits dauphins morts étaient couchés le ventre en l’air sur la plage de Sotchi. D’autres flottaient dans l’eau. Cette hécatombe se poursuit actuellement tout le long de la côte russe de la mer Noire, mais depuis quelques semaines; ils ont également été repérés sur les côtes ukrainiennes.

Les écologistes sont de plus en plus inquiets, car le nombre de dauphins morts dans la région s’élève à environ 300 à ce jour. Les autorités locales n'ont fait aucune tentative sérieuse pour enquêter sur les décès, affirmant que les animaux sont trop endommagés lorsqu'ils atteignent le rivage pour subir des analyses de laboratoire. Les autorités accusent les braconniers et les filets de pêche, ou bien ils prétendent que l'hiver exceptionnellement froid a entraîné des dauphins de la mer d'Azov vers la mer Noire, bien plus chaude. Certains experts, comme le zoologiste local Konstantin Andramonov, soupçonne un certain virus qui sévirait environ tous les 20 ans. Cependant, de nombreux autres experts pensent que ces décès sont dus à une pollution croissante de la région. « Si les créatures de la mer qui sont adaptés à la vie marine réagissent de cette façon, quelles seront les conséquences pour l'homme ? » demande Noskovets qui affirme : « Chaque année, de nombreuses personnes souffrent les cas d'empoisonnement après s’être baigné dans la mer, et sont toujours considérées comme des victimes d'intoxication alimentaire. C'est un affreux mensonge de nos autorités, qui ont peur de dire qu’en vérité ; la mer Noire est tout simplement empoisonnée. »

Mais il n’y a pas que la mer Noire qui soit empoisonnée. Au Pérou, les autorités sanitaires tirent la sonnette d'alarme après la mort mystérieuse de centaines de dauphins et de pélicans. En moins de deux semaines 1 500 pélicans ont été retrouvés morts sur près de 200 km de côtes péruviennes. Entre janvier et avril, près de 900 dauphins se sont échoués morts sur le littoral nord du pays. Et à présent, ce sont les crustacés qui s'échouent par milliers.

Et selon Nature Alerte du 28 mai 2012, ce sont maintenant des milliers de crustacés qui ont été retrouvé morts il y a quelques jours sur plus de 80 mètres de la plage de Pucusana prés de Lima. L'institut sanitaire péruvien l'Imparpe s'est emparé de l'enquête : des échantillons ont été prélevés afin de tenter de déterminer les raisons de cette nouvelle hécatombe insolite. D’après le ministère de l'Environnement Péruvien la raison de cette hécatombe serait tout bonnement des « morts naturelles dues à une eau de mer trop chaude ».

2839497482_d18b2708d5.jpgPour le directeur de l'ONG Mundo Azul, le biologiste allemand Stefan Austermühle, la mort massive des pélicans et des dauphins   « représente un risque pour la santé humaine en raison de la possible mutation d'un virus ». Dans le doute, les responsables du secteur de la santé dans les régions les plus touchées ont demandé aux habitants de la zone de ne pas manger de poisson cru, d'éviter de se baigner et de s'éloigner des plages où les animaux ont été trouvés morts. Un drame pour ce pays où le plat national, le ceviche – savoureux tartare de poissons – est une véritable religion. Pour sa part, l'Organisation scientifique pour la conservation des animaux aquatiques (ORCA) attribue le décès des dauphins aux activités d'exploration des compagnies pétrolières dans la zone, qui, selon elle, produisent des bruits affectant les cétacés victimes d'un « impact acoustique ».

D'autres sources incriminent également « la pêche excessive » de certaines espèces, en particulier l'anchois, dont se nourrissent les pélicans, et qui constitue un secteur économique majeur du Pérou. Selon l'ancien ministre de la santé, Uriel Garcia, les oiseaux  mourraient donc plutôt de faim que des suites d'une maladie. L'expert en météorologie Abraham Levy estime, quant à lui, que ces récents phénomènes pourraient être liés au réchauffement des eaux du Pacifique, qui « altère la chaîne alimentaire ». Les anchois, rechercheraient l'eau froide plus en profondeur, et échapperaient ainsi aux pélicans, explique le New York Times. D'après une biologiste interrogée par le quotidien américain, ce petit poisson pourrait bien être le dénominateur commun entre toutes ces morts inexpliquées.

Des autopsies sont en cours pour déterminer les causes de la mort des animaux. 

Enfin, un autre fait significatif est ce qui se passe dans le petit port de pêche d'Ohara dans la ville d’Isumi de la préfecture de Chiba au Japon, où des dizaines de tonnes de sardines se sont échouées mystérieusement ces derniers jours. Selon la presse locale les sardines ont commencé à s'échouer mystérieusement  le 3 juin vers midi jusque dans l’après midi du 4. Et l'énorme quantité de poissons pourris qui s’est ainsi accumulée dans le port, à présent recouvert d’un veritable « tapis de sardines », empeste toute la région.

La suppression des animaux marins est en marche. 

Voir les 0 commentaires Par Sylvie Simon - Publié dans : Société, Corruption, Dérives/ Scandales Sanitaires
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Biographie

Sylvie Simon était auteur et journaliste. Elle a écrit plusieurs romans et de nombreux ouvrages sur divers sujets. Depuis quelques années elle s‘était spécialisée dans le domaine de la Santé et celui des dérives de la Médecine. Sylvie Simon se battait contre la désinformation et les sophismes en matière de santé et d’écologie, sujets de brûlante  [...]

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