L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


La médecine est-elle un art ou une science ?

Publié par Sylvie Simon sur 12 Novembre 2010, 15:49pm

Catégories : #Santé- Thérapie- Dépistage- Pharmacopée

info-desinfo.jpgChronique de Sylvie Simon 

«  Un médecin est un homme qui verse des drogues qu’il connaît peu dans un corps qu’il connaît moins », disait Voltaire dans ses Epigrammes.

La situation n’a pas beaucoup évolué depuis lors, car le plus crucial problème de la médecine de notre époque ne réside pas tellement dans le domaine de la connaissance scientifique mais plutôt dans celui de l’écoute et de la compréhension du vivant. Nous avons échangé les médecins humanistes de la première moitié du XXe siècle contre de simples techniciens.

Le « bon vieux médecin », de ville ou de campagne, qui « rendait visite » aux familles savait écouter. Il était aussi l’ami, le conseiller, le confesseur. Il connaissait les antécédents et l’histoire des malades et de leurs proches, aussi bien sur le plan de la santé que celui de la psychologie. Souvent, sa seule parole guérissait et, non seulement il savait guérir, mais aussi il savait prévenir la maladie.

Hélas, cette sorte de médecins, comme on en connaissait tant autrefois, a presque entièrement disparu du paysage médical pour laisser la place à de simples vendeurs de médicaments, des prescripteurs comme on les qualifie souvent. Pour eux, il n’y a pas d’individus mais seulement des maladies répertoriées et pour chacune d’elles il existe un traitement chimique approprié à cette maladie plutôt qu’à celui qui la manifeste.

Ainsi, peu à peu, la commercialisation des produits thérapeutiques chimiques a transformé le malade en consommateur et le médecin en représentant de commerce, conditionné par les laboratoires pharmaceutiques et ignorant bien trop souvent les effets secondaires des médicaments qu’il ordonne.

Que reste-t-il du patient dans tous cela ?
Il est vrai que le mot patient vient du latin patiens, qui veut dire : endurant, qui supporte. Le patient a donc par essence une aptitude à supporter les maux de l’existence avec résignation.

 

DES SCIENTIFIQUES ET NON DES HUMANISTES.

De nos jours, les étudiants sélectionnés pour « faire médecine » sont recrutés dans les sections scientifiques, souvent sur le seul critère de posséder une bonne mémoire, et on leur demande surtout d’apprendre par cœur sans jamais poser de questions, ce qui ne risque pas d’améliorer la situation actuelle.

Quant à la médecine hospitalière, nombre de patrons ont oublié leurs idéaux primitifs et entretiennent un rapport de force avec leurs malades. Comme le disait si bien le Pr Alexandre Minkowski, « le meilleur moyen de devenir mandarin est d’être fils de mandarin, ou bien de devenir le valet d’un mandarin ». Il est évident que dans cette optique, il reste peu de choses de la médecine d’Hippocrate et qu’il existe une collusion entre le médecin, la recherche médicale, les laboratoires et l’argent, tout cela au détriment des malades.

Ainsi, le rapport privilégié entre un malade et son médecin, qui repose essentiellement sur les échanges, disparaît peu à peu. Le médecin ignore souvent tout de son malade et celui-ci n’ose pas lui confier ses états d’âme, ses angoisses, et encore moins lui poser des questions, au risque de s’entendre dire qu’il serait incapable de comprendre ce qu’il encourt en étant malade et de quelle façon les médicaments ordonnés peuvent agir ou ne pas agir sur lui.

Et de toute façon, même si le médecin cache en lui des vertus humanistes, comment aurait-il le temps d’écouter son malade lorsqu’il est envoyé d’urgence chez un inconnu par SOS médecins, ou qu’il participe à la tournée d’un « patron » à l’hôpital, faite au pas de course auprès d’un malade dont on ne connaît que le numéro de lit ou le nom de la pathologie.

Seul subsiste alors le pouvoir du médecin sans aucune réciprocité. Et le malade reste dans l’obscurantisme et l’ignorance. Cette ignorance le cantonne dans un état d’infériorité par rapport à celui qui « sait », ce dont la médecine moderne profite largement.

Impressionné par ce « savoir », le patient finit par oublier son libre-arbitre, ses propres sensations, ce que ressent son corps. Il se met de son plein gré sous la coupe d’un médecin qui ne l’écoute pas et le fait entrer péremptoirement dans le moule d’une maladie cataloguée qui détermine le traitement préconisé.

Certains médecins hospitaliers, mandarins autoritaires, ne cachent pas leurs changements de point de vue lorsqu’ils sont eux-mêmes malades, et se retrouvent de l’autre côté de la barrière du pouvoir. Car, dans ce domaine, il s’agit du problème du pouvoir médical et de cet abus de pouvoir.

En outre, notre médecine officielle persiste à ignorer le sens de la maladie perçue comme un langage du corps, une prise de conscience et une métamorphose qui mènera ensuite à ce que l’on nomme guérison.

L’origine de la maladie ne réside jamais dans le corps physique, mais bien dans une partie plus subtile de l'être, sa « psyché », qui renferme ses émotions, ses mémoires, enfouies ou pas, et qui échappera toujours aux investigations « scientifiques » : examens, dosages et autres. Elle ne peut être découverte que par l’écoute du patient.

Pour guérir, il faut d’abord décrypter les causes précises du mal, et définir ce que signifie la « santé » pour le malade. La médecine orthodoxe ne tient aucun compte des différences entre les individus et prescrit un remède standard qui risque d’induire une iatrogenèse qui peut être pire que le mal.

 

LE SAVOIR « SCIENTIFIQUE » DES MÉDECINS

Pour en revenir à l’opinion de Voltaire sur la médecine, on se demande, de nos jours encore, si les médecins connaissent bien les drogues qu’ils prescrivent. On peut en douter lorsqu’on apprend que la plupart des médecins ne savent même pas ce que contiennent les vaccins qu’ils recommandent expressément, ou qu’ils n’ont jamais lu de publications sur les effets secondaires, parfois effrayants, de certaines drogues qu’ils préconisent. La plupart d’entre eux sont « informés » par les laboratoires fabricants. Peut-on être juge et partie en toute indépendance ? Sûrement pas !

Dès les premières années de leurs études, avec la caution gouvernementale, les laboratoires dépensent en moyenne 12 000 euros par an et par médecin pour orienter sa prescription et assurer sa « formation médicale continue ». On peut ainsi juger de « l’objectivité » médicale de ces médecins. En février 2001, la revue médicale Prescrire dénonçait les sommes vertigineuses dépensées par les laboratoires pour la promotion des médicaments en France, soit 16,5 milliards de francs pour la seule année fiscale 1998, en souhaitant que « les professionnels de santé réfléchissent sur ces chiffres exorbitants ».

Mais le système est bien installé. Le poids grandissant de l’industrie pharmaceutique et la soif intarissable de profits financiers porte atteinte à la santé des citoyens, car la maladie ne fait plus partie de la vie et doit être éliminée à grands coups de chimie.
Par le truchement des médias, on instille puis on entretient la peur de la maladie chez les citoyens, et cette peur assure la pérennité de cette dictature médicale.

La France est le pays d’Europe dans lequel l’état de santé des individus passe souvent après les intérêts financiers, mais c’est aussi celui où la contrainte est la plus forte : obligations vaccinales, non reconnaissance des médecines alternatives, interdiction pour les médecins de soigner selon « leur âme et conscience », et interdiction absolue d’utiliser des médicaments qui n’ont pas reçu leur AMM, mais qui ont pourtant des milliers de guérisons à leur actif. L’intérêt du malade et son droit fondamental à la santé sont ainsi bafoués par le diktat des experts payés par les lobbies pharmaceutiques et industriels.

On peut juger de l’indépendance de notre politique de santé lorsqu’on consulte la plupart des plaquettes « d’informations », émises par des organismes d’état. Bien trop souvent, on peut lire au dos de ces « publicités », en général en petits caractères, qu’un laboratoire les a financées. Lorsque ces laboratoires n’hésitent pas à publier d’énormes hérésies telles que : « On peut contracter l’hépatite B par la salive, le baiser, le partage d’objets familiers », les pouvoirs publics qui les diffusent deviennent alors les complices de leurs crimes.

Ainsi, à l’intérieur d’une plaquette d’information sur la polyarthrite rhumatoïde publiée par l’Assistance publique a l’usage des médecins, on peut lire : « Ce manuel a été réalisé grâce au partenariat et au soutien de Searle Division Santé de Monsanto ». On se doute bien que Monsanto, grand pollueur de la planète, n’a pas aidé financièrement l’Assistance publique et les hôpitaux de Paris pour l’amour de son prochain. En effet, on apprend, à la suite de cette annonce, que le visiteur médical du groupe pourra informer les patients atteints de cette maladie. Voilà sans aucun doute une information « libre et éclairée ».

Pour en revenir à l’écoute du malade, bien peu de médecins prennent le temps de la pratiquer, soit par ignorance ou par manque d’empathie, soit par manque de temps. Il est évident que les homéopathes, les vrais, pas les simples vendeurs de produits homéopathiques, sont ceux qui la mettent le plus en pratique. Mais, hélas, de trop nombreux homéopathes ignorent ce qu’est véritablement l’homéopathie dont le principal instrument de diagnostic est l’écoute du patient. Il faut donc rester très vigilant quant au choix du praticien et, dans ce domaine, le bouche à oreille fonctionne admirablement. Si un homéopathe vous donne une longue ordonnance et ne vous accorde que quelques minutes d’entretien, fuyez-le. S’il vous laisse parler abondamment et vous pose des questions qui vous semblent sans rapport avec votre souffrance, répondez-lui et faites-lui confiance.

Ces constats nous montrent qu’en médecine moderne nous sommes confrontés à un dogme qui ne doit pas être remis en question. Aussi, cette médecine que les médias et les pouvoirs publics ne cessent de louer n’est ni un art, ni une science, mais une religion.

 

 

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