L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


La colère monte chez les médecins

Publié par Sylvie Simon sur 27 Novembre 2012, 09:48am

Catégories : #Société - Corruption - Dérives- Scandales Sanitaires

4784200776_c05393afae.jpgLa colère monte chez les médecins
 
Le Figaro , Les Echos , Libération , Le Parisien , Le Monde
 
C’est ce que titre Le Figaro sur sa Une. Le journal observe que « le bras de fer se durcit entre le gouvernement et des syndicats de praticiens qui contestent les plafonds chiffrés aux dépassements d’honoraires. Après l’échec des négociations [...] sur la limitation des dépassements d’honoraires, la ministre de la Santé a pris le risque de mettre la pression sur le corps médical. Marisol Touraine a déclaré qu’au terme d’une ultime séance prévue lundi prochain, elle n’hésiterait pas à proposer un texte de loi. Des syndicats de médecins estiment que l’immense majorité des actes est tarifée très en dessous des plafonds ».
« la ministre veut interdire les dépassements représentant 150 % des tarifs remboursables par la Sécu. Soit un plafond de 70 € pour une consultation de spécialistes dont le tarif Sécu est de 28 €. Cette ligne rouge, même si elle n’apparaît pas clairement dans l’accord, cristallise les craintes ». Christian Jeambrun, président du SML, remarque qu’« il est ridicule de fixer un plafond chiffré, nous n’avons pas besoin de ça : l’immense majorité des actes sont tarifés en dessous ». De son côté, Xavier Gouyou-Beauchamps, du groupe Le Bloc, déclare : « On nous demande beaucoup de choses, on ne nous promet rien et, surtout, les complémentaires de santé ne prennent aucun engagement ».
Le Figaro précise néanmoins que « rien n’est figé », Marisol Touraine indiquant que « les discussions vont sans doute se poursuivre dans les heures qui viennent ». Le quotidien observe que « la ministre n’est pas dans une situation confortable. Si elle se doit d’honorer la promesse de François Hollande de limiter les dépassements, elle ne peut pas pour autant se mettre à dos les syndicats de médecins dont elle a besoin pour lancer ses futures réformes. À commencer par la lutte contre les déserts médicaux. Et cela, leurs représentants le savent bien... ».
Le journal publie des témoignages de praticiens, dont Alain Pariente, généraliste à Paris, qui remarque : « Il est impossible de comparer la situation de médecins exerçant à Paris, où le coût d’un local professionnel est très élevé, avec celle de praticiens d’autres régions. Mettre encore une pression économique, c’est prendre le risque de dévaloriser un peu plus une profession qui l’est déjà beaucoup. [...] Il y a une pression majeure de l’administration, des patients et une judiciarisation rampante. Et maintenant on accuse les médecins de vénalité parce qu’ils ne veulent pas subir une perte de pouvoir d’achat par le biais de la réduction des dépassements d’honoraires ! [...] Nous ne sommes pas obsédés par l’argent :il nous arrive souvent de ne faire payer qu’une seule consultation alors qu’on reçoit plusieurs personnes de la même famille ».
Les Echos titre pour sa part : « Tarifs des médecins : une dernière chance lundi ». Le journal s’interroge : les partenaires conventionnels « signeront-ils un accord ? C'est loin d'être certain ». Le quotidien rappelle que « faute d'accord, l'exécutif promet de passer par la loi », et relève que « les réticences des syndicats portent encore sur de nombreux points : la procédure de sanction pour les dépassements excessifs ; la fixation ou non d'une limite chiffrée ; les hausses de tarifs proposées par l'Assurance-maladie (sont-elles réparties équitablement entre les généralistes et les spécialistes ?) ; ou encore l'implication des complémentaires santé, que certains syndicats jugent trop floue ».
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