L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon (1927/2013)

Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


L'académie nationale de Médecine rejoint enfin nos propos.

Publié par Sylvie Simon sur 18 Avril 2013, 17:23pm

Catégories : #Société - Corruption - Dérives- Scandales Sanitaires

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L'académie nationale de Médecine rejoint enfin nos propos. 

 

Cette docte institution semble être la seule parmi les  nombreuses instances médicales qui nous conditionnent à garder un jugement lucide et son bon-sens. En effet, elle vient de rendre public un rapport, intitulé « Améliorer la pertinence des stratégies médicales », dans lequel elle déplore le nombre élevé d’examens médicaux, d’analyses biologiques et de bilans de santé, qu’ils soient thyroïdiens,  hépatiques ou autres, et les « analyses redondantes », proposés « gratuitement » par l'Assurance maladie, et qui sont aussi inutiles que coûteux, mais qu’on impose à environ 600 000 personnes tous les ans. Avec un déficit de 5,9 milliards d'euros, l'assurance maladie doit faire des économies et les actes médicaux sont dans la ligne de mire.

Elle remet ainsi à l’ordre du jour la question du dépistage systématique du cancer du sein et des mammographies qui « peuvent être potentiellement dangereuses », comme nous l’avons si souvent dénoncé, ainsi que les trop fréquents recours à l'imagerie « lourde ».

Elle désapprouve aussi les prescriptions abusives de médicaments, et même d’interventions chirurgicales qui sont réalisées sans discernement.

Le rapport cite une étude très récente, publiée par la Cochrane Library et portant sur 182 880 cas, qui conclut que « cette pratique ne réduit pas la morbidité et la mortalité, ni globalement, ni pour les pathologies cancéreuses, ni pour les maladies cardiovasculaires. »

L'académie regrette en particulier que l'examen clinique minutieux du patient, qui fait partie de la stratégie de sa prise en charge, soit insuffisamment pris en compte, y compristout au long des études médicales.

Elle explique une grande partie de ces excès par le peu de temps consacré au patient, le principe de précaution, la multiplication d'actes pour se couvrir en cas de plaintes, etmet directement en cause la responsabilité du corps médical dans ces dérives.

Il est seulement dommage qu’elle n’ait pas insisté sur la responsabilité des demandes pressantes des « consommateurs de santé », poussés à cette consommation abusive par le trop nombreuses publicités et émission télévisées qui font croire aux malades potentiels qu’une petite pilule palliera les effets néfastes d’une vie et d’une alimentation malsaines.

Cependant, il est encourageant de constater que l’Académie de médecine procède à un nettoyage d’idées reçues qui conditionnent les citoyens pour devenir des malades afin d’aider la société de consommation à progresser, alors que nous n’en avons pas les moyens.

Espérons que cette publication influencera la mentalité de nos services de santé qui prônent la maladie avec une insistance démentielle.

 

 

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