L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon (1927/2013)

Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


interview du Pr Floret, président du Comité Technique des vaccinations du Haut Conseil pour la santé publique

Publié par Sylvie Simon sur 24 Juin 2012, 10:55am

Catégories : #Société - Corruption - Dérives- Scandales Sanitaires

4141281554_2903989c2c.jpgLe 31 mai 2012, le Quotidien du Médecin publiait, sous la plume de Hélia Hakimi-Prévot, une interview du Pr Floret, président du Comité Technique des vaccinations du Haut Conseil pour la santé publique, qui souhaitait démontrer que la vaccination reste un « outil indispensable de prévention, susceptible de traiter, à l’avenir, des pathologies majeures telles que la tuberculose, le sida et certains cancers. »

Et, avec la caution de Floret, le journaliste osait ajouter que cette méthode : « qui a, entre autres, permis d’éradiquer la variole et – quasiment - la poliomyélite, de réduire de 90 %  la mortalité liée à la rougeole en Afrique – ou encore, de diminuer de 90 à 100 % l’incidence des maladies à prévention vaccinale aux Etats-Unis. »

Premier point : la journaliste, qui est censée informer ses lecteurs, donc qui devrait faire attention de ne pas dire n’importe quoi, ne peut ignorer que la variole n’a pas été vaincue par les grandes campagnes de vaccination de masse mais par la recherche active des malades, la surveillance des contacts et leur isolement immédiat s’ils tombaient malades. C’est ce que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) appellera la stratégie de « Surveillance-endiguement ». L’OMS reconnaît que dans certains pays, même lorsque la couverture de vaccination, atteignait 90 %, la maladie continuait à se propager. « Les campagnes d’éradication reposant entièrement ou essentiellement sur la vaccination de masse furent couronnées de succès dans quelques pays mais échouèrent dans la plupart des cas ».

Elle considère qu’il « eut été extrêmement coûteux et logistiquement difficile, sinon impossible, d’atteindre des niveaux beaucoup plus élevés de couverture. Il fallait absolument changer de stratégie ».

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En 1980, le Dr H. Malher, directeur général de l’OMS, proclama l’éradication mondiale de la variole en rappelant l’importance de la stratégie qui ne reposait pas sur la vaccination de masse mais sur la surveillance­endiguement. Il concluait son rapport en ces termes : « En raison du caractère exceptionnel de cette réalisation, il est important que les responsables de la santé publique, les historiens et les générations futures aient accès aux éléments d’appréciation sur lesquels ces conclusions ont été fondées. » Il semble bien que cette recommandation soit passée aux oubliettes, aussi bien pour le grand public que pour les « spécialistes » de la question, dont les médecins.

 Deuxième point, l’éradication de la polio. En 1988, l’Assemblée mondiale de la Santé (WHA) a défini l'éradication de la poliomyélite comme « l’interruption de la transmission du poliovirus sauvage à l’échelle internationale ».

 Il est exact que le virus sauvage a pratiquement disparu,  donc la polio a disparu, mais au fur et à mesure que la polio disparaît une nouvelle maladie, la paralysie flasque aiguë qui est 3 ou 4 fois plus fréquente que celle donnée par le virus sauvage, a fait son apparition. Causée par le virus vaccinal de la polio (vaccine derived polio virus), cette maladie est cliniquement identique à la polio paralysante mais deux fois plus mortelle, et elle démontre magistralement que le remède est pire que le mal.

113183393_014e0f0a13.jpgChaque année, les cas de paralysie flasque aiguë augmentent dans ce pays, et d’après l’OMS, il y aurait eu, en 2009, un total de 50 416 cas dont 752 seulement étaient dus à la polio, et les  docteurs Neetu Vashisht et Jacob Puliyel, du service de Pédiatrie à l’hôpital St Stephens de Delhi, confirment ces constats ignorés du grand public et déclarent à leur tour dans le Indian Journal of Medical Ethics du mois d’avril 2012 que le « bénéfice financier promis depuis longtemps au pays en éradiquant le poliovirus n’arrivera jamais », car cette éradication est impossible. L’OMS affirme que 5 millions d’enfants ont été épargnés de la paralysie et il serait instructif d’apprendre d’où ils tirent de tels chiffres. Selon le Dr Jacob Puliyel, de façon arbitraire, l’OMS a augmenté dix fois ce chiffre sous le prétexte de sous-déclarations, annonçant ainsi 350 000 cas. En 2004, avec le changement de définition, seules les cultures de paralysies positives au virus furent considérées comme des polios et il en resta donc 2 000. Si l’on enlève ces 2 000 cas des 350 000 déclarés, il reste donc 348 000 enfants sauvés de la paralysie cette année-là. Voilà comment on manipule les statistiques.

Les auteurs ont noté qu’en 2011, tandis que l’OMS clamait l’éradication de la polio en Inde, il existait dans ce pays 47 500 cas de paralysie flasque aiguë et que leur nombre augmentait en proportion des doses de vaccin antipolio reçues.

Et lorsque nous aurons plus ou moins remplacé la polio par des maladies iatrogènes aussi graves, plus mortelles, et plus fréquentes, que dira alors Monsieur Floret de ce scandale, qui s’aggrave à chaque campagne vaccinale ?

Idem pour la tuberculose en Afrique qui ne tue pas réellement les enfants mais sert seulement de détonateur chez ceux dont le système immunitaire est très fragilisé par la faim, le manque d’eau potable, et des conditions de vie déplorables. Quant à la France, depuis l’arrêt du BCG, l’incidence de la tuberculose a diminué, mais on pourrait croire que Monsieur Floret l’ignore. Ne lit-il que Le Quotidien du Médecin ?

Ce dernier nous parle aussi d’espoir de vaccins qui n’existent pas encore, contre le paludisme, le sida, la maladie d’Alzheimer ou le sevrage tabagique « qui devraient donner un nouvel essor à la vaccination ».

 « Bien sûr, il y a toujours des opposants à la vaccination, mais ceux-là restent marginaux. Les moyens  actuels de communication  - Internet et réseaux sociaux – multiplient toutefois leur pouvoir de nuisance. C’est en utilisant ces mêmes armes que nous devons restaurer l’image de la vaccination », conclut-il. Pouvoir de nuisance ou de sauve-qui-peut ? Il aura du mal à y parvenir avec des arguments aussi éculés que ceux qu’il avance, car les internautes en ont marre qu’on les prenne pour des imbéciles et qu’on leur raconte n’importe quoi, dont ils peuvent vérifier la fausseté et voir où est situé ce « pouvoir de nuisance » auprès des milliers de victimes et de leurs défenseurs. Ils sont tout aussi capables de vérifier les liens d’intérêt – qui sont très variables d'une année à l'autre - de cet expert parmi les autres, qui oublie de citer les symposiums auxquels il a participé, sponsorisés par Sanofi Pasteur MSD et GSK, ou de ses liens avec des fabricants de vaccins (Abbott, Wyeth - Pfizer). Ce président du Comité Technique de Vaccination, qui donne des avis au Haut Conseil de Santé Publique et membre de l'AFSSAPS, travaille aussi avec l'industrie pharmaceutique au sein du RIPPS (Réseau d'investigation Pédiatrique des produits de santé) où les médecins hospitaliers côtoient des membres du LEEM syndicat des industries pharmaceutiques. Cela vaut bien quelques mensonges.

5193215539_025cfa1328.jpgLes internautes peuvent aussi apprendre que le marché des vaccins est de plus en plus porteur pour les labos et que la croissance du marché mondial est de 11,5 % par an, ce qui le porterait à 52 milliards en 2016. à qui profite le crime ? Sûrement pas aux « importants lobbies antivaccinaux » accusés de tous les maux et de désinformation.

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