L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


Haro sur les pratiques non-conventionnelles

Publié par Sylvie Simon sur 3 Février 2013, 08:29am

Catégories : #Santé- Thérapie- Dépistage- Pharmacopée

 

5847639932_3940388455.jpgHaro sur les pratiques non-conventionnelles

  

 

Les annonces réitérées de scandales qui se succèdent à cause de bandits en cols blancs, citoyens au-dessus de tout soupçon, n’ont jamais freiné les pourfendeurs de pratiques non conventionnelles de persister dans leurs propos diffamatoires sur ces médecines non agrées par les pouvoirs publics. Ainsi, en Belgique, mais le problème est identique en France, les doyens des facultés de médecine recommandent « fermement de mettre fin à tout financement public des pratiques non-conventionnelles », telles que l'ostéopathie, l'homéopathie ou l'acuponcture dont « l'efficacité n'est pas scientifiquement démontrée ». Ces mises en garde ressemblent à s’y méprendre aux déclarations de l’Ordre des médecins qui ne cesse de dénoncer les prétendus dangers de ces thérapies.

 

Dans un communiqué commun, les doyens des facultés de médecine belges soulignent que le rapport du centre d'expertise du KCE (Centre de soins de santé belge) « a bien confirmé l'absence de toute démonstration d'efficacité de ces pratiques à l'exception de quelques domaines particuliers du traitement des maux de dos pour l'ostéopathie ». Nous connaissons par cœur ce discours obsolète.

Les doyens recommandent donc l'obligation d'un diagnostic et d'une indication de traitement par un médecin diplômé avant l'accès à ces praticiens.

« Afin de préserver les deniers publics dans une période de forte restriction où même des traitements médicaux basés sur les preuves voient leur financement raboté, les doyens recommandent fermement de mettre fin à tout financement public de ces pratiques non conventionnelles », concluent les doyens.

Les discours officiels, qu’ils soient belges ou français, vont dans ce sens, alors que l’homéopathie s'installe chaque jour davantage en médecine générale et que les deuxièmes Assises du médecin homéopathe organisées par le Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF) qui se sont tenues le 26 janvier 2013 à l’hôpital Saint-Jacques à Paris ont confirmé l’importance et l’efficience de l’homéopathie dans les stratégies thérapeutiques.

164276645_d345fa2a6d.jpgLes premières conclusions de cette étude signalent l’apparition d’une nouvelle catégorie de médecins : « les médecins mixtes ». Ces praticiens prescrivent de l’homéopathie en complément d’autres prescriptions ou même en prescription principale dans certaines pathologies.

C’est la première étude pharmaco épidémiologique menée en France chez des médecins généralistes. Elle  a concerné 8 559 patients suivis pendant un an par 900 médecins généralistes dont 300 médecins allopathes, 300 généralistes « mixtes » et 300 médecins homéopathes. Les résultats démontrent que ces médecins consultent le même type de patients avec les mêmes pathologies et le même degré de gravité.

 

Sur les trois groupes de pathologies suivies, douleurs musculo-squelettiques, troubles anxio-dépressifs et du sommeil et les infections des voies aériennes supérieures, l’amélioration clinique est comparable, que le traitement prescrit soit allopathique ou homéopathique. Les auteurs notent qu’il n’y a aucune perte de chance chez les patients pris en charge par l’homéopathie et même que l’atout est notable en raison de l’absence d’effet iatrogénique. Les résultats de cette étude feront l’objet prochainement de communications et de publications dans des revues avec comités de lecture,

Le syndicat national des médecins homéopathes français souligne que, « venant après d’autres, cette étude d’une ampleur et d’une durée inégalées, confirme l’efficience de l’homéopathie et la légitimité de sa place dans le système de santé ». Tout cela va à l’encontre de la position de l’Ordre des médecins, très influencé par la Miviludes qui considère l’homéopathie comme une « patamédecine » et les médecins qui la conseillent de « Dérapeuthes », des doyens de facultés de médecine, et autres instances de santé qui persistent à crier sur les toits la non efficacité de l’homéopathie, de l’ostéopathie et de  l’acupuncture.

Les milliers de médecins homéopathes français et leurs  millions de patients – surtout les patients car les médecins ont souvent de gros problèmes avec leur Ordre lorsqu’ils disent ce qu’ils pensent - doivent dénoncer cet obscurantisme scientifique et souhaiter que l’ensemble des médecins français reçoivent une formation universitaire en homéopathie afin d’en faire bénéficier l’ensemble des patients mais aussi la collectivité par les gains réalisables, « tant en termes économiques qu’en termes de santé publique », conclut le communiqué du Syndicat national des médecins homéopathes français.  

 

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