L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


Communiqué De Presse du GIET sur le rapport de l'ANSES

Publié par GIET sur 1 Avril 2011, 11:49am

Catégories : #Info - Désinfo - Alerte Danger

1574R-010059Pseudo-science et OGM: l'AESA (EFSA) définitivement épinglée grâce à l'expertise de l'ANSES

 

La Commission Européenne et l'AESA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) ne cessent de clamer partout que leurs décisions et avis s'appuient sur de la Vraie Science et uniquement cela. Outre le fait que, sauf en technocratie, la science, même bien faite, ne saurait à elle seule justifier des décisions politiques, il apparaît enfin, grâce au rapport de l'ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) que ces appels à l'argument d'autorité scientifique ne sont que des incantations.

Dès juin 2008, le GIET (Groupe International d'études Transdisciplinaires), appuyé par France Nature Environnement, dénonçait les conclusions de l'AESA, notamment sur le maïs MON810, comme allant au delà de ce que permettaient les données. Plusieurs députés européens et le ministère de l'écologie français demandaient alors à la Commission Européenne de justifier les avis rendus en fournissant les valeurs des puissances des tests statistiques utilisés (un test de puissance insuffisant étant, en fait, ininterprétable).

Saisie de cette question par la Commission Européenne, l'AESA a, par deux fois, refusé de fournir ces résultats, en répondant à côté de la question. A l'occasion de ce scandale soulevé par les associations, l'ANSES s'est saisie du problème et a étudié la validité des tests statistiques concernant les dossiers d'OGM: AUCUN calcul de puissance n'est jamais fourni et, pour le MON810, les calculs faits par l'ANSES montrent que 80 % des effets étudiés ont une puissance insuffisante !

Coup de grâce pour l'AESA, l'ANSES précise: « les conclusions des études utilisant le terme “d'équivalence entre les deux régimes” devront être justifiés par des tests d'équivalence ». Or, les tests d'équivalence n'ont été fournis par les pétitionnaires pour aucun dossier et n'ont pas été fournis non plus par l'AESA, qui conclue pourtant à l'équivalence des régimes.

Les calculs faits par l'ANSES sur le MON810 montrent que: « l'hypothèse nulle de non équivalence n'est jamais rejetée », ce qui veut dire que dans aucun des cas on ne peut exclure l'effet toxique de l'OGM...

Les conclusions des avis de l'AESA affirmant que les OGM étudiés sont aussi nutritifs et aussi sains que leur contrepartie non OGM n'ont par conséquent aucune base scientifique recevable et s'apparentent à la lecture de l'avenir dans les intestins de poulet.

On peut, plus globalement, s'interroger sur l'utilisation de l'argument d'autorité scientifique par la Commission Européenne dans ces conditions, surtout quand on voit que l'appel d'offre pour la nième étude sur la coexistence est écrit de manière à ce que les études apportent les réponses souhaitées par la Commission. Rien que de la bonne science !

Selon le Dr Frédéric Jacquemart, président du GIET et co-pilote de la mission biotechnologies de FNE « il est grand temps de remettre à plat tout le système européen d'évaluation et d'autorisation des OGM et d'inclure enfin la société civile à tous les échelons de ces procédures ».

 

  

Il faut savoir que le GIET est une association culturelle créée en 1996, qui a pour vocation de réfléchir sur la nature de la science et à développer la transdisciplinarité. Il est actuellement présent en Belgique, Allemagne, états-Unis et en France. Il est constitué très majoritairement de chercheurs et n'a aucun engagement politique.

Comment l’AESA, plusieurs fois saisie de cette question, peut-elle, en pleine connaissance de cause, affirmer l’innocuité du MON810, alors même que les données scientifiques ne permettent pas une telle conclusion, la puissance des tests étant insuffisante et que, dans le même temps, la même AESA souligne la nécessité de disposer de tests d’une puissance suffisante pour être scientifiquement recevables.

France Nature Environnement demande qu’une enquête soit diligentée, afin d’éclaircir les liens qui, manifestement, existent entre l’AESA et la firme Monsanto.

 

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