L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon (1927/2013)

Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


Autisme et vaccination

Publié par Sylvie Simon sur 12 Novembre 2010, 17:11pm

Catégories : #Livres et Préface

 

autismeAutisme et vaccination

Responsablemais pas coupable

 

 

 

 

PRÉFACE de René Olivier Immunologiste et psychothérapeute

 

 

« L’éthique c’est la reconnaissance de notre responsabilité envers tout ce qui vit. »

 

Albert SCHWEITZER

 

Une notion oubliée : le bon sens

Le bon sens, c’est quand le pilote d’un avion voit que ses outils de navigation automatique ont une défaillance et qu’il reprend en main le manche à balai pour sauver la vie de ses passagers. Le bon sens, c’est quand on voit l’erreur ou la souffrance et qu’on essaye d’y pallier par des moyens issus de l’observation, de la pratique et de l’intuition, alors que les approches mécanistes ne sont plus ou n’ont jamais été à même de résoudre les problèmes.

Bertrand Russell, humaniste, prix Nobel de littérature, mathématicien et philosophe dit : « Le bon sens, quoi qu’il fasse, ne peut manquer de se laisser surprendre à l’occasion. Le but de la science est de lui épargner cette surprise et de créer des processus mentaux qui devront être en étroit accord avec le fonctionnement du monde extérieur, de façon à éviter, en tout cas, l’imprévu ». Quel est le « monde extérieur » cité par Russell ? Quel est « l’imprévu à éviter » ? La science n’affirme rien de ce qu’elle ne connaît pas, dit-on en milieu scientifique, et ne prétend pas tout expliquer. Pourtant, souvent dans la bouche des non-scientifiques, médecins, industriels ou dirigeants politiques, elle affirme avec « pertinence » des connaissances extraites d’un contexte expérimental réduit avec bien sûr la caution de ceux qui, légitimement fiers, ont réussi leurs expérimentations. On en fait des exemples et l’on applique les systèmes ainsi conceptualisés à des contextes aussi complexes que les organes d’un être vivant, ou des biotopes.

 

Quel scientifique n’a pas mis au panier les résultats négatifs d’une expérimentation, considérant que celle-ci n’avait pas marché puisque les résultats obtenus n’étaient pas ceux escomptés ou parce qu’en cours d’expérimentation, un impondérable s’était produit ? Souvent, au bout de nombreuses expérimentations, le scientifique s’aperçoit que des paramètres ont été oubliés sur le chemin et qu’il faut les reprendre en fonction de ces nouvelles connaissances. Néanmoins, rares sont les cas où l’on reprend à la base des concepts déjà appliqués dans des industries pharmaceutiques et les services cliniques pendant de nombreuses années.

Quel scientifique ne s’est pas basé sur des études statistiques pour valider ses résultats, testant tour à tour tous les modèles statistiques élaborés par des mathématiciens pour en trouver un qui donne enfin une caution à son travail ? Les comités d’éthique eux-mêmes usent des statistiques et des critères d’inclusion et d’exclusion pour réduire au maximum les champs d’application d’un concept scientifique dans le domaine médical. Il en est d’ailleurs de même dans nos sociétés où la notion de Vivant et celle de santé publique ont complètement échappé aux organes directeurs. Ces notions sont la plupart du temps oubliées, devenues quasi-ésotériques dans des systèmes politiques et économiques avant tout. Depuis plusieurs siècles, la mondialisation s’est progressivement installée, légitime et incontournable développement du monde humain, mais mettant en avant les enjeux économiques et politiques et oubliant que la terre est vivante et que les hommes sont des êtres biologiques. À quand la « consilience » exhumée en 1998 dans un contexte scientifico-culturel par le biologiste Edward Osborne Wilson, et évoquée par James Lovelock dans son excellent ouvrage de 2007 La Revanche de Gaia ? Pour l’instant, les ouvriers de cette « consilience » du XXIe siècle sont des gens comme Sylvie Simon, James Lovelock, Philippe Desbrosses et beaucoup d’autres qui montrent le système et proposent des réflexions critiques. Les « processus mentaux créés par la science » de Russell ont amené l’homme « moderne » à perdre la peur de son environnement et à oublier sa responsabilité, confiant qu’il est dans le système institutionnel qui gère sa vie.

 

Espérons que demain, cette consilience entre Vivant et Mondialisation permettra la prise de conscience des institutions pour assurer une approche transdisciplinaire de la santé publique.

De nos jours, les efforts de recherche pour améliorer les conditions de vie dans notre société ne sont faits principalement que dans une approche mono-disciplinaire et unidirectionnelle, alors que depuis de nombreuses années, de manière expérimentale uniquement, les approches multidisciplinaires et interdisciplinaires ont prouvé leur efficacité. Par exemple, d’importants développements technologiques ont été réalisés expérimentalement en biologie durant les dernières années. Il a été démontré par la publication de nombreux travaux que les champs d’activités pour ces développements sont étonnamment interdépendants. Ces recherches ont par exemple montré le besoin de combiner les approches développées par les chercheurs des domaines médicaux (biologie, médecine, épidémiologie, etc.) et celles développées par les chercheurs d’autres disciplines (chimie, physique mais aussi économie, politique, sociologie, psychologie, anthropologie, éthique, démographie, etc.).

Comment les médecins hospitaliers aborderaient-ils la nature humaine et la complexité d’un être biologique, comment les scientifiques pourraient-ils être des chercheurs ouverts, alors qu’on les a aiguillés dans un système cloisonné, chargés qu’ils sont d’informations stériles et unidirectionnelles ? Erwin Chargaff qui découvrit la structure de l’ADN dit dans son Feu d’Héraclite : « Les Sciences sont un domaine retranché, privé, hermétique. Quand on s’y trouve, on oublie qu’il existe un monde extérieur. » En France, à la fin du XVIII° siècle, des « savants » comme Monge ou Berthollet furent chargés de créer des structures pluridisciplinaires (l’École Polytechnique, les Écoles Normales Supérieures) pour former des ingénieurs qu’on appela ensuite des chercheurs. La formation des scientifiques a perdu cette approche pluridisciplinaire du fait de l’accumulation de l’information scientifique. Depuis, on a même fait des ingénieurs, des techniciens « mono-taches » sur des plateaux techniques. Rares sont les chercheurs qui ne travaillent pas exclusivement sur un domaine très restreint comme, par exemple, « la fonction physicochimique d’un radical d’une molécule élaborée par génie génétique » qui aura peut-être une chance d’avoir un intérêt d’application dans 1 000 ans, si on s’intéresse encore aux molécules de synthèse. Les médecins hospitaliers eux-mêmes sont devenus des techniciens hyperspécialisés, retenus dans une formation dogmatique et archaïque. Où sont les Thérapeutes soucieux du devenir de leurs patients, tels que décrits par Philon d’Alexandrie ? Ils n’approchent que très ponctuellement leurs patients que seules les infirmières connaissent vraiment. Peu d’entre eux ont le temps de se consacrer à une formation leur permettant de s’intégrer de manière dynamique dans les projets de recherche clinique. Peut-être faut-il réapprendre aux hommes de science et de médecine à travailler ensemble et réorganiser leurs modes d’activités.

Il y a quelques années, j’organisais avec Catherine Pasquier, Directeur de Recherche au CNRS, une conférence pluridisciplinaire sur le stress oxydant, un thème intéressant la quasi-totalité des processus biologiques ou pathologiques. Cette conférence, qui eut beaucoup de succès, faisant intervenir médecins, biologistes, chimistes, physiciens, nutritionnistes et autres spécialistes, m’amena à comprendre l’isolement dramatique dans lequel travaille chaque discipline scientifique ou médicale. Nombreux furent les intervenants et les auditeurs qui revinrent vers nous à la fin de la conférence, étonnés que d’autres chercheurs d’autres disciplines travaillent sur des thématiques aussi proches des leurs.

Un défaut de notre monde moderne est de s’endormir sur ses connaissances. Pourtant nombreux sont les grands scientifiques, les philosophes et les guides spirituels qui ont enseigné à leurs pairs la remise en question de leurs connaissances et de leur savoir-faire. Ces derniers néanmoins préfèrent se rassurer en ressassant des notions qui entrent dans le moule des acquis.

Sylvie Simon aborde dans cet ouvrage la part de recherche clinique que la plupart des scientifiques et médecins-chercheurs ne voient jamais. Le développement de concepts moléculaires thérapeutiques ou de prévention est produit en laboratoire ; les molécules sont testées sur des cultures cellulaires, sur des animaux et dans le « meilleur des cas » chez l’homme en recherchant un impact positif sur un système physiologique, dans le cas concerné par cet ouvrage, le système immunitaire.

L’impact négatif, qu’on nomme « effets secondaires », est généralement étudié sur le champ restreint de l’activité supposée des produits pharmaceutiques, comme si le fait d’introduire un produit dans le corps signifiait qu’il était canalisé strictement vers le système physiologique à influencer ou à protéger. Connaissant le cloisonnement qui caractérise le monde de la recherche et du développement pharmaceutique, on peut aisément comprendre la démarche intellectuelle qui conduit à l’attitude prise pour la définition des « effets secondaires ». Ces effets secondaires sont également suivis sur des critères classiques de médecine générale tels qu’on peut les voir dans les fiches techniques des médicaments ou dans le Vidal. Ils le sont exceptionnellement dans d’autres disciplines spécialisées que celle concernée par le produit développé.

Il est à regretter que des projets de recherche « écologiques », probablement moins « rutilant »» que l’élaboration classique de produits pharmaceutiques, ne soient pas développés dans l’esprit du fameux « principe de précaution » qui est toujours et malheureusement appliqué dans une démarche préliminaire réductrice et aveugle, plutôt que dans la construction sur un mode pluridisciplinaire d’un modèle de recherche permettant l’anticipation d’effets secondaires.

Seuls les cliniciens de terrain sont confrontés sur un long terme à des phénomènes physiopathologiques secondaires. Seulement et souvent après de nombreuses années sont mis en exergue les effets iatrogènes des produits pharmaceutiques, bien après que les laboratoires qui ont développé ces produits aient changé complètement d’activité. Dans ce contexte, les laboratoires pharmaceutiques ne sont économiquement pas capables de relancer des structures de recherche permettant l’étude a posteriori des effets secondaires des produits pharmaceutiques. Les laboratoires devraient s’astreindre à garder une structure de suivi de l’impact des produits mis sur le marché, avec un budget correspondant.

Les approches anticipatrices font partie d’une médecine de prévention qui est encore peu développée et encore moins de manière transdisciplinaire. Sylvie Simon met en évidence des lacunes qui devraient être comblées par les institutions et les laboratoires pharmaceutiques qui développent les outils thérapeutiques ou vaccinaux.

Sylvie Simon aurait pu être une bonne scientifique, car elle a le sens de l’observation avant tout, de l’analyse et de la synthèse. Elle aurait pu être un bon chercheur car elle aborde avec passion les thèmes qu’elle décrit et qu’elle développe. Contrairement à beaucoup de scientifiques, elle n’échafaude pas de théorie alambiquée. Dans un esprit de bon sens, elle rassemble, après de nombreuses années d’observation critique du monde médical, scientifique et industriel, des notions, des résultats et des observations que les scientifiques, médecins et industriels eux-mêmes ne peuvent réunir dans l’univers hyper-spécialisé où ils évoluent. Elle aurait pu être un bon médecin car elle a le bon sens et celui de l’humanité. Les scientifiques et les médecins qui liront cet ouvrage lui pardonneront, dans la traduction ou la compréhension des incongruités scientifiques et médicales, le langage du « néophyte » qui a eu le mérite de se poser des questions sur un aussi vaste et grave sujet. J’ai souvent vu ses ouvrages sur les bureaux et sur les rayons des bibliothèques de médecins et de scientifiques de haut niveau, ce qui laisse espérer qu’un jour en France, son message passe et que sa démarche fasse école dans un esprit d’ouverture et de bon sens.

René Olivier

 

Argumentaire

 

 

L’autisme est devenu la nouvelle épidémie du siècle, mais les pouvoirs publics prétendent que son origine est génétique. Comment une maladie génétique peut-elle s’être multipliée par 12 en dix ans dans les pays développés, soit environ un cas sur 150 naissances ?

Cette croissance ne peut, non plus, être due à de mauvais diagnostics dans le passé, comme le prétendent certains, car, dans ce cas, où sont à présent les autistes de plus de vingt ans ? 

L’autisme touche sans doute ceux qui ont des prédispositions génétiques, mais, pour se développer, la maladie a besoin d’un détonateur, et les vaccins peuvent jouer ce rôle dans l’explosion la maladie.

L’idée d’associer autisme et vaccins demeure encore impopulaire, cependant cette hypothèse gagne du terrain car environ 50 % des parents d’autistes signalent que le comportement de leur enfant a changé tout de suite après la vaccination.

Sylvie Simon a mené une enquête auprès de très nombreux médecins, virologistes et immunologistes internationaux qui sont certains que de nombreux cas relèvent essentiellement de la vaccination intensive des enfants et que cela va empirer lorsque les centaines de milliers d’enfants deviendront adultes.

Cet ouvrage s’adresse aux mères qui veulent confronter les bienfaits des vaccins à leurs méfaits, notamment l’autisme.

Il s’adresse également aux mères dont les enfants sont déjà autistes et démontre que l’autisme n’est pas une condamnation sans appel, et qu’il est possible d’améliorer et même de guérir ces enfants.

 

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