L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Révéler la désinformation et les mensonges en matière de santé et d'environnement et éveiller les consciences


AREVA continue de dissimuler les contaminations liées aux mines d'uranium

Publié par Corinne CASTANIER sur 11 Juillet 2012, 15:16pm

Catégories : #Nucléaire-Radioactivité

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Communiqué de l'Association CRIIRAD  [mailto:asso@criirad.org] 
AREVA continue de dissimuler les contaminations liées aux mines d'uranium
 
Bonjour, 
 
Au cours des dernières semaines, notre association a travaillé sur le dossier des anciens sites d'extraction et de traitement du minerai d'uranium du Puy-de-Dôme. 
 
Plus précisément, nous avons analysé le bilan environnemental établi par AREVA à la demande de la Préfecture. En France, l'essentiel du contrôle est en effet confié à l'exploitant. D'après l'Administration, c'est lui qui est le mieux placé pour contrôler les sites qu'il a exploités et qu'il connaît bien. 
 
Le conflit d'intérêt est manifeste mais il ne paraît pas poser de problème aux autorités. Dès lors, il n'est pas étonnant que les conclusions auxquelles parvient AREVA divergent quelque peu de celles de notre laboratoire. 
 
Prenons un exemple éloquent. 
 
A moins de 2 mois d'intervalle, la CRIIRAD, puis AREVA ont procédé à un prélèvement de sédiment dans le fossé qui collecte les eaux d'exhaure et de drainage du site minier de Roffin. 
 
Conclusion d'AREVA = RAS : les niveaux d'activité du sédiment sont tout à fait comparables  au niveau naturel de la région.
 
Conclusion de la CRIIRAD = contamination indiscutable : avec une activité massique totale  proche de 300 000 Bq/kg, le sédiment s'apparente à du déchet radioactif nécessitant la mise en oeuvre de dispositions spécifiques. Les résultats chiffrés des 2 laboratoires sont présentés dans le schéma ci-dessous.
 
  
Si vous  avez  du temps et du courage (les documents sont un peu longs et pas forcément très explicites), vous pouvez lire le courrier que nous avons adressé au Préfet du Puy-de-Dôme pour demander des contre-expertises et des améliorations dans la surveillance et la gestion des sites, ainsi que dans le respect du droit à l'information. Vous pouvez, sinon, vous contenter du communiqué ci-dessous.
Nous vous tiendrons, dans tous les cas, informés des réponses que nous recevrons des autorités.   
 
Très amicalement à tous
Pour la CRIIRAD
Corinne CASTANIER
 
Lire : 1/ la lettre adressée au Préfet du Puy-de-Dôme ; 2/ l’annexe de 6 pages 

 
Mines d’uranium du Puy-de-Dôme

UN HÉRITAGE RADIOACTIF ENCOMBRANT que l’exploitant ne doit pas laisser à la charge de la population

 

Par arrêté en date du 13 avril 2010, le préfet du Puy-de-Dôme a prescrit à AREVA NC la réalisation d’un bilan environnemental complet sur les anciens sites d’extraction et de traitement du minerai d’uranium du département.

La CRIIRAD a obtenu communication de ce document en avril dernier et a procédé à son analyse critique. S’appuyant sur cette analyse et sur les résultats de la mission exploratoire effectuée en avril 2010 par son laboratoire, elle dénonce, preuves à l’appui, les nombreuses erreurs et lacunes du rapport remis par AREVA.

Dans le courrier qu’elle vient d’adresser au Préfet du département, M. Lamy, elle demande la réalisation d’inspections destinées à établir l’état radiologique réel des sites et l’instauration d’un cadre réglementaire à la hauteur des enjeux environnementaux et sanitaires. Les dispositions actuelles – obsolètes, lacunaires et incohérentes – ne permettent pas l’évaluation correcte de l’impact des sites et n’offrent aucune garantie quant à leur devenir.

Il est indispensable de revoir les conditions de stockage des 30 000 tonnes de résidus radioactifs de Roffin : la création de cette installation classée s’est effectuée, en 1985, sans étude d’impact ni enquête publique. Aucune des barrières requises pour le confinement des déchets n’a été mise en place.   

 

 

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