L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon  (1927/2013)

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Monsanto est au courant du lien entre glyphosate et cancer depuis 35 ans

Publié par L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon sur 5 Mai 2015, 12:51pm

Catégories : #OGM- Monsanto- Pesticides

Monsanto est au courant du lien entre glyphosate et cancer depuis 35 ans

Monsanto est au courant du lien entre glyphosate et cancer depuis 35 ans

Source originale :  GM-Free
Source : Arrêt sur Info

Selon des preuves mises à jour par des archives de l’EPA (Environmental Protection Agency, agence de protection de l’environnement) aux États-Unis, il apparaît que Monsanto était pleinement conscient, dès 1981, que le glyphosate est susceptible de causer des cancers chez les mammifères.

Récemment, l’agence internationale pour la recherche contre le cancer (IARC) de l’OMS a publié un communiqué dans lequel le glyphosate (le principal composant de l’herbicide Roundup) est classé comme « carcinogène probable » pour l’être humain, et dont la génotoxicité pour les animaux était « suffisamment démontrée »

 

(1). Cette annonce de changement vers une toxicité de classe 2A a donné lieu à une vaste couverture médiatique à l’échelle mondiale, obligeant Monsanto à passer immédiatement en mode défensif, afin de limiter les dégâts. La corporation a demandé le retrait du rapport, alors qu’il n’avait même pas été publié! Comme c’était à prévoir, l’équipe industrielle travaillant sur le glyphosate a réagi avec fureur (2). Cette équipe de travail a aussi sponsorisé un article de « réfutation » (3) par un groupe d’auteurs fortement liés à l’industrie de la biotechnologie; mais en raison du manifeste point de vue subjectif de ce document (qui suggère que le glyphosate n’a aucun potentiel carcinogène pour les humains), il est ignoré en attendant qu’une équipe de chercheurs indépendants l’examine (4).

Alors que Monsanto continue de prétendre que le Roundup et le glyphosate sont inoffensifs (5) si utilisés selon les instructions, en dépit des preuves du contraire qui s’accumulent, nous avons entrepris une recherche à travers les archives de l’agence pour la protection environnementale (EPA) afin de découvrir ce que l’on savait du glyphosate au moment de son enregistrement initial. Ceci à la suite d’enquêtes menées par Sustainable Pulse qui soulignaient un changement soudain en 1991 dans le point de vue de l’EPA sur la toxicité. Ce qui a été découvert était très parlant. Il y a eu de nombreuses expériences sur animaux (des rats, des souris et des chiens) afin de tester la toxicité aiguë et chronique du glyphosate sur la période 1978–1986, conduites par des laboratoires comme Bio/dynamics Inc pour Monsanto puis soumises à l’examen de l’EPA. Deux de ces rapports étudient la reproduction de rats sur trois générations (6) (7), et un autre s’intitule « étude de l’alimentation à vie des rats avec du glyphosate » (8); mais comme toutes les autres anciennes études elles étaient et sont toujours considérées comme des secrets commerciaux et ne sont pas librement accessibles pour un examen indépendant. Ceci suggère que ces études contiennent des données que Monsanto ne souhaite pas voir examinées par des experts en toxicologie. Il est également très inquiétant que l’EPA ait régulièrement accepté les requêtes de confidentialité de Monsanto, pour des motifs plus que douteux.

Cependant, des mémos archivés et accessibles de l’EPA du début des années 1980 donnent quelques indications sur ce que contiennent les études sur les rats (9). Bien que ces études précèdent l’adoption de règles internationales et de standards de bonnes pratiques en laboratoire (GLP) elles suggèrent que les rats ont subi des lésions rénales significatives dans l’étude sur trois générations – l’incidence de la dilatation tubulaire dans les reins était plus élevée dans tous les groupes de rats traités, quand on compare au groupe témoin. La dilatation tubulaire et la néphrose étaient aussi accompagnées de fibroses interstitielles dans tous les groupes tests et dans certains intestins les chercheurs ont retrouvé de la matière amorphe et des débris cellulaires. Moins d’un tiers des rats témoins présentait des signes de dilatation tubulaire. Dans les résultats de l’étude sur les rats, les changements de la muqueuse vésicale sont significatifs parce que les métabolites, concentrées dans les reins, ont mené à l’hyperplasie qui peut être considérée comme une étape très précoce et condition indispensable à l’initiation de tumeurs. L’EPA était inquiète en 1981 que ces indications soient sinistres, et a d’abord refusé de publier un NOEL (No Observed adverse Effect Level – « sans effet nocif observé ») – elle a exigé de plus amples informations et des recherches additionnelles. Dans son addendum de 1982, Monsanto présente des preuves qui minimisent les effets et brouillent les données – et sur cette base l’EPA accepte la toxicité peu probable du glyphosate. Mais Monsanto savait que l’examen des données de ces études pourrait potentiellement menacer ses ambitions commerciales, et a par conséquent exigé que les documents de recherche concernés soient retenus et traités comme des secrets commerciaux. Par conséquent, Il n’y a pas eu de réel examen indépendant. Monsanto et l’EPA se sont concertés afin de garder ces documents à l’abri d’une expertise impartiale, en dépit des preuves irréfutables des dommages occasionnés. (Il est évident que l’EPA pensait aux effets carcinogènes – elle savait en 1981 que le glyphosate causait des croissances tumorigènes et des maladies rénales mais a qualifié ces découvertes de « mystères » afin d’appliquer le NOEL — « sans effet nocif observé » — pour ce produit chimique et d’autoriser sa mise en place sur le marché). suite de l'article

NOTES Original en anglais

(1)  Carcinogenicity of tetrachlorvinphos, parathion, malathion, diazinon, and glyphosate (2015)
Kathryn Z Guyton, Dana Loomis, Yann Grosse, Fatiha El Ghissassi, Lamia Benbrahim-Tallaa, Neela Guha, Chiara Scoccianti, Heidi Mattock, Kurt Straif,  on behalf of the International Agency for Research on Cancer Monograph Working Group, IARC, Lyon, France
Lancet Oncol 2015.  Published Online March 20, 2015 http://dx.doi.org/10.1016/ S1470-2045(15)70134-8
International Agency for Research on Cancer 16 Volume 112: Some organophosphate insecticides and herbicides: tetrachlorvinphos, parathion, malathion, diazinon and glyphosate. IARC Working Group. Lyon; 3–10 March 2015. IARC Monogr Eval Carcinog Risk Chem Hum (in press).

(2)  Monsanto seeks retraction for report linking herbicide to cancer
By Carey Gillam, Reuters
http://www.reuters.com/article/2015/03/24/us-monsanto-herbicide-idUSKBN0MK2GF20150324
The response by the pesticide industry association, the Glyphosate Task Force, is here:
http://www.wmcactionnews5.com/story/28574811/statement-of-the-gtf-on-the-recent-iarc-decision-concerning-glyphosate

(3)  Helmut Greim, David Saltmiras, Volker Mostert, and Christian Strupp (2015)  REVIEW ARTICLE:  Evaluation of carcinogenic potential of the herbicide glyphosate, drawing on tumor incidence data from fourteen chronic/carcinogenicity rodent studies. Crit Rev Toxicol, 2015; Early Online: 1–24  DOI: 10.3109/10408444.2014.1003423

(4)  Not only is this paper written by authors who have strong industry links, but the 14 carcinogenicity studies assessed are carefully selected industry studies which have not been peer-reviewed and published in mainstream scientific journals.  All of the studies were conducted for clients (like Monsanto) who would have experienced gigantic commercial repercussions if anything "inconvenient" had been reported upon, with glyphosate already in use across the world.  Therefore the possibility of fraud and data manipulation cannot be ruled out.  The 14 studies are all secret, and cannot be examined by independent toxicology experts.  The fact that the review article in question reproduces (as online supplementary material) a series of tables and data sets is immaterial, since the data are useless in the absence of clear explanations of the laboratory protocols and practices of the research teams involved.

(5)  http://www.monsanto.com/glyphosate/pages/is-glyphosate-safe.aspx

(6)  "A Three-Generation Reproduction Study in Rats with Glyphosate" (Final Report; Bio/dynamics Project No. 77-2063; March 31, 1981)  -- submitted by Monsanto to EPA

(7)  "Addendum to Pathology Report for a Three-Generation Reproduction Study in Rats with Glyphosate.  R.D. 
#374; Special Report MSL-1724; July 6, 1982" EPA Registration No 524-308, Action Code 401. Accession No 247793.  CASWELL#661A" -- submitted by Monsanto to EPA

(8)  "A Lifetime Feeding Study Of Glyphosate In Rats"  (Report by GR Lankas and GK Hogan from Bio/dynamics for Monsanto.  Project #77-2062, 1981:  MRID 00093879) -- submitted by Monsanto to EPA
and Addendum Report  #77-2063

(9)  Archived EPA memos from 1982 and 1986:
http://www.epa.gov/pesticides/chemicalsearch/chemical/foia/cleared-reviews/reviews/103601/103601-135.pdf
http://www.epa.gov/pesticides/chemicalsearch/chemical/foia/cleared-reviews/reviews/103601/103601-210.pdf

The 1991 EPA Memo is accessible via:
http://sustainablepulse.com/2015/03/26/who-glyphosate-report-ends-thirty-year-cancer-cover-up/#.VSVPZ2Z3bJk

(10)  Knezevich, AL and Hogan, GK (1983) "A Chronic Feeding study of Glyphosate (Roundup Technical) in Mice".  Project No 77-2061. Bio/dynamics Inc for Monsanto.  Accession No 
#251007-251014  -- document not available but cited in EPA 1986 Memo.
Follow-up study:  McConnel, R. "A chronic feeding study of glyphosate (Roundup technical) in mice: pathology report on additional kidney sections". Unpublished project no. 77-2061A, 1985, submitted to EPA by BioDynamics, Inc. 

(11)  Glyphosate was first registered for use by the United States Environmental Protection Agency (U.S. EPA) in 1974, and after various reviews reregistration was completed in 1993.
Glyphosate (CASRN 1071-83-6)
Classification — D (not classifiable as to human carcinogenicity)
Basis — Inadequate evidence for oncogenicity in animals. Glyphosate was originally classified as C, possible human carcinogen, on the basis of increased incidence of renal tumors in mice. Following independent review of the slides the classification was changed to D on the basis of a lack of statistical significance and uncertainty as to a treatment-related effect.
http://www.epa.gov/iris/subst/0057.htm
http://sustainablepulse.com/2015/03/26/who-glyphosate-report-ends-thirty-year-cancer-cover-up/
npic.orst.edu/factsheets/glyphotech.pdf

(12)  Monsanto Company. 1981a. MRID No. 0081674, 00105995. Available from EPA. Write to FOI, EPA, Washington, DC 20460.
Monsanto Company. 1981b. MRID No. 00093879. Available from EPA. Write to FOI, EPA, Washington, DC 20460.
Monsanto Company. 1985. MRID No. 00153374. Available from EPA. Write to FOI, EPA, Washington, DC 20460.
Monsanto Company. 1980a. MRID No. 00046362. Available from EPA. Write to FOI, EPA, Washington, DC 20460.
Monsanto Company. 1980b. MRID No. 00046363. Available from EPA. Write to FOI, EPA, Washington, DC 20460.

(13)  http://www.i-sis.org.uk/Scandal_of_Glyphosate_Reassessment_in_Europe.php
http://permaculturenews.org/2012/11/01/why-glyphosate-should-be-banned-a-review-of-its-hazards-to-health-and-the-environment/
Key studies showing toxic effects of glyphosate and Roundup.  Ch 4 in GMO Myths and Truths
http://earthopensource.org/earth-open-source-reports/gmo-myths-and-truths-2nd-edition/
Antoniou, M. et al. Teratogenic Effects of Glyphosate-Based Herbicides: Divergence of Regulatory Decisions from Scientific Evidence J Environ Anal Toxicol 2012, S:4 
http://dx.doi.org/10.4172/2161-0525.S4-006
http://www.earthopensource.org/files/pdfs/Roundup-and-birth-defects/RoundupandBirthDefectsv5.pdf

(14)  That having been said, Monsanto has allowed access to selected later reports to selected researchers (Greim et al, 2015).  It is still uncertain whether these selected reports are available in full, for detailed independent scrutiny -- even though there can now be no possible justification for "trade secret" designation, following the lapse of the US glyphosate patent in 2000.

(15)  http://sustainablepulse.com/2015/03/26/who-glyphosate-report-ends-thirty-year-cancer-cover-up/
In 1985 the carcinogenic potential of glyphosate was first considered by an EPA panel, called the Toxicology Branch Ad Hoc Committee. The Committee then classified glyphosate as a Class C Carcinogen on the basis of its carcinogenic potential.  This classification was changed by the EPA in 1991 to a Class E category on the basis of “evidence of non-carcinogenicity for humans”.  Mysteriously this change in glyphosate’s classification occurred during the same period that Monsanto was developing its first Roundup-Ready (glyphosate-resistant) GM Crops.  Not for the first time, commercial considerations were allowed to trump public health concerns.
The EPA scale of cancer-forming potential of substances:
Group A: Carcinogenic to humans
Group B: Likely to be carcinogenic to humans
Group C: Suggestive evidence of carcinogenic potential
Group D: Inadequate information to assess carcinogenic potential
Group E: Not likely to be carcinogenic to humans

(16)  Wikipedia 2012:  Internal EPA Memos Document Fraud
1983 EPA Scientist on EPA's public stance: “Our viewpoint is one of protecting the public health when we see suspicious data.” Unfortunately, EPA has not taken that conservative viewpoint in its assessment of glyphosate’s cancer causing potential.”
“There are no studies available to NCAP evaluating the carcinogenicity of Roundup or other glyphosate-containing products.  Without such tests, the carcinogenicity of glyphosate-containing products is unknown.”
“Tests done on glyphosate to meet registration requirements have been associated with fraudulent practices.”
“Countless deaths of rats & mice are not reported.”
“Data tables have been fabricated”
“There is a routine falsification of data”

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